Homo sapiens, dégradé en homo economicus, ne mérite guère son nom de « sage », ni même de « savant ».
Depuis deux cent mille ans, il compromet partout où il passe la vie dans sa fragile et merveilleuse diversité.
Même ses cousins, les Néandertaliens furent ses victimes quand ils ne furent pas ses partenaires sexuels, puisque notre ADN comporte des gènes de cette espèce.
Avec l’essor des techniques et l’explosion démographique contemporains, la nocivité de homo economicus n’est plus à démontrer, puisque nul ne peut nier la mort de la biodiversité, l’épuisement des ressources, l’altération du climat par modification de la composition chimique de l’atmosphère, fléaux dont sa cupidité, sa cruauté sont les oeuvres.
Or, n’en déplaise à son orgueil mégalomaniaque, l’humain est une espèce comme une autre.
Biologiquement, l’homme connaît le sort de tous les êtres vivants et anatomiquement, physiologiquement, génétiquement, il est un animal, ce qui n’est pas être rien.
Différent ?
Bien sûr, mais pas plus différent que la vache ne l’est de la chouette effraie.
Il y a un propre de l’homme, évidemment, au même titre que le rat à un propre au regard du dauphin.
Le propre de l’homme tient à sa manière d’appréhender le monde, avec une immense capacité d’abstraction.
Il n’est pas plus « riche en monde » que le chien qui appréhende, notamment par l’odorat, des informations qui stupéfieraient l’humain s’il pouvait en prendre connaissance.
L’animal non-humain n’est pas plus pauvre en monde que l’homme, mais celui-ci maîtrise mieux que tous les autres la faculté d’abstraction conceptuelle ce qui lui permet de maîtriser, très imparfaitement encore, son destin individuel et collectif.
Réjouissons-nous de cette maîtrise et souhaitons qu’elle s’accroisse jusqu’à cet horizon où l’homme aura vaincu la souffrance et l’angoisse.
Mais cette maîtrise confère à l’humain des devoirs envers le vivant.
L’homme doit apprendre le respect de la vie et l’amour de la nature dont il est une composante, sa culture n’étant que sa propre nature.
Or, nos contemporains perdurent à se conduire en prédateurs déprédateurs, en exterminateurs, soit par stupidité, soit plus souvent par cupidité.
Notre société pourrit par l’argent.
Pour faire de l’argent, des humains nocifs, sans frein, sans limite, coulent du bitume, du béton, artificialisent, rentabilisent, exploitent au détriment de l’arbre, l’animal et les autres hommes.
Pour la survie de notre espèce et du vivant, notre temps a davantage besoin de nature que de routes, d’aéroports, de lotissements ou de surproductions frénétiques.
Une étude entomologique allemande révèle qu’en 25 ans, la population d’insectes volants s’est effondrée de 80% en ce pays et au niveau mondial, 40% des insectes ont disparu.
Corrélativement, oiseaux, reptiles, amphibiens s’effacent de la planète des homo economicus, pollueurs, tueurs, exploiteurs, spéculateurs donc « nuisibles ».
L’Histoire jugera ces affairistes, ces élus, ces dirigeants qui participent à la mort du vivant par intérêts sordides et par mépris de la vie.
Comment concilier le vrai progrès, la maîtrise, le combat contre la souffrance, la maladie, la mort et, dans le même mouvement, sauver la nature et cesser d’être infernal pour les autres êtres vivants ?
Tout simplement en acceptant de partager la terre avec les insectes, les oiseaux, les loups, les ours, les lynx et tout ce qui possède le droit imprescriptible de vivre à nos côtés.
Que pouvez-vous faire pour sauver la vie ?
Administrer votre jardin en réserve naturelle avec quelques arbustes utiles, quelques herbes folles, des nichoirs et des points d’eau pour la petite faune.
Bannir les pesticides et autres poisons qui tuent tout au seul profit de firmes criminelles qui font de l’argent en aseptisant l’espace naturel.
En votant !
Oui, en votant pour des élus à l’esprit désenclavé, assez éclairés pour avoir compris que sauver la nature est un défi primordial, assez honnêtes pour ne pas succomber aux corruptions des marchands d’asphalte et de grands travaux nocifs.
Naguère, la grande querelle des hommes était de changer le monde.
Aujourd’hui, la grande querelle est de le sauver.

