Du mur des arriérés à celui des indifférents.

Nos concitoyens subissent le bourrage de crâne de « l’horreur économique » et ignorent tout du grand défi matériel et éthique qu’est la mort de la nature, victime de homo economicus.
Bien sûr, généralement, à l’exception de l’infime minorité que sont les chasseurs, nos contemporains disent aimer la faune, les espaces naturels, les paysages préservés, les sites tranquilles.
Mais, ils veulent ignorer que tout ceci est condamné à disparaître en l’absence d’un changement radical de comportement.
Sans cesse et partout sur la terre, des hommes fautifs veulent aménager, artificialiser, rentabiliser, urbaniser, tracer des routes, édifier des résidences, accroître les rendements agricoles.
Tout élu local énoncera stupidement que son projet « d’aménagement »  ne porte qu’une infime atteinte au milieu, qu’il est  tellement écologique, tellement bien intégré et laisse persister une zone verte.
Zone verte que l’on réduira encore dans dix ans par un nouveau petit projet, avant de l’éliminer complètement juste un peu plus tard.
Et puis, la faune, ça sert à quoi ?
Le processus d’anéantissement perdure dans le silence complice des pouvoirs et des médias.
En France, lorsque la faune est évoquée au parlement, c’est toujours pour son malheur.
Tuer, détruire, limiter la biodiversité pour satisfaire le mur des arriérés est l’unique obsession de l’élu de circonscription.
Notre ami Pierre JOUVENTIN, auteur du livre « KAMALA une louve dans ma famille » fait observer que toutes les questions écrites posées par les parlementaires au ministère de l’écologie portant sur la présence du loup reflètent les préoccupations exterminatrices des arriérés.
La ringardise de la classe politique tient sans doute à son mode d’élection,, le scrutin uninominal à deux tours favorisant la mainmise de  groupes de pression très locaux, agissant contre la volonté démocratique du pays et contre l’intérêt général.
Le ministère ne peut dès lors que céder à ces pressions d’élus demandant la mort des 240 loups que compte la France qui pourrait en accueillir plusieurs milliers.
Arriérés, oui, ces individus qui refusent à des espèces le droit  de vivre, parfois pour des raisons de lucre, mais le plus souvent par a priori culturels.
Or, la biodiversité implique le respect des équilibres entre proies et prédateurs.
La Grande Bretagne, par ailleurs paradis relatif des animaux, victime de son insularité, nous en offre l’illustration.
Elle connaît une surpopulation de cervidés compromettant la régénérescence forestière.
Les « gestionnaires » des espaces boisés Anglais envisagent de recourir à des tirs de ces herbivores surabondants, procédé extrême, dégradant pour l’homme qui s’avilit toujours en se muant en tueur.
La solution serait la réintroduction des lynx et des loups dans ces forêts pour obtenir une régulation biologique, évitant à l’humain de faire l’apprentissage de l’acte abject de tuer.
La protection de la nature passe par celle des prédateurs et notamment des renards, rapaces et mustélidés, ceux-ci ne « buvant pas le sang de leurs proies avec leurs dents creuses, comme le racontent encore les chasseurs !
La belette, consommatrice de micro-mammifères, pesant cent Grammes et la fouine, la martre, le putois mangent la viande de leurs victimes et ne sucent pas leur sang.
Il est frappant de constater combien ceux qui la combattent par le fusil, le piège et le poison méconnaissent la nature.
L’ignorance caractérise ceux que les politiciens sans  honneur gratifient du terme de « gestionnaires de la faune ».
Culturellement, la société contemporaine évolue dans deux directions apparemment opposées :
1-Nos contemporains tuent de moins en moins, prélèvent de moins en moins de nature, et récusent la chasse, loisir perçu comme une violence primaire et débile;
2-Nos contemporains vivent dans un monde sans cesse plus artificialisé, aseptisé, éloigné de la nature dont ils se désintéressent.
Les arriérés ont une vision fausse de la faune, de la flore et des milieux naturels, percevant la biodiversité comme une nuisance à esterminer.
Les « modernes », urbains hors-sol, uniquement préoccupés de « culture anthropocentrique », n’ont aucune vision de la nature et s’enferment dans un univers de béton, d’acier et de verre, ne connaissant de la planète que les œuvres humaines sans mesurer qu’il y a bien d’autres formes de vies qu’il convient de sauver.
Pour ces urbains « dénaturés », les milieux naturels sont perçus comme dangereux et dépourvus d’intérêts.
L’arriéré est nuisible à la planète.
Le  « moderne » lui est étranger.
Parce que nous, humains, sommes omniprésents et puissants par nos techniques, nous ne pouvons pas nous désintéresser de la nature.
Nous devons tisser avec elle un lien d’alliance, de connaissance et j’ajouterai, d’amour.
Des espaces doivent être laissés aux requins de la REUNION, aux tigres, aux éléphants et ici aux grands prédateurs.
Sans l’émergence de cette culture nouvelle, l’humanité sera une impasse évolutive et la cause d’une catastrophe, d’un vaste biocide dont la planète saura bien se défaire.
Aussi, avant les billevesées économiques et spéculatives, avant les faux débats ressassés dans les médias, avant le nombrilisme spéciste, l’impératif est de sauver la nature.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

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