Une clarification exemplaire

Parti socialiste version 2012Un moment historique dans l’histoire de notre combat pour la reconnaissance de l’animal comme être sensible capable de souffrir.

Oui, cette décision du Conseil des « sages » reconnaissant l’alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal,  qui permet la tenue de corridas dans le Sud et de combats de coqs dans le Nord, conforme à la Constitution de notre pays, est un tournant décisif pour notre cause.

Nous ne pouvons que féliciter le CRAC Europe pour la protection de l’enfance et Droit des animaux pour cette victoire juridique et idéologique.

Contrairement à ce que bêlent les médias depuis la décision rendue ce vendredi 21 septembre 2012, il ne s’agit à aucun moment de la fin de tous les recours possibles pour les détracteurs (sic) de la corrida puissamment installée (re-sic) dans les régions du Sud de la France mais de la fin des recours nationaux. En effet, les petites radios et journaux à la botte des lobbies oublient qu’il existe des juridictions supranationales où le législateur a beaucoup moins tendance à se prosterner face aux amoureux de la souffrance. Si les deux associations précitées continuent leur bout de chemin procédural, nous n’en sommes au contraire qu’à la veille d'un procès garantissant un minimum d'indépendance de celles et ceux devant rendre un verdict.

Mais la victoire est surtout ailleurs. Qui sont ces membres du Conseil constitutionnel ? Des anciens présidents de la République estampillés de droite et des individus nommés par le pouvoir en place au sein de l’Elysée, de l’Assemblée nationale, du Sénat, de 2004 à 2010. Autrement dit nommés par la classe politique dite de droite. Un Conseil constitutionnel 100 % à droite, soit le camp qui depuis dix ans affiche sans vergogne son soutien aux lobbies de la mort : chasse, corrida, foie gras, élevages concentrationnaires…

Bien sûr, la gauche n’est pas en reste mais en minorité depuis ces dix mêmes années au sein du Parlement, on avait tendance à l’oublier.

Puis vint cette procédure de la question prioritaire de constitutionnalité concernant l’alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal. Une procédure qui a mis au grand jour le fait que les Français n’ont pas élu François Hollande à la tête du pays mais Manuel Valls qui, bien qu’uniquement ministre de l’Intérieur, mène le résident de l’Elysée et son gouvernement à la baguette pour soutenir ses petits plaisirs sadiques, comme il le faisait déjà au sein de l’Assemblée nationale avec le groupe socialiste lorsqu’il était encore député.

Une procédure qui a révélé que le Parti socialiste est définitivement l’esclave des lobbies de la souffrance animale. Déjà entièrement dévolu au monde cynégétique lors des votes de loi pro-chasse, il a officiellement apporté son soutien au monde tauromachique en envoyant un jeune énarque plaider devant le Conseil constitutionnel en faveur de la torture des taureaux, renforçant ainsi la plaidoirie de l’avocat de l’office national des cultures taurines ô combien creuse, sans arguments autres que la tradition, la tradition, la tradition…

Une procédure qui révèle que nous sommes face à un gouvernement pervers et dénué d’empathie dans son intégralité puisque nous n’avons entendu aucun ministre sur la question en dehors du petit roquet de la place Beauvau qui prend autant son pied à voir un taureau se vider de son sang que des enfants Roms se retrouver à la rue après que les pelleteuses de la République soient passées par là.

Quelle conclusion tirer de tout cela ? Tout simplement que les combats que nous menons depuis tant d’années pour le droit au bien-être universel resteront toujours indispensables mais n’obtiendront jamais une oreille attentive par quelque parti que ce soit de cette classe politique limitée, vendue, arriérée.

Ce monde politique est totalement vérolé par les lobbies de la mort qui s’y sont introduits via le CPNT, via de pseudo-socialistes, via de pseudo-républicains…

Nous sommes l’antidote à cette maladie infectieuse. Et tant que nous ne pénétrerons pas ce grand corps malade, il n’y a aucune chance qu’il guérisse un jour.

Que l’on veuille rester apolitiques, cela se comprend très bien. Mais que l’on refuse de s'introduire dans l’arène politique, c’est la garantie d’un éternel échec. Il ne s’agit pas de se déclarer de gauche, de droite, du centre, des extrêmes. Non, simplement aller botter les fesses de tous ces pleutres déconnectés des citoyens et de leurs revendications, qu’elles concernent l’animal ou l’homme.

Un appel à se fédérer et à passer à l’offensive qui, j’espère, sera très vite entendu et mis en pratique. Pour eux, êtres torturés. Pour nous, pauvres humains.

 

David Joly

Vice-président CVN

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