L’humain se trouve confronté à un défi létal : sa prolifération, la maîtrise qu’il a acquise sur le monde, sa cupidité dont le « « libéralisme économique » est la manifestation flamboyante polluent, artificialisent, épuisent les ressources de la planète, altèrent la composition chimique de l’atmosphère et donc le climat, anéantissent la biodiversité, rabaissent les salariés en « capital humain », réifient l’animal, nient la Nature lorsqu’elle ne sert pas de décor à ses exploitations touristiques.
La communauté scientifique s’alarme.
Des zones du globe vont devenir inhabitables et il s’avère de plus en plus probable que l’aventure de l’espèce « homo economicus » sera une impasse évolutive.
En effet, nul dirigeant ne nie les évidences, les données objectives, mais il ne peut plus rien pour sauver l’humanité.
Bien sûr, d’aucuns railleront ce catastrophisme et il n’est jamais bon d’être CASSANDRE.
Mais au stade de mes observations et études, j’en arrive à cette conclusion définitive.
Pourquoi ?
Si l’altération du climat, l’épuisement des minerais et sources de carbone du sol - fruit de quatre cent millions d’années de travail de la Terre - la disparition des espèces végétales et animales perdureront jusqu’à la chute finale, c’est que le système ne peut pas faire autrement.
A l’échelon planétaire, le commerce, les entreprises privées, la concurrence et la compétition font la loi et les dirigeants émargent tous à la secte des adorateurs de ces dogmes.
Or, ce système repose sur une drogue létale : le profit.
Pour faire du profit sans lequel l’entreprise privée meurt et sans lequel le milliardaire s’étiole, il faut exploiter, croître, investir, spéculer, donc épuiser la nature, asservir l’opprimé.
Pas de profit sans flexibilisation du salarié, sans élimination des normes environnementales contraignantes, sans recours aux fruits de la terre : animaux, végétaux, pétrole, charbon, minerais rares et autres.
Le système porte en lui-même l’annonce de sa chute.
On ne peut pas croître indéfiniment dans un monde nécessairement fini.
Alors, la décroissance ?
Le mot sent trop son sado-maso qui aspire au sacrifice et à l’expiation.
Je préfèrerais une croissance purement qualitative qui élève la Nature au rang de priorité .
Confrontés aux signaux de détresse des scientifiques, la secte « libérale » invente les énergies renouvelables, ici et maintenant l’éolien et le photovoltaïque.
Partout, des entreprises privées, dopées aux subventions, aux exonérations fiscales, aux tarifs majorés de revente de l’électricité, mitent les forêts et les prairies pour y implanter leurs hachoirs à oiseaux et chauves-souris et leurs lèpres parfaitement vaines.
Car les actionnaires de ces sociétés très privées ne font que vendre du vent.
Il est démontré que ces agressions contre la Nature ne remplaceront aucune autre énergie.
C’est d’ailleurs une loi de la dynamique du système qui veut que lors de l’apparition d’une source nouvelle d’énergie, elle se surajoute aux préexistantes sans les faire disparaître : le charbon succéda au bois, le pétrole au charbon, le nucléaire au pétrole et au gaz, mais l’humain consomme toujours plus de bois, de charbon, de pétrole, de nucléaire.
Couvrir la France d’éoliennes et de champs de photovoltaïques rapportera beaucoup aux actionnaires sans se substituer aux autres modes de production d'électricité.
Observons d’ailleurs, pour ne parler que des gaz à effet de serre, que la production d’électricité n’est pas l’unique source d’émission : les transports, l’agriculture, la chimie ne vont pas fonctionner à l’éolien et ont besoin d’oxyder du carbone.
L’excellent Etienne de LA BOÉTIE, en 1546, dans son petit livre sur la servitude volontaire nous enjoignait : « refusez de servir et vous voilà libres ».
Le problème des « opprimés » ne tient pas aux « oppresseurs » mais aux opprimés qui se soumettent.
Refuser de servir, dans l’acception de LA BOÉTIE, ne signifie pas brûler les feux rouges, commettre des excès de vitesse et ignorer les règles d’hygiène et de prévention des maladies que nous prescrit la médecine.
Refuser de servir, c’est regarder les programmes des candidats aux élections et non l’image des candidats que distille la presse. C’est apprécier le message de Greta TUMBERG et non la personne de Greta TUMBERG.
C’est, quand on est salarié, employé, ouvrier, chômeur, retraité, amoureux de la Nature, respectueux de l’animal, ne pas soutenir des « oppresseurs » qui servent les lobbies et les actionnaires.
Refuser de servir, c’est échapper au syndrome de STOCKHOLM qui veut que l’otage aime son agresseur.
Si les opprimés décidaient de ne plus servir, la vie aurait pu être sauvée et les valets des lobbies qui mènent ce monde ne seraient plus présidents.
Gérard CHAROLLOIS   

