Vivre sans les bêtes ? C'est trop bête...

Voici un communiqué des JNE (Association des Journalistes-écrivains pour la Nature et l’Ecologie).

Les JNE (Journalistes-écrivains pour la Nature et l’Ecologie) déplorent la disparition soudaine de l’émission « Vivre avec les bêtes », animée par Elisabeth de Fontenay et leur confrère Allain Bougrain Dubourg sur France Inter. Cette décision est symptomatique du manque d’intérêt des décideurs de la plupart des médias pour la nature, les animaux et le monde vivant en général, en totale contradiction avec les goûts du public.

Plus de la moitié des foyers français accueillent au moins un animal, et nos citoyens sont friands d’informations à leur sujet. La disparition de « 30 Millions d’amis » avait provoqué un tel tollé que l’émission télé a été rachetée et continue aujourd’hui. Parmi les deux seules émissions qui aient résisté au rachat de Direct 8, on trouve « Les Animaux de la 8 ». De son côté, « Vivre avec les bêtes » a été plébiscitée avant qu’on la déplace vers un horaire plus difficile. La décision de sa disparition n’est donc sans doute pas seulement liée au seul audimat, mais certainement à un désintérêt de la direction sur le sujet des rapports entre les hommes et les autres êtres vivants.

Alors que les animaux viennent de changer de statut légal et sont désormais considérés comme des êtres sensibles quittant leur ancien statut de « bien meuble » sous la pression des intellectuels et du public, alors que la France est en pleine négociation de la convention biodiversité et que s’ouvrent les discussions au parlement sur ces sujets importants, n’y a-t-il pas là un « décalage horaire » ? « Vivre avec les bêtes » était une émission intelligente, enrichissante, unique en son genre, nécessaire. Elle nous ouvrait sur des thématiques d’actualité peu accessibles ailleurs. Elle méritait mieux.

De plus en plus, les JNE constatent que trop de médias diffusent des erreurs sur les animaux, car ils ne cherchent pas les infos à la source, et répètent les mêmes inexactitudes d’article en reportage. Que de désinformation sur les loups, les ours ou les vautours ! Et quel manque de connaissance sur notre patrimoine naturel… Le danger de ce manque d’éducation à la nature est tout simplement l’ignorance des menaces qui pèsent sur elle, et un bien piètre environnement pour les générations futures. Un monde totalement humain serait… inhumain.


24 juin 2014

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