Gérard CHAROLLOIS

Le système en place, bien gardé par la secte des adorateurs du Marché, des firmes et de la compétition forcenée, exerce un pouvoir totalitaire inédit.
Une démocratie de pure apparence offre l’illusion aux peuples qu’ils choisissent leurs dirigeants, alors que ceux-ci sont choisis afin de pérenniser les intérêts très privés et ce, en raison du rôle joué par l’argent dans la propagande politique.
Lors des élections, les gens peuvent opter en faveur des candidats "raisonnables, modérés, novateurs juste ce qu’il faut, mais pas trop" et contre les candidats "du chaos, de l’aventure, de la radicalité irresponsable, du populisme dangereux".
Les magazines et les médias audio-visuels, propriétés des oligarques, raconteront l’enfance, les études, la famille du « bon candidat » et souligneront les dérapages, les coups de colère, les incohérences des « mauvais candidats ».
Telle est la « démocratie » !
Comment résister ?
Par la violence, le terrorisme, la transgression des lois et de l’ordre ?
Nous le savons, « l’Histoire s’est faite à coups d’épées ».
La violence fut génitrice de bien des progrès, des avancées, des ruptures utiles.
Sans la violence, les grands débats, les pétitions, les manifestations compassées glissent sur le pouvoir du système sans en modifier le cours létal.
Il advient même que le droit, la force de la loi, les décisions des juridictions cèdent devant les lobbies et le mépris des principes qu’allèguent ces petits personnages (le monarque, à ce jour et ici, offre des oies sauvages au bon peuple qu’il injurie ainsi en violation flagrante des normes juridiques).
Pour les banquiers et autres oligarques, le peuple, c’est illettré, sans dent et assez abruti pour faire de la mort un loisir.
Cependant, face au totalitarisme contemporain, les barricades des grands ancêtres, les machines infernales des anarchistes du 19ème siècle, les attentats contre la personne d’un quelconque führer sont vains.
Ce n’est pas un dictateur, un petit père des peuples, un tsar qui opprime et manipule, mais un système économique, une oligarchie mondialisée.
Contre ce système pervers, destructeur de nature et avilissant pour l’humain, la violence est contre-productive.
Elle le renforce en lui permettant d’effrayer les timorés résignés et de neutraliser les Résistants par la répression.
Les dirigeants du parti de l’ordre adore les « casseurs » !
Louis XIV, roi de droit divin et solutus a lgegibus, NAPOLEON, empereur de l’Europe conquise et même les dictateurs du siècle passé envieraient les moyens de contrôle absolu détenus par les pouvoirs contemporains.
Jamais, dans l’histoire des hommes, une société n’a été sous une surveillance et une maîtrise aussi étroites.
Rien n’échappe plus à Big Brother.
La Révolution de demain ne sera pas issue d’une violation de la loi mais d’une insurrection générale des consciences.
Comme toujours, soyons concrets :
Si quelques milliers de gilets jaunes battent le pavé, le pouvoir usera de la violence mesurée contre ces réfractaires.
En mutilant quelques personnes, il est assuré de créer suffisamment de tensions pour faire peur tant aux « bourgeois » qu’aux candidats aux prochaines manifestations.
La technique est doublement payante en ce qu’elle manipule l’opinion publique sur le thème « assez de violence et de désordre » et qu’elle dissuade les protestataires.
En revanche, lorsque la mobilisation populaire est massive, que l’opinion soutient le mouvement, le pouvoir feint de consentir à certaines revendications.
Forte et massive mobilisation, vous aurez les accords de Grenelle ;
Plus faible mobilisation, vous aurez les grenades offensives, les balles des LBD.
La Révolution biocentriste récusera la violence pour des raisons éthiques, parce que la fin ne justifie jamais les pires moyens.
Son processus sera culturel, par une prise de conscience de la nocivité du système dit capitaliste dont le socle s’appelle concurrence, compétition, affrontement, exploitation.
Pour que triomphe la révolution de notre temps, il faut que les « sujets du marché » redeviennent des citoyens conscients de ce qu’ils sont conditionnés et que le choix ne réside pas entre les hommes du système et le chaos puisque les hommes du système sont le chaos.

Gérard CHAROLLOIS

Le 26 mai prochain, vous élirez vos parlementaires européens au suffrage proportionnel, seul mode de scrutin honnête permettant la représentation de toutes les sensibilités.
Vous disposerez d’un trop vaste choix de listes riche d’innombrables nuances et plombées par des ambitions égotistes.
Je ne serai pas candidat et je ne soutiendrai publiquement aucune liste, bien que je voterai pour celle qui représentera le mieux une rupture écologique et sociale avec le système létal qui enrichit les oligarques, massacre la biodiversité, aggrave les écarts sociaux entre le peuple et une petite poignée de privilégiés milliardaires, petit monde de copains et de coquins affairistes, de lobbies et de financiers qui manipule, ment, triche et exerce sur le monde un totalitarisme sournois.
Quand les meilleurs se taisent, on entend que les pires.
Ne vous taisez pas.
L’élection demeure la seule fenêtre d’expression dans cette société sous contrôle.
Bien sûr il y a, en sus des élections, les « gentilles manifestations » syndicales et associatives, de la Bastille à Nation et les pétitions foisonnantes.
Le pouvoir en place se rit de ces protestations et a beau jeu de dire que « la rue ne commande pas » et que seules les urnes tranchent.
J’invite donc chacun à voter en fonction de sa propre sensibilité, mais à voter contre ceux qui tuent, polluent et spolient le peuple pour servir une caste de féodaux des temps modernes qui élisent les présidents avant vous.
Si je ne vous dirai pas pour qui voter, n’étant ni un gourou, ni même un directeur de conscience et respectant la liberté de mes amis lecteurs, je ne peux que vous encourager à voter contre les deux partis qui soutiennent le système économique du Marché-roi, système inique et toxique et qui flattent les chasseurs, à savoir le parti du président MACRON et, plus encore, le parti dit les REPUBLICAINS qui gratifie les chasseurs par les fonds publics régionaux et qui appuie toujours les pires lobbies.
Si la politique rendait intelligent et guérissait du narcissisme pathologique, les opposants se rassembleraient pour vaincre.
Je songe à la célèbre réplique de François MAURIAC au sortir de la guerre mondiale : « J’aime tellement l’Allemagne que j’en veux deux ».
Il est certain que le président MACRON peut se réjouir de voir s’éparpiller les divisions électorales de ses adversaires et le parti de l’argent et des grands veneurs aurait tout intérêt à susciter des listes de « gilets jaunes » et autres faux nez qui retireront des voix aux partis d’oppositions, tant du côté nationaliste que du côté social et écologique.
Ainsi, avec 20% des suffrages exprimés, échec cuisant, les hommes du pouvoir pourront proclamer qu’ils ont gagné puisque leur liste aura devancé celle du rassemblement national et de la France insoumise.
La ficelle est énorme mais il se trouvera toujours quelques naïfs ou quelques opportunistes pour jouer le mauvais rôle d’idiots utiles en éparpillant des opposants.
A défaut de vous dire pour qui voter, je répondrai à la question :
Pourquoi voter ?
En 1995, le candidat Jacques CHIRAC faisait campagne sur le thème de la « fracture sociale ».
Elle n’a, depuis, pas cessé de s’aggraver.
26 milliardaires possèdent autant de biens que la moitié de l’humanité entière.
Avec Emmanuel MACRON, en un an de gouvernance, les oligarques bénéficient d’une augmentation de revenus de 17%, cependant que les retraités subissent une perte de pouvoir d’achat de 3%.
Jacques CHIRAC, il y a vingt ans, évoquait « la maison qui brûle pendant que nous regardons ailleurs ».
Rien n’a changé. Les gouvernants dissertent vertueusement sur le réchauffement climatique, mais localement, le bitume et les infrastructures perdurent à dévorer les espaces naturels.
Les chasses présidentielles sont rétablies, le coût du permis de chasser est réduit de moitié, les gluaux sont autorisés pour piéger les petits oiseaux, des silencieux peuvent être disposés sur les fusils de chasse, la chasse aux oies en février est promise et le chef de l’Etat reçoit ses amis chasseurs mais n’a pas trouvé le temps de recevoir les plus sages et modérées associations de protection de la nature.
Vous voulez que cela continue ?
Restez chez vous.
Vous souhaitez que cela change ?
Dites-le par un vote de votre choix.
Honte à cette politique de casse sociale et d’extermination de la nature.
Alors, il faut voter pour ceux qui sont contre.
N’étant l’homme d’aucun autre parti que celui de la vie et de la justice, il ne m’appartient pas de dire pour qui, mais de désigner ceux que les faits accablent et qui accentuent la scission de la société, qui maltraitent l’animal, exterminent la nature, servent les bitumeurs, les addictifs aux pesticides, tous ces ennemis de la terre qui font passer leurs spéculations avant le vivant.
Les ploutocrates dominent le monde, manipulent les peuples, ruinent tous les régimes qui tentent d’échapper à leur contrôle. En cela ils sont totalitaires, autrement mais sans doute plus efficacement que ne le furent les régimes fascistes et communistes de naguère.
Opposants, unissez-vous !
Sortez les agents des banques, de la finance, des lobbies !