Dans les régions, des élus locaux fossilisés, pseudo-socialistes et communistes béton-bitume, sévissent et ne rêvent que de « déviations », de « zones industrielles », de « croissance quantitative » et non qualitative, à l’instar des élus de la secte libérale adorateurs des entreprises privées.
Ces élus flattent le chasseur, le « beauf » .
Loin de préparer le monde d’après, ils perdurent à satisfaire aux tares du monde d’avant-hier.
A l’échelon national, les forces d’argent et les lobbies du poison et du saccage de la Nature espèrent régner indéfiniment, se jouant des colères puériles de l’opinion publique émiettée en tribus groupusculaires.
Aucune force ne menace le pouvoir des conservateurs du monde ancien, celui du mépris de la Nature, de l’animal et de l’humain.
L’an prochain, les Français râleurs, après avoir bien vociféré dans les rues, après avoir rempli les cortèges contestataires, rempliront les urnes au profit de Mme THATCHER qui aura, en 2022, la tête d’Emmanuel MACRON ou pire encore de Xavier BERTRAND, l’homme du CPNT.
Après les régions et l’état nation, voici l’Europe, elle aussi dirigée par des serviteurs du Marché, des firmes, des célébrants du culte du commerce, valets des entreprises du poison agricole.
Alors, iceberg droit devant !

Voici la cohorte des complotistes, climatosceptiques dits climatoréalistes persuadés que les rapports du GIEC émanent d’une secte écologique.
Certains se parent même de titres scientifiques pour nier les faits constatés par la science.
L’altération d’origine humaine du climat ne laisse place à aucune controverse d’un point de vue purement physico-chimique.
Les activités agricoles et industrielles modifient la composition chimique de l’atmosphère ce qui se quantifie de manière rationnelle, en captant les P P M (particules par millions).
L’atmosphère recèle des gaz moléculaires (O2, N2 et des traces notamment de CO2, H2O et CH4).
Or, une molécule comptant trois atomes dont deux sont de corps simples différents possède un effet de serre en piégeant le rayonnement infrarouge.
Le gaz oxygène (o2) et l’azote atmosphérique (n2) ne sont pas des gaz à effet de serre.
Le gaz carbonique (CO2), en revanche, possède cet effet et il est désormais plus abondant qu’il ne l’était avant l’ère productiviste.
La démonstration est imparable mais l’animal humain demeure irrationnel.

Le Conseil d’état, par arrêt du 28 juin 2021, vient de faire application de la directive européenne relative à la conservation des oiseaux telle qu’interprétée par la cour de justice de l’Union européenne en son arrêt de mars dernier.
La chasse à la glu autorisée dans cinq départements du sud-est de la France est définitivement interdite comme non sélective.
Des braconniers usaient de bâtonnets enrobés de glu pour piéger les oiseaux, officiellement des grives et des merles devant leur servir d’appelants à la chasse aux turdidés dans une région où les merles avaient disparu.
En pratique, tout oiseau pris dans la glu était irrémédiablement perdu pour la nature, ce qu’a dit la cour de justice de l’Union européenne, organe suprême ayant mission de dire le droit de l’Union.
L’Espagne avait été condamnée en 2004 pour ce braconnage à la glu, mais fidèle à sa pusillanimité en face des chasseurs, le gouvernement français attendit une mise en demeure de l’Europe pour cesser cette pratique bien peu conforme au respect de la biodiversité et à la dignité humaine qui passe par le refus de tuer sans nécessité.
Depuis un décret du 17 août 1989, le gouvernement français couvre le braconnage en autorisant des chasses cruelles et nullement sélectives : gluaux dans le Sud-Est, matoles pour tuer des alouettes dans le Sud-Ouest, lacets pour étrangler des grives dans les Ardennes.

Des « élus locaux », dont beaucoup nous font honte, retrouvent leurs fiefs où ils jouent aux féodaux d’antan distribuant subsides et prébendes à leurs protégés.
Les élections régionales et territoriales sont marquées par une abstention sans précédent (66%) et par le maintien à la tête des collectivités locales des mêmes personnages souvent fossilisés dans des idéologies ultra-réactionnaires.
Doit-on blâmer les électeurs de réélire des Wauquiez qui offre six millions d’euros d’argent public à la mafia cynégétique et un Bertrand qui suit son collègue conservateur dans cette affectation scandaleuse des deniers de sa région ?
Il n’y a d’ailleurs pas qu’eux pour flatter les ennemis de la terre et en Aquitaine, de pseudo-socialistes servent aussi le lobby de la mort loisir et le lobby des aménageurs de l’espace naturel.
Le peuple vaut mieux que ces élus locaux.
En Auvergne Rhône-Alpes, seuls 14% des électeurs ont choisi le leader de la droite de l’argent et des gros fusils et ce candidat qui se réjouit de garder son hochet a perdu cinquante mille voix par rapport au précédent scrutin régional.
Les élections ne furent pas truquées et, en droit constitutionnel, les résultats sont valides.
Ces personnages sont élus légalement.
Mais quelle est leur légitimité ?

 Un vent mauvais souffle sur le monde et les idées perverses qui ensanglantèrent le siècle passé renaissent avec l’oubli de la cruelle leçon terminée en 1945.
Les mauvais sentiments, la haine, la violence, la thanatophilie, les identités meurtrières, l’idéal du jeune SS aux poings de fer, les pourfendeurs du féminisme, des homosexuels, des gauchistes, des pusillanimes redeviennent à la mode.
Peuples, que vous avez la mémoire courte !
Dans la veine de cette idéologie qu’il faut bien qualifier de réactionnaire, je découvre une vidéo dans laquelle deux professeurs de philosophie, Luc Ferry et Michel Onfray (qui nous avaient naguère offert de bien meilleures pensées) fustigent les écologistes indistinctement et invitent quelques intervenants qui passent de la condamnation philosophique aux éructations hargneuses à l’encontre de la seule pensée neuve qu’ait produite notre époque et dont la diversité et les contradictions fructueuses font la richesse.
Parce que fort justement, Madame le maire de Poitiers supprime les subventions à un aéroclub en indiquant opportunément qu’il serait souhaitable que les enfants rêvent à d’autres choses qu’à mécaniser le ciel, celle-ci devient une émule d’Hitler qui veut régir les rêves des hommes.

Je suis militant du parti de la vie.
Je ne candidaterai à aucun scrutin politique et je ne vous donnerai aucune consigne positive de soutien à tel ou tel parti, tel ou tel leader.
Je vous fais confiance, amis lecteurs, pour opter en faveur de ceux qui défendront l’arbre, l’animal et l’homme et dont les divisions me navrent.
En revanche, je vous appelle à un civisme nécessaire car lorsque les meilleurs s’abstiennent et se taisent, on n'entend plus que les pires.
Je sais vos déceptions, votre scepticisme face à une démocratie truquée, non pas par le bourrage des urnes ou la falsification des résultats, mais par une propagande d’autant plus redoutable qu’elle est insidieuse, sournoise, parée de transparence.
Cette propagande joue sur le discrédit, la délégitimation des opposants diabolisés et dépeints en personnages effrayants.
L’ignorance et la peur font marcher le troupeau : peur des partageux et des révolutionnaires rouges, d’un côté, peur des fascistes, de l’autre côté, peurs parfaitement illusoires de part et d’autre mais d’une redoutable efficacité pour pérenniser indéfiniment le règne des thatchériens.


Tel est le titre d’un livre que Pierre JOUVENTIN, écologue et éthologue, directeur de recherches honoraire au CNRS, consacre à canis lupus.
Le loup, ancêtre de tous nos chiens, effrayait les enfants des siècles passés et symbolisait le mal, l’insoumis, le sauvage, aux temps obscurantistes de l’ignorance de son comportement.
Persécuté par les chasseurs et les agriculteurs, il avait disparu de France vers 1920.
Moins hostiles à la vie sauvage, les pays voisins conservèrent des populations lupines : 2000 loups vivent en Espagne et 1500 en Italie.
Aucune attaque d’homme par des loups n’est à déplorer en Italie, en Espagne, en Pologne, si on exclut de vieilles narrations douteuses datées de plusieurs siècles.
En novembre 1992, deux loups Italiens furent observés dans le parc du MERCANTOUR, au-dessus de NICE.
Immédiatement, les ennemis de la terre, chasseurs et éleveurs, s’agitèrent sur le mode habituel qui les caractérise : imposture et violence brutale.
Ce lobby contre-nature ne veut pas de loup, comme il ne veut aucun prédateur, aucune nature sauvage et libre.
Les montagnes sont, pour ces gens-là, des parcs à moutons soumises à un pâturage excessif détruisant la flore et empoisonnant les sources par les déjections des ovins traités aux anti-parasites.

Il y a une trentaine d’années, la FNSEA, ses relais politiques et le monde des affaires polluaient la pensée des bonnes gens en leur vendant le concept de « biocarburants ».
Belle idée, le colza, le tournesol et autres plantes cultivées allaient terrasser les méchants pétroliers en substituant les huiles végétales aux hydrocarburants pour nourrir les moteurs gloutons.
Seulement voilà, pour produire des agrocarburants, il faut des engrais, des biocides, de la mécanisation, consommer de l’espace, défricher, donc empoisonner la terre et utiliser : du « pétrole » !
En fait, le mensonge des « biocarburants » couvrait une volonté de profit pour des intérêts bien peu écologiques.
Initialement, nombre de contempteurs du pétrole tombèrent dans le piège de l’agriculture ultra-productiviste.
Aujourd’hui, nul n’est plus dupe de cette imposture.
Voici le mirage des énergies dites « renouvelables », pur concept et beau slogan pour bureau de publicité.
Attention, il s’agit là encore d’un piège tendu par les affairistes, les thatchériens adorateurs des entreprises privées.
Leur objectif n’est nullement de fournir une « énergie propre » mais de vendre des installations, du matériel et, comme toujours de manière obsessionnelle, faire du profit en vendant du vent à de nouveaux Don Quichotte.

03
Octobre 2021
Manifestation contre la chasse à Bordeaux
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