Les biophiles et la mort

J’apprends le décès de Francis HALLE survenu le 31 décembre à 23 heures.
Francis HALLE fut aux arbres et aux forêts ce que Brigitte BARDOT, décédée la semaine dernière, fut à la cause animale.
Deux vies, deux personnalités très différentes mais dont le point commun essentiel réunit tous les biophiles.
La Vie est la seule querelle qui vaille, vie des humains, vie des animaux, vie des espèces, vie de la Nature dans sa prodigieuse diversité, vie de chaque individu irremplaçable.
La voie de l’hominisation connaît bien des écueils, des impasses, des phases d’avancées et d’autres de régressions.
En 1792, CONDORCET parlait contre l’esclavage et la peine de mort.
Victor HUGO écrivit en 1832 son dernier jour d’un condamné.
Face à ces hommes de mieux se dressaient les hommes de traditions, de haines, de préjugés et il fallut des décennies pour que les idées plus généreuses, plus compatissantes, plus humaines l’emportent sur la cruauté et les ignorances.
Combien de temps faudra-t-il pour que la chasse ludique soit abolie, que la torture tauromachique soit rangée au musée des horreurs, que les gouvernements créent les vastes réserves biologiques intégrales pour lesquelles militait Francis HALLE ?
Cet homme de science et de conscience souhaitait que de vastes zones de l’ordre de douze mille hectares soient confiées à la Nature pour que se créent de nouvelles forêts primaires au terme de quelques siècles de respect de libre évolution.
Présentement, la société contemporaine putréfiée par le mercantilisme sordide tourne le dos au processus d’hominisation et compromet le devenir de la biosphère et de l’humanité.
La révolution dite conservatrice engagée par THATCHER et REAGAN débouche sur un néofascisme hostile à la science, à l’écologie, aux droits de la Nature et de l’homme.
Ce système pervers célèbre le culte de l’argent roi et de l’écrasement de tout ce qui contrarie les intérêts oligarchiques.
Je pense que les Théodore MONOD, les Brigitte BARDOT, les Francis HALLE n’aimeraient guère ce monde hostile à l’arbre, l’animal et l’homme.
Demain, le grain semé germera et alors nous pourrons dire que nous ne nous sommes pas levés pour rien contre les forces de la négation des faits et des valeurs éthiques.

--
--
---/---
.../...

 

 

 

--
---

---/---

---/---

 

--
--

---/---

---/---