Gérard CHAROLLOIS

Le peuple français bouge encore, malgré le « there is no alternative », malgré la sortie de l’Histoire, malgré l’absence de solution de rechange et les injonctions à se résigner aux injustices et nuisances d’un système totalitaire qui échoue, malgré l’arrogance des économistes qui présentent leurs dogmes comme une science qui ne se discute pas mais à laquelle on se soumet.
C’est que la France n’est grande que lorsqu’elle parle au monde en offrant une issue de secours.
Ici, malgré les anesthésiques du parti de l’ordre, la Révolution conserve son prestige et sa valeur. Même le président MACRON, ami des banquiers, des financiers et des grands veneurs, intitula son livre électoral en 2016 « Révolution ».
En guise de révolution, la politique du « en même temps » s’est traduite par une hausse du pouvoir d’achat des 1% des plus riches, au détriment non pas des plus pauvres auxquels les oligarques ne pouvaient rien prendre, mais de la tranche médiane de la société.
Pour les amis du président, faire payer les riches revient à ponctionner ceux qui gagnent plus de deux mille euros par mois !
Imposture sociale et duperie écologique marquent les éléments de langage du pouvoir.
Pour masquer le grand massacre de la nature, les promoteurs, aménageurs et chasseurs dissertent sur le « réchauffement climatique » pour taire plus aisément la mort de la biodiversité, problème primordial.
Il est tellement plus confortable d’agiter les fumigènes sur la scène internationale que d’adopter des mesures très concrètes en faveur des zones humides, des forêts naturelles, des oies sauvages, des mustélidés, des lynx et des loups.
Ils exterminent le vivant mais discourent sur la fiscalité anti-carbone.
Comment la parole publique ne serait-elle pas dévalorisée par ces paravents des petits intérêts et des grandes lâchetés ?
Le peuple est en colère et il ne suffira pas d’un artifice pour arrêter le flot de la contestation.
Réjouissons-nous de ce réveil, tellement préférable aux résignations et aux régressions qu’ils appellent « réformes ».
Mais constatons que l’indigence du temps retire de la perspective, de la profondeur à ce qui pourrait être une révolution et qui demeure une révolte.
En tuant les idéologies construites et closes, l’époque a tué les idées.
Le slogan « MACRON des sous » ne va pas très loin.
Il faudrait expliquer en quoi le système économique mondial échoue et conduit à la catastrophe écologique, sociale et morale.
Il faudrait proposer un autre système fondé sur l’entraide, la solidarité, la prévalence du service public, la récusation de la compétition frénétique et une nouvelle approche du phénomène qu’est la vie.
Un monde nouveau reste à édifier sur les progrès de l'éthique, du comportement, de la science et des techniques, un monde qui tourne le dos à la violence, à la domination, à l’exploitation, à la souffrance et à la mort.
L’homme est en passe de devenir « tout puissant » grâce à la science qui demain modifiera encore plus radicalement qu’elle ne le fit jusqu’à ce jour les données et les défis. Fait heureux, sous réserve que l’homme devienne simultanément « totalement bon » grâce à une éthique nouvelle.
Conditionnés par les valeurs du Marché, nos contemporains vivent dans le seul et impérieux présent.
Ils auraient raison s’il fallait désespérer de l’avenir.
Dans ce « présentisme », la consommation reste l’unique consolation et l’hédonisme s’avère égoïste.
Oui à l’hédonisme, mais couplé avec l’altruisme et le souci des êtres vivants.
Le conservatisme et l’acceptation soumis des héritages du passé donnent raison aux pensées les plus sombres et Samuel BECKETT pouvait écrire : « toute femme accouche sur une tombe » et BALZAC « mettre un enfant au monde, c’est donner un otage au malheur ».
Refusons cette trajectoire, cette soumission, sinon pour nous, du moins pour les hommes de demain puisque le processus évolutif est en cours et qu’il doit aboutir au triomphe de la vie.
Face à toute souffrance, indignez-vous ! Ne vous résignez jamais.
Proposons une autre société à substituer au règne létal du Marché.

Gérard CHAROLLOIS

Un profond malaise moral affecte notre société menacée par les périls écologiques, par un clivage abyssal entre le peuple et les lobbies, par des régressions sociales que devraient interdire les formidables progrès de la technique et de la productivité du travail.
Des mafias dirigent ce monde et ne redoutent guère la sanction des lois puisqu’elles les font.
Si 20% des détenus dans nos prisons surpeuplées sont des malades mentaux, si de pitoyables petits délinquants encombrent les audiences correctionnelles, si les « casseurs » encourent les foudres de la justice, les grands criminels trop puissants n’ont rien à craindre du droit dont ils maîtrisent les codes.
Lorsqu’un ancien président de la république, un propriétaire de laboratoires ou un grand patron tombent sous le coup d’une incrimination, il sait pouvoir compter sur une quasi-impunité grâce aux astuces de procédure, à la durée des instructions retardées par les meilleurs avocats, la mansuétude du système.
Il n’ira pas en prison.
Amiante, chlordécone, scandales sanitaires, produits alimentaires falsifiés n’exposent qu’à bien peu de risques judiciaires malgré leurs méfaits sur la santé.
Présentement, des lobbies ont oeuvré pour le maintien en agriculture de l’emploi du glyphosate et de divers biocides, d’autres lobbies retardent de plusieurs mois l’interdiction de l’emploi dans des aliments, (bonbons, pâtisseries et même médicaments) du dioxine de titane (E171), sans doute le temps d'écouler des stocks bien que cette molécule ait été présumée cancérogène.
La démocratie est pourrie par les lobbies qui entourent les présidents et les ministres.
Or, un ministre, un lobbyiste ou un industriel qui délibérément choisit de faire courir un risque sanitaire à la population pour satisfaire des intérêts financiers très privés devrait être incarcéré, à titre provisoire, eu égard à l’extrême gravité de tels comportements, et non jugés quinze ans après les faits, à l’issue de dizaines de recours purement dilatoires et d’interminables expertises.
L’additif E171 est-il ou non cancérogène ?
La réponse relève de la science et d’une objectivité purement rationnelle.
Mais dès lors qu’un doute sérieux existe, le devoir d’un ministre est d’opter pour la vie, pour la santé, pour la précaution et non pour le tiroir-caisse des lobbies.
Choisir l’argent contre la vie est une faute majeure que ne répriment pas nos sociétés vouées aux intérêts des marchands, des spéculateurs, des affairistes qui constituent la cour des monarques du temps.
Lorsqu’un chef d’état se déplace à l’international, il n’emmène plus avec lui une délégation de savants, d’artistes, de philosophes illustrant le rayonnement de sa nation, mais une poignée d’oligarques vulgaires en mal de contrats lucratifs.
Cela ne choque même plus tant ce monde de la spéculation, de l’accaparement, de l’affairisme participe du décor politique et mondain.
Les lobbyistes, choyés par les gouvernants, savent jouir d’une impunité de fait quand bien même les intérêts qu’ils défendent se révéleraient, à terme, gravement préjudiciables à la santé des gens.
Quant à la biodiversité, son sacrifice est de règle.
Le ministère de l’écologie et l’observatoire national de la biodiversité publient des chiffres alarmants : 26% des espèces de la faune de France sont menacées, 38% des chauves-souris ont disparu entre 2006 et 2016.
Les populations d’oiseaux se sont réduites de 33% des oiseaux des milieux agricoles, 30% des oiseaux des milieux bâtis et 3% des espèces forestières entre 1989 et ce jour.
Le site du ministère mentionne évidemment des agressions humaines à l’origine de ces hécatombes : pollutions lumineuses nocturnes, pesticides, monocultures et s’agissant des chiroptères, éoliennes.
En revanche, la chasse et ses gluaux, ses lacets étrangleurs, ses tirs de nuit dans les marais et estuaires ne doit surtout pas être citée !
Il ne faut pas vexer le lobby.
Le monarque élu a promis soumission aux chasseurs lors de son anniversaire, devant un parterre de sangliers terrassés et a déjà offert aux plus riches des chasseurs, ceux qui prennent un permis national, la réduction de moitié du coût de la validation, la réouverture des chasses présidentielles fermées par Jacques CHIRAC, des atténuateurs de sons sur les fusils et demain des chasses aux oies en février, en violation du droit.
Mais, voici que l’on parle de « cahiers de doléances ».
Serions-nous en 1788 ?
Vite, la Révolution ! Pour que cesse la dictature sournoise de l’argent et des lobbies et que la vie passe avant l’argent !
La révolution est une réponse à la violence d’un ordre inique, destructeur, avilissant, démoralisant.
Elle sera une non-violence érigée en principe éthique, un refus de consentir à la soumission.
Pour l’heure, le parti de l’ordre manifeste une violence physique inédite avec, à ce jour, 78 blessés graves par les flashballs de la police.
Et dire que les esprits grégaires croyaient avoir fait barrage à « l’extrême-droite » en mai 2017 !

Gérard CHAROLLOIS

Ceux qui gouvernent possèdent la légalité pour le faire mais ont perdu la légitimité.
Charles de GAULLE, fondateur de la cinquième république, l’aurait compris et, comme il le fit, aurait redonné la parole au peuple face à une puissante contestation.
Mais les Thatchériens, agents de la finance, morpionnisent l’état pour exécuter leur mission « d’adapter la société aux exigences du Marché ».
La crise actuelle pourrait bien déboucher sur une explosion politique pour peu que les manipulations de l’opinion engagées par le parti de l’ordre échouent et que le peuple se lève.
Deux axes de changements s’imposent : institutionnel et socio-économique.
- Les institutions ne sont plus dignes d’une démocratie mature.
Les citoyens doivent être représentés par un parlement riche de toutes les nuances de l’opinion, celles que nous aimons, celles que nous n’aimons pas. On ne va pas « dissoudre le peuple ».
Il est ridicule que la « république en marche » qui ne recueille que 20% des suffrages détienne 60% des sièges dans une assemblée. Il est inique que d’autres courants de pensée, pas moins présents dans le corps social, n’obtiennent que quelques élus empêchés d’exprimer les aspirations de leurs soutiens.
Cette caricature de démocratie résulte d’un mode de scrutin, dit uninominal à deux tours, aggravé par le fait que les élections législatives suivent l’élection présidentielle.
Une nouvelle constitution doit être promue pour que le pays devienne démocratique.
Présentement, ce n’est qu’une monarchie élective confisquée par un escamotage des élections dans lesquelles on somme les citoyens de faire barrage au fascisme.
Non, le président actuel n’a pas été élu pour « réaliser son programme », qu’il n’exposa d’ailleurs pas clairement, mais au terme d’un battage médiatique sur le thème : combattre « l’extrême-droite ».
Peu probable qu’une majorité de Français choisissent la politique de Mme THATCHER, politique d’extrême-droite sous l’angle social !
- Sous l’angle socio-économique, le défi écologique, les rapports au vivant, les impensés de la révolution technologique faisant disparaître le travail, appellent une rupture avec la loi du Marché, c’est-à-dire du profit pour une poignée de féodaux des temps modernes.
Parmi les tenants du Marché existent deux écoles que sépare non pas le fond mais la forme.
Les Américains TRUMP, aux USA, BOLSONARO, au Brésil, disent clairement que les considérations climatiques, la sauvegarde de la biodiversité ne doivent pas déranger les firmes, le grand capital, les entreprises libres d’exploiter sans contrainte inutile.
En Europe, inversement, les Thatchériens parlent volontiers des impératifs climatiques y voyant des occasions de transfert de charges des firmes vers les citoyens et le développement de filières industrielles nouvelles.
En fait, les seconds, pas plus que les premiers, n’ont aucune préoccupation écologique, mais l’écologie leur offre un paravent pour peindre en vert les aménagements lucratifs et les impôts pesant sur le peuple.
Ainsi, la taxe carbone voulue par le pouvoir politique en France visait à compenser dans le budget la suppression de l’ISF et autre taxe payée par les oligarques, suppression que ne compensait pas suffisamment la scandaleuse majoration de la CSG sur les retraites.
Que ceux qui en douteraient veuillent bien observer que le trafic aérien et le transport maritime étaient exonérés de ces pénalités que seul le peuple supportait.
Pour ménager les oligarques d’un retour de l’ISF, le pouvoir suggère un débat sur la non exonération de la taxe d’habitation de 20% des Français les plus « riches, ceux qui, célibataires, gagnent au moins 2500 euros par mois.
Les néolibéraux, en Europe, usent ainsi d’éléments de langage et d’une politique de fumigène pour cacher un fait essentiel, à savoir qu’il y a d’un côté le peuple, de l’autre quelques dizaines de milliers de ploutocrates qui gagnent 2500 Euros par heure !
Dans le système du Marché-roi, l’animal est une marchandise et doit participer à la course au profit.
Reconnaître des droits à l’animal entraverait la bonne marche des affaires et les rendements des firmes qui exploitent la filière élevage.
Pour les adeptes du Thatchérisme, rien ne doit freiner le profit des valeureux « entrepreneurs » !
Ni les droits sociaux, ni les salaires élevés, ni les normes environnementales, ni bien sûr, la prise en compte du caractère sensible de l’animal.
Les plus faibles, humains ou non humains, appellent la protection de l’état et des normes de sauvegarde.
Les adorateurs du Marché ne veulent ni état, ni normes, ni contrôle mais la loi du plus fort et plus souvent du plus crapuleux.
Très officiellement, « en même temps » les revenus des grands patrons s’accroissent de 14% en un an, les dividendes distribués par les grandes entreprises s’accroissent de 12%, en cette année alors que les revenus du peuple régressent pour beaucoup de gens.
L’état doit protéger les plus faibles.
Encore faut-il que l’état ne soit pas investi par les ennemis de l’état, par les agents des exploiteurs.
J’ai un grand regret.
C’est que mes alarmes, exprimées dans cette lettre lors des dernières élections françaises, aient été validées avec tant d’éclat par les faits.
La trajectoire politique suivie par les actuels gouvernants va radicalement à l’encontre des intérêts publics, tournent le dos à la compassion et à la générosité.
Les milliardaires sont gratifiés.
Les retraites sont ponctionnées, les emplois aidés si nécessaires sont réduits, la nature est confiée aux chasseurs qui l’exterminent, les concessions faites le 10 décembre dernier sont supportés par le budget public donc par les citoyens et non par les privilégiés de la fortune, les hiérarchies sociales fondées sur le mérite sont niées et la classe dite moyenne appelée à supporter tous les sacrifices.
Les héritiers de la révolution néo-libérale vont perdurer dans leur réformisme antisocial.
Alors, malgré l’instrumentalisation des « casseurs », malgré la répression érigée en vertu civique, malgré les mutilations par les flash-balls interdits d’usage dans les autres démocraties, demeurez debout. L’avenir a besoin de vous.

Gérard CHAROLLOIS

Au temps de la guerre froide, de l’affrontement idéologique entre le « bloc communiste » et « le monde libre », l’Occident s’imposait la vertu.
La liberté, brandie en flambeau attractif à la face des totalitaires, n’était pas un vain mot.
Avec l’absence d’alternative immédiate, avec la victoire totale d’un camp, point n’est besoin de s’encombrer d’alibis vertueux.
L’Occident ne célèbre plus guère qu’une seule liberté : celle d’exploiter (ils disent d’entreprendre).
La Chine et tous les autres furent d’excellents élèves qui, sur le terrain de la cupidité, de l’exploitation et de la compétition dépassent souvent le Maître.
La France, après des lois mémorielles, propose une loi contre les fausses nouvelles en périodes électorales.
La mesure se pare, comme toujours, d’une apparence d’opportunité et d’impartialité.
De tous temps, des rumeurs infondées, parfois absurdes, parcourent l’opinion publique, se répandent comme une infection dans le corps social.
Les ouvertures de l’expression offertes par Internet, réseau sur lequel le meilleur côtoie le pire, constitue un terreau propice au développement des mensonges, des impostures, des billevesées.
Faut-il interdire le mensonge ou, plus souvent encore, la sottise et la crédulité ?
Non.
Le législateur devait se garder de mettre un seul doigt dans cet engrenage dangereux.
Depuis la loi sur la presse du 29 juin 1881, le fait d’imputer à une personne des faits faux de nature à porter atteinte à son honneur ou à sa considération, délit de diffamation ou d’injure publique, constitue un délit.
Il fallait en rester là.
Bien sûr, des officines de propagande ou des sectes farfelues peuvent toucher des esprits paranoïdes prompts à adhérer aux thèses les plus invraisemblables et à abdiquer leur raison pour croire à des complots fantastiques.
Les professionnels de la propagande savent que plus un bobard est gros, plus il a de chance d’atteindre sa cible et d’abuser ses victimes.
Mais quelle importance ont ces crédulités ?
Que la terre soit plate, que ce monde ait été créé en six mille ans, que l’homme n’ait pas marché sur la lune le 20 juillet 1969, que tel leader soit homosexuel ou crypto-islamique relèvent d’une simple naïveté qui n’a rien de délictuelle.
Contre le mensonge, les fables, les crédulités puériles et inintelligentes, il suffit d’opposer la vérité des faits et le fonctionnement de la raison.
Les sectes, les officines de propagande politique font des ravages parmi les naïfs et il est grave d’exploiter l’ignorance et la crédulité des esprits faibles. Il est plus grave encore d’instaurer des censures et une police de la pensée.
Le pouvoir politique en place ne manque pas, lui aussi, d’exploiter les peurs, les crédulités et les frilosités pour se pérenniser.
L’Histoire, la science, la politique, les données morales se prouvent, se discutent, se démontrent et ne sauraient s’imposer par la force des lois et la sanction des tribunaux.
Qu’est-ce qu’une vérité qui craint ainsi la confrontation qu’elle doive s’abriter derrière la robe d’un procureur de la république et sous couvert d’une édiction judiciaire !
Une fois encore, l’Etat dit « libéral » se méfie du peuple et le confond avec une cour d’école où de petits enfants vulnérables appellent une protection contre la propagande russe, les réseaux d’extrême-droite, les délires des sectes, les contestataires des vérités révélées.
C’est de la confrontation des opinions que naît la lumière.
Si d’aucuns usent de fausses nouvelles, de mensonges et de pensées saugrenues pour asseoir leur influence, leur emprise sur les esprits et leurs petits intérêts financiers, il revient à d’autres de dire les faits, d’expliquer, d’argumenter sérieusement en se tenant à ce qui a lieu.
Le réel et les faits sont têtus.
Ils gagnent toujours sur les hallucinations et les impostures.
Quelle est l’utilité d’une loi nouvelle réprimant le mensonge lorsqu’il n’est pas diffamation, puisque la diffamation est déjà réprimée ?
Ce qui me sépare fondamentalement de ce législateur tient au fait que tout en connaissant la grande crédulité des humains qui les égare parfois, je fais confiance à l’intelligence et à la raison.
Tant pis pour ceux qui en manquent.
Ils ont bien le droit de croire que la terre est plate et que le soleil en fait le tour, qu’après leur mort ils seront gratifiés de 66 vierges ou resteront assis pour l’éternité à un banquet à la droite du père !
Ils ont bien le droit de rêver et de fuir dans l’imaginaire et l’irrationnel, pour peu qu’ils fassent de leurs croyances une affaire strictement personnelle.
Il arrive même que leurs croyances burlesques les consolent d’une réalité si souvent tragique.
Défendons la liberté au même titre que l’équité et la justice sociale.
Avec la nature massacrée, ces valeurs sont menacées par les dogmes des maîtres du système.
Mensonge quand les hommes au pouvoir profèrent que « les pauvres coûtent un argent de dingue ».
Vérité censurée quand on sait que les milliardaires, loin d’être des gens utiles à la collectivité, ne sont que de vulgaires spéculateurs sans scrupule, des parasites sociaux.
Mensonge officiel : « Les chasseurs sont des gestionnaires de la nature ».
Vérité censurée : les chasseurs maltraitent la faune, compromettent la biodiversité, banalisent l’acte de tuer, dégradent moralement l’homme.
Mensonge : « le pouvoir d’achat des ménages augmente ».
Vérité : les patrons des grandes firmes augmentent leur pouvoir d’achat de 14% en une année et les salariés et retraités régressent.
Mensonge : « La France possède une constitution démocratique stable et pérenne ».
Vérité : c’est une monarchie élective où le peuple abdique ses droits tous les cinq ans entre les mains d’un homme choisi préalablement par les financiers et les neuf propriétaires de 80% d’organes de presse.
Pourra-t-on l’expliquer en période électorale ?

Gérard CHAROLLOIS

Confrontés à la colère des gens, les gouvernants du jour usent des mêmes mots et concepts de tous les CHARLES X de l’Histoire.
« L’ordre doit être rétabli et la violence des émeutiers durement réprimée ».
C’est que ces hommes appartiennent à l’éternel parti de l’ordre, celui qui commande, domine, exploite une société.
Or, l’ordre ne saurait être une fin en soi. La loi ne vaut que si elle apaise et tend à la justice et au bien public.
Un désordre vaut mieux qu’une injustice et l’injustice sociale de l’actuelle monarque élu se résume à six lettres : « isf ; csg ».
Pour complaire au « bas peuple », le président ajoute l’insulte aux transferts financiers en faveur des oligarques. Il offre, en violation du droit et des arrêts des cours supérieures, une prorogation de la chasse des oies en février, car, bien sûr, « le bas peuple aime tuer, détruire une biodiversité » dont on assure par ailleurs qu’il faut la sauver !
Non, le peuple vaut mieux que cela !
Le désordre nécessaire dressé contre l’injustice n’est pas la violence.
La fin, le but, l’objectif ne tolèrent pas tous les moyens pour les atteindre.
La violence physique, autre que purement symbolique, contre les personnes représente la négation des principes éthiques les plus élémentaires et notamment ceux qui font le socle du biocentrisme.
Juste est la colère. Saine est l’indignation, mais n’oublions jamais que nous combattons des idées, des faits sociaux et jamais des personnes.
Frapper, blesser, mutiler devraient disparaître dans une société évoluée, raffinée, respectueuse de tout être vivant.
Aussi, mon ardent soutien et ma vive sympathie envers tout manifestant, tout résistant, tout contestataire de l’ordre injuste des agents du Marché s’accompagnent de regret lorsque des violences physiques affectent des fonctionnaires de police qui font l’ingrat métier de défendre un Etat qui fait la guerre sociale à ses propres fonctionnaires pour satisfaire les oligarques de la finance.
En condamnant ces violences, je pourrais parler comme tous les « CHARLES X » de tous les temps.
Mais, je mesure tout ce qu’il y a d’imposture, d’hypocrisie, de manipulation des pusillanimes dans ces indignations sur commande des dirigeants.
Ils oublient les violences sociales qu’ils exercent quotidiennement et celles que leurs vigiles infligent aux manifestants : gazages abusifs, grenades assourdissantes, coups de matraques généreusement dispensés sur des opposants pacifiques.
Les manifestations se sont traduites, en France, ces dernières semaines par des centaines de blessés parmi les réfractaires, quatre mains arrachées, trois yeux crevés par les défenseurs du régime en place.
Alors, condamnation de la violence, mais de toutes les violences d’où qu’elles viennent et quelles qu’en soient les victimes.
Les gouvernants ont des indignations feintes à géométrie très variables et n’ont guère été émus par la mort de Rémi FRAISSE.
Ils instrumentalisent les peurs des esprits formatés, résignés et conformistes.
Ils passent sous silence les dégâts collatéraux de leur défense des intérêts très privés qu’ils servent docilement.
Amis gilets jaunes, verts ou rouges ne lâchez rien. Demeurez mobilisés contre l’ordre injuste mais abstenez-vous de blesser, violenter, molester les forces dites de l’ordre.
Filmez, diffusez les violences dont vous serez victimes de la part du pouvoir de la finance et des banques car le véritable enjeu est de gagner la bataille de l’opinion et éviter l’anesthésie et les manipulations des tenants de la loi et l’ordre.
Et surtout, unissez-vous. Ne vous dispersez pas en groupuscules rivaux que le thatchérisme vaincra trop aisément.
L’objectif est de construire, un jour, une société plus douce, plus empathique, alliant la liberté de pensée et de mode de vie et l’équité, une société reconnaissant le vrai mérite et sanctionnant la prévarication et la spéculation contre la nature et contre l’homme.
Je dis qu’une révolution aussi radicale que celle de la fin du 18ème siècle s’impose, mais une révolution sans violence physique contre les êtres vivants.
Il s’agit d’abattre des institutions, d’abolir des faits sociaux, de refonder une hiérarchie dictée par le mérite, valeurs incompatibles avec les souffrances infligées à quiconque. La révolution doit être festive, joyeuse, généreuse avec au besoin grève générale insurrectionnelle, blocage de routes et de firmes privées, mais elle se renierait en molestant les hommes du pouvoir.
Ne promettons pas la roche tarpéienne aux gens du CAPITOLE.
La compassion sera à l’ordre du jour pour tous, lorsque le peuple se réveillera.

Gérard CHAROLLOIS

En 2008, le gouvernement SARKOZY – FILLON suscita une réforme constitutionnelle instaurant le référendum d’initiative partagée.
Les habituels commentateurs patentés présentaient l’innovation comme un pas décisif vers plus de démocratie.
J’expliquais à mes amis lecteurs, dans cette lettre hebdomadaire, que l’imposture était grossière et qu’il n’y aurait jamais aucun référendum d’initiative partagée.
À l’évidence, il était techniquement radicalement impossible de recueillir quatre millions de signatures validées de citoyens flanqués de 185 parlementaires, seuils permettant le lancement d’un processus référendaire.
Loin de s’améliorer avec le temps et au fil des réformes, la démocratie française confine au grotesque avec son monarque élu, sa pseudo-assemblée nationale élue dans la foulée de la présidentielle et comprenant quasi-automatiquement une écrasante majorité de petits soldats dociles du président qui fait leurs élections.
Les débats politiques de l’assemblée nationale ne présentent pas le moindre intérêt politique puisqu’ils ne sont que des séances théâtralisées, jouées à l’avance, dans lesquelles les oppositions n’ont qu’un rôle purement tribunicien.
L’agitation de ces dernières semaines relance un débat sur le référendum d’initiative populaire.
Les commentaires préparent les bâillons que le pouvoir politique, donc la finance, s’apprête à poser sur une hypothétique réforme.
Le commentateur sournois et malicieux murmure à l’oreille des bonnes gens :
« Le référendum, très bien. Mais si le peuple rétablissait la peine de mort ? voire instaurait la torture de certains grands criminels ? s’il refusait les droits des homosexuels ? Bref, si les beaufs ringards et hargneux adoptaient des mesures réactionnaires ?
Méfiez-vous du peuple et ne lui laissons pas le pouvoir référendaire, il pourrait en faire un bien mauvais usage ! ».
Or, cette objection est absurde.
Les juristes ont appris, notamment avec le troisième Reich, que deux notions doivent être distinguées : la démocratie et les droits de l’homme.
Le nazisme foulait aux pieds les droits les plus fondamentaux de la personne, mais il était démocratique en ce que durant des années, le peuple allemand, très majoritairement, porta HITLER au pouvoir et le soutint.
Comment prévenir un divorce entre démocratie et droits de l’homme ?
Comment garantir un socle de principes supérieurs, de valeurs de civilisation, par-delà les aléas de l’opinion et les jeux des pouvoirs ?
Tout simplement en sanctuarisant juridiquement les droits de l’homme, en les plaçant au-dessus des lois ordinaires et donc des décisions du prince.
Ainsi, La France, pas plus que la Turquie, ne pourrait rétablir la peine de mort sans quitter le Conseil de l’Europe (qu’il ne faut pas confondre avec l’Union Européenne).
La convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, ratifiée par tous les Etats Européens, prohibe la peine de mort et une loi nationale ne peut pas la rétablir, au même titre que cette convention garantit le respect de la vie privée, la liberté de pensée et d’expression, la liberté d’association.
Ces droits fondamentaux sont au-dessus des lois internes et nul référendum ne saurait les supprimer.
Une loi qui porterait atteinte aux droits fondamentaux des homosexuels violerait les dispositions des articles 8 et 14 de ladite convention, texte juridiquement supérieur aux lois.
Ceux qui font peur aux citoyens en soutenant que le référendum serait une arme donnée aux arriérés féroces, aux nostalgiques des temps d’obscurantisme mentent.
Et puis, pourquoi faire du peuple un ramassis de demeurés, de tueurs enragés, de cruels primaires ?
Pourquoi ne pas faire confiance à l’intelligence et à la générosité ?
Une loi référendaire pourrait abolir la chasse, interdire les pesticides, taxer les grandes fortunes, révoquer des élus qui ont perdu la confiance du pays.
C'est justement la raison pour laquelle les gouvernants ne peuvent pas accepter loyalement le jeu référendaire.
S’ils se voient contraints de céder à l’opinion, ils assortiront la mise en oeuvre des référendums de conditions telles que la réforme ne sera qu’un leurre.
Petits conseils pervers, à la MACHIAVEL, aux agents de la finance qui règnent sans partage :
Vous avez peur du peuple. Vous parvenez à contrôler les élections en usant des épouvantails fascistes ou communistes et par des appels appuyés par vos organes de propagande aux votes « raisonnables ». Vous craignez les emportements des citoyens en dehors des préparations électorales. Voici de quoi contenir le troupeau.
Le président SARKOZY avait placé la barre un peu haut pour être crédible avec son dixième des inscrits pour saisir le peuple d’une question référendaire avec, en sus, des parlementaires garants. C’était un peu gros.
Baissez légèrement le seuil en le maintenant suffisamment élevé pour que l’affaire s’avère très difficile. Et puis, exigez que pour être adoptée, une votation référendaire recueille non seulement la majorité des votants mais un pourcentage élevé d’électeurs inscrits. Vous savez que lors des élections nationales, 50% des personnes s’abstiennent. Il sera quasiment impossible à une initiative citoyenne de mobiliser un pourcentage d’électeurs suffisant pour valider le référendum.
Petits politiciens malhonnêtes, je vous offre ici quelques astuces classiques que vous ne manquerez sans doute pas d’utiliser et vos conseillers vous en fourniront bien d’autres.
Vous n’allez pas renoncer à la maîtrise du troupeau et vos manipulations aux fins de régner mille ans sont admirables !
Et puis, vous aimez tellement vos oppositions que vous en suscitez de multiples, gage de votre pérennité.
Ainsi en France, présentement 75% des citoyens désapprouvent la politique des gouvernants.
Des élections au parlement européen, à la proportionnelle intégrale, auront lieu en juin prochain.
Comment, pour le pouvoir, échapper à une déroute fragilisante ?
Il suffit de morceler, d’éparpiller les votes hostiles entre une vingtaine de listes rivales. La liste gouvernementale obtiendra 20% des suffrages exprimés, soit 10% des citoyens, mais chaque liste hostile sera devancée, en raison des divisions, ce qui permettra au pouvoir en place de crier victoire !
20% pour le parti macronien, 80% pour les oppositions, mais les banques, la finance, les grands veneurs auront gagné !
Voyez comme c’est simple la politique selon MACHIAVEL.
Maîtres du système, votre grande frayeur serait une unité du peuple contre vos intérêts bien gardés.
Rassurez-vous, il reste bien du chemin et, en attendant, continuez à exploiter, détruire, polluer, avilir, spéculer, emprunter à vos amis banquiers au nom de l’Etat que vous gérez en boutiquiers.
La véritable, honnête, ouverte et participative démocratie attendra.

Gérard CHAROLLOIS

L’humain et la nature ont un ennemi commun : la finance.
Elle a des noms et des visages. Elle représente une très petite oligarchie regroupant moins de 1% de la population mondiale. Pour ce groupe d’individus dont les revenus sont supérieurs à cent mille euros par mois et les fortunes à plusieurs centaines de millions d’euros, les autres hommes sont des « gueux », y compris ceux qui leur servent de piétailles et qui s’imaginent « bourgeois ».
Naguère, au temps de la « lutte des classes », l’ouvrier et l’ingénieur, le paysan et le médecin, l’employé des postes et le notaire, tout en s’affrontant, « faisaient société ».
Aujourd’hui, entre les citoyens et les « amis des présidents », il y a deux mondes à l’instar de la société du 18ème siècle entre le tiers-état et une noblesse qui, comme les immenses fortunes du jour ne se donnait aucun mal « si ce n’est celui de naître ».
Pour les oligarques, il convient d’anesthésier et d’halluciner pour maintenir l’ordre injuste et toxique.
D’où l’appétence de ces ploutocrates pour l’achat et le contrôle des organes de presse écrite, parlée et télévisée.
En France, neuf oligarques possèdent 80% de la presse ce qui assure la maîtrise du pouvoir de l’opinion commandant les autres pouvoirs.
La croissance économique globale s’accompagna d’une augmentation du bien-être de la population durant les trente années qui suivirent la guerre.
Désormais, cette croissance génère plus de troubles et de nuisances que de bien-être car elle ne profite qu’à cette très infime minorité parasitaire qui capte les bénéfices du « progrès » au détriment de la biodiversité et des humains « ordinaires ».
En France, ces dernières semaines, nous avons assisté à un sursaut de colère et d’indignation du peuple, malgré les anesthésiques et hallucinogènes.
Il en résulta un spectaculaire numéro de prestidigitation des agents du Marché, des entreprises et de la finance.
Sur un mode dramatisé, dans un décor de casses puériles par des mauvais enfants turbulents, le chef de l’Etat confie sa prise de conscience de la souffrance de ce peuple, la veille ignoré.
Or, en vérité, que proposent les gouvernants, oublieux du bien public ?
Une augmentation de cent euros par mois de la prime d’activité, payée par les caisses d’allocations familiales aux attributaires du SMIC, une défiscalisation des heures supplémentaires pour les salariés du privé appelés à faire des heures supplémentaires et une défiscalisation des primes de fin d’année versées par les entreprises selon leur bon vouloir.
Ainsi, le peuple obtient d’une main ce qu’on lui prend de l’autre car qui assumera le coût de ces « cadeaux » de Noël ? : les classes moyennes sans qu’il soit touché le moins du monde aux intérêts bien gardés de la finance et des oligarques.
C’est l’Etat qui gratifie d’une aumône le bon peuple, tout en protégeant les privilégiés.
En France, à l’instar de ce que l’on observe partout ailleurs, rien n’est entrepris pour remédier à la fracture sociale immense qui sépare le peuple et cette poignée d’oligarques qui font les présidents et dont les présidents deviennent les syndics dociles.
Cette fracture sociale, cette dérive de deux mondes totalement séparés, cette main-mise de la finance sur les médias et sur les Etats sont occultées par la presse qui préfère entretenir les ressentiments entre les citoyens « ordinaires », cherchant à opposer les uns aux autres et à alimenter des rivalités internes entre les catégories et les strates professionnelles.
Que fallait-il faire, en urgence, pour remédier à la rupture entre le peuple et l’oligarchie ?
- Rétablir un impôt sur la fortune atteignant tous les milliardaires, y compris ceux qui résident plus de six mois par an à l’étranger ;
- Instaurer un prélèvement à la source de l’impôt sur le chiffre d’affaire des firmes multinationales ;
- Supprimer, le double cadeau fait aux entreprises, d’un montant de quarante milliards d’euros d’argent public, du fait du cumul, pour cette année, du CICE et d’un abattement de vingt milliards ;
- La suppression de la majoration de la CSG et l’indexation des pensions de retraite ;
- L’instauration d’un revenu minimum pour tout citoyen ne bénéficiant pas d’un minimum vital décent.
- Dans l’ordre politique, prévoir un référendum révocatoire des élus, instaurer la proportionnelle intégrale, supprimer le sénat conservateur et clé de voûte d’un système, cesser de financer l’intérêt général par l’emprunt auprès de la finance mondiale.
En revanche, pour la petite histoire, je demeure favorable à la limitation à 80 kilomètres-heure, de la vitesse sur route car cela sauve des vies animales et humaines.
Méditons cette invitation de LA BOÉTIE :
« Refusez d’obéir et vous voilà libres ».
Ne lâchez rien.
Liberté, égalité, fraternité reprendront sens lorsque la dictature de la finance sera abattue et lorsque les nécessaires distinctions sociales seront fondées sur l’utilité commune, lorsque l’élite sera une élite, lorsque la vie prévaudra sur l’argent.

Gérard CHAROLLOIS

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