Le monarque, constatant que l’horizon s’éclaircit pour sa réélection en 2022, tombe le masque d’imposture.
Oubliés « le gauche et droite en même temps, la révolution écologique, la manière nouvelle de faire de la politique ».
Flanqué de ses ministres issus des Républicains, (chasse, pesticides, béton, bitume et traditions), il sert docilement les intérêts des lobbies contre l’intérêt général, le bien public sacrifié, les droits sociaux dynamités, la préservation de la nature insultée.
Il y eut les scandales des textes réglementaires dictés par les chasseurs, ces individus ultra-minoritaires qui insultent la dignité humaine tenant à la capacité d’empathie.
Il y a aujourd’hui le retour des néonicotinoïdes dans les champs de betteraves et la basse manœuvre du gouvernement pour supprimer les enquêtes publiques préalables aux projets d’aménagements, donc de déménagement de « l‘environnement ».
Le fond et la forme en disent beaucoup sur le caractère du pouvoir en place.
L’article 25 d’un projet de loi prévoyait que certains projets industriels pourraient faire l’objet d’une procédure accélérée et assouplie de la part des préfets.
Ceux-ci pourraient s’affranchir de l’enquête publique préalable.
Cette atteinte aux normes protectrices de « l’environnement » heurta suffisamment les députés pour qu’une majorité d’entre eux, lors du débat en séance publique de l’assemblée, amende cet article 25 du texte gouvernemental.
Mais le pouvoir n’apprécia guère cette indocilité de ses petits soldats et, en soirée, alors que l’hémicycle parlementaire s’était vidé, en présence d’une vingtaine de députés, sollicita, conformément au règlement de l’assemblée, une nouvelle lecture de son texte et l’adoption de l’article précédemment rejeté, voulu par les « aménageurs ».
Ce n’est pas le sénat, dominé par les conservateurs de « chasse, pesticides, béton, bitume et traditions » qui rectifiera le projet de loi en un sens plus favorable à la nature, à la démocratie participative, à la simple probité.
La secte thatchérienne qui exerce sa dictature de fait sait que « There is no alternative ».
Alors, avec morgue, elle poursuit ses exactions mafieuses au service des lobbies qui la financent et la maintiennent au pouvoir.
Et puis, en sous-sol, il y a les basses manœuvres orchestrées pour protéger les « copains » lorsque ceux-ci redoutent les foudres de la loi qu’ils ont violée faute de pouvoir la transgresser légalement.
Que de travail pour une presse d’investigation, s’il en reste une ?
Qui nettoiera les écuries d’Augias ?
Le bon peuple regarde ailleurs et lorsqu’il sent les miasmes effleurer ses narines, tourne la tête en disant : « Tous pourris ».
Alors, rien ne change et les mêmes intérêts mafieux putréfient l’Etat en servant chasse, pesticides, béton, bitume et traditions.
Voilà qui prépare des lendemains bien cruels pour les hommes et la Nature.


Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

La presse mentionne la publication d’un livre rédigé par le président national des chasseurs préfacé par l’actuel garde des sceaux en un temps où il était avocat.
Je ne commenterai pas un livre que je ne lirai pas, faute de temps à gaspiller, le temps étant notre bien le plus précieux.
La presse énonce d’ailleurs les meilleurs morceaux de l’ouvrage dans le style habituel des ennemis de la terre que je connais trop.
Les protecteurs des animaux sont injuriés en extrémistes, intégristes, fanatiques, adversaires du genre humain, minoritaires et marginaux et autres propos subalternes et dérisoires.
Que 82% des Français contemporains souhaitent des dimanches sans chasse n’y change rien.
Que le nombre des chasseurs s’effondre n’ébranle pas l’arrogance des propos.
Ni dans mes chroniques diffusées sur Youtube, ni dans mes lettres je ne m’abaisserai à l’injure à l’encontre de quiconque.
L’injure de l’ennemi marque l’indigence de la pensée.
Ce qui vaut est la réflexion de fond.
Sans doute n’y a-t-il pas, dans notre temps, de débat de fond plus discriminant que celui relatif au rapport à la vie et à la mort, au respect des êtres sensibles, à l’approche de la nature, à l’acceptation ou au refus de la violence, à la compassion envers toute souffrance ou le mépris d’autrui.
La chasse mort–loisir, la corrida mort–spectacle, clivent la société et creusent un fossé plein de sang entre ceux qui aiment et ceux qui tuent.
Que peuvent se dire les humains placés d’un côté ou de l’autre de ce gouffre ?
Le dialogue est impossible.
L’insulte est misérable et n’ajoute rien si ce n’est une brève satisfaction à celui que frappe une impuissance à argumenter au fond.
Comment pouvez-vous prendre du plaisir à ôter la vie ?
Cette injonction porte plus et mieux que les invectives puériles et trépignantes de ceux qui vocifèrent des injures.
A propos : savez-vous que le sanglier possède une intelligence équivalente à celle de votre chien et qu’il peut s’apprivoiser tout aussi aisément ?
Inutile de débattre avec ceux qui ne nourrissent pas l’élémentaire respect de la vie.
Ils ne sont pas de notre espèce par l’éthique.
Gérard CHAROLLOIS

La France n’échappe pas à la déliquescence de la vie publique et des personnages aussi caricaturaux que messieurs Trump et Bolsonaro font école.
La politique se mue en spectacle d’illusionnistes dont l’anesthésie des citoyens est le but suprême.
La parole publique n’a plus aucun sens, aucune crédibilité, aucun contenu et les dirigeants ne sont que des acteurs en représentