Alerte ! Energies renouvelables : une imposture

En 2016, le gouvernement faisait adopter par le parlement une loi pusillanime relative à la préservation de la biodiversité et notamment des sites naturels.
Aujourd’hui, cette loi, les normes environnementales et les règlements d’urbanisme entravent l’appétit des filières de l’éolien et du solaire retardées dans leurs opérations spéculatives et leur quête de profits par les oppositions et recours des populations.

Le pouvoir « thatchérien », jouet des lobbies, va proposer en septembre un projet de loi suspendant les possibilités de recours et levant les obstacles de protection de la biodiversité, afin de pouvoir accélérer les installations de lèpres énergétiques en violation des droits des habitants victimes de ces dégradations du cadre de vie des hommes et des milieux de vie de la faune.

Prétexte à ces dérogations à la protection de la nature : le retard pris par la France dans son programme énergétique et la préservation du climat.

Ne me dites pas qu’il faut « décarboner » les sources d’énergie et que mieux vaut des éoliennes partout et la disparition des forêts au profit des champs de panneaux photovoltaïques que « d’effrayantes » centrales nucléaires !
Un tel miroir aux alouettes me rappelle l’imposture des « biocarburants » des décennies précédentes, lorsque des amis écologistes servaient, sans le savoir, la soupe à la FNSEA au nom de l’aversion envers les rois du pétrole. Ils rêvaient de transformer les champs empoisonnés de l’agro-productivisme en puits d’énergie pour les moteurs.
Les biocarburants n’étaient que des agrocarburants et tout le monde est revenu de ce mirage.

L’heure est à l’énergie renouvelable à tout prix.
Ne soyez pas dupes.
Les gouvernants, qui ne pensent pas au-delà de leurs mandats politiques et en dehors des intérêts financiers de leurs commettants, ne se soucient nullement du climat et de la décarbonation de l’économie.
Ils ne redoutent rien de l’atome et n’envisagent nullement qu’un accident nucléaire permettrait, à l’instar de TCHERNOBIL, de créer une zone sans homme, une zone de réserve naturelle où loups, renards et ours pourraient vivre en paix, abrités des hommes par les particules radioactives !
Oui, quelle honte, pour nous humains ! Pour la Nature, l’homme s’avère plus nuisible que les radiations nucléaires !

Non, je ne manie pas ici l’ironie. Ce sont les faits qui sont ironiques et je ne défends nullement telle ou telle énergie.
Je dénonce un fumigène.
Je dis les faits, toujours les faits.

La France possède une électricité très largement décarbonée.
L’invocation du climat et de la canicule ne sont que des paravents des intérêts purement financiers.
Les préoccupations écologiques n’effleurent pas l’esprit du pouvoir politique.
Ce qu’il veut est de permettre aux firmes, aux actionnaires et aux filières de faire de l’argent très vite, très fort, sans gêneur qui ose défendre son environnement.

Or, les énergies renouvelables renouvellent surtout les occasions de profits.
Dans ce vaste débat de fond, ne jouons pas les idiots utiles.
Que ceux qui tremblent devant l’atome ne s’abritent pas derrière le paravent des éoliennes et des champs photovoltaïques.
Ce paravent est en carton pâte.
Avec le pouvoir politique en place, vous aurez un massacre de la biodiversité par les installations d’énergies renouvelables EN PLUS des centrales nucléaires.
Ce ne sera jamais l’un ou l’autre, mais l’un et l’autre.
D’ailleurs, les gouvernants vous l’annoncent faute de pouvoir le dissimuler.

Quelle serait la solution énergétique, face à l’augmentation du gaz carbonique dans l’atmosphère ?
Je répète que cette production de gaz à effet de serre par la fourniture d’électricité est marginale en France. C’est un faux débat.
Dans mes chroniques, j’ai déjà traité du climat qu’altère le productivisme humain.
J’y reviendrai sans doute dans d’autres réflexions.
Présentement, je m’insurge contre le projet de loi contre nature du gouvernement.
La pire option est de cumuler les agressions contre la biosphère.

La Terre est malade de l’homme et loin de remédier aux périls annoncés, les artificialisations forcenées et systématiques au nom de la préservation du climat vont précipiter la fin.
Car c’est le pays entier qu’il faudrait couvrir d’éoliennes et de champs photovoltaïques pour satisfaire la cupidité des industriels du secteur.
Tout ceci finira bien mal.

Entre les méga-feux de forêts, les coupes rases, les enrésinements, la chasse et les infrastructures, c’est l’habitabilité de la planète qui se joue.
Quelle direction prendre ?

Sans prôner un ascétisme déprimant et sado-masochiste, j’opterais, en hédoniste altruiste, pour une décroissance quantitative accompagnée d’une croissance qualitative.
A l’opposé des thatchériens qui veulent aggraver sans cesse les destructions de la Nature pour les profits des oligarques qui se gavent aux crises, l’issue de secours réside dans une amélioration constante de la vie autrement que par l’expansion démographique et l’artificialisation de l’espace.

Or, leurs pseudo-énergies renouvelables sont consommatrices d’espaces naturels à tel point que s’il fallait remplacer toutes les autres sources d’énergies, il n’y aurait plus un seul espace naturel préservé.
Cette observation d’évidence irréfutable rend absurde le choix énergétique proposé par les gouvernants du jour qu’anime le seul souci de servir des lobbies.
Notre impérieux devoir éthique réside dans le sauvetage de la biodiversité.
Cet impérieux devoir commande d’opter toujours en raison et non en phobie.
Aussi, me tenant toujours du côté de la Nature, je condamne la mascarade des énergies renouvelables lorsqu’elles agressent nos forêts, nos zones humides et même les océans.
Laissons une place aux autres formes de vies.

Le climat est perturbé par les émissions de gaz à effet de serre de l’économie.
Chaleur et sécheresse sont des défis.
Mais la préservation de l’atmosphère, question étrangère à la production d’électricité en France, ne saurait se faire au détriment de la Nature.

L’énergie représente un bien public relevant d’un service public et non de firmes mercantiles en mal de profits.
Les installations productrices d’énergie, sous contrôle public, doivent affecter les espaces artificialisés et nullement les espaces naturels qui doivent être sanctuarisés.
Les thatchériens ici et ailleurs servent les profits privés en parant cette obsession de masques vertueux.

Ma critique, toujours radicale car allant à la racine, ne porte pas sur le principe de l’énergie solaire ou autre forme non invasive de production de l’électricité.
Ce qui agresse la biosphère tient à la privatisation de la production d’énergie.
Qui dit privatisation dit recherche du profit maximum et immédiat.
Le reste n’est qu’affaire d’emballage.
En invoquant la lutte contre les gaz à effets de serre, les firmes et leurs agents dans l’appareil d’état veulent gagner de l’argent.
Qu’importe, pour ces intérêts cupides, le devenir de la nature !
Comment s’étonner que les « amis des chasseurs » veuillent détruire la Nature pour satisfaire des appétits bien éloignés des nobles desseins écologiques affichés.
Le projet de loi gouvernemental est une agression de plus contre le vivant.
Il oppose la préservation du climat et celle de la biodiversité.
Ça vous étonne ?

Gérard CHAROLLOIS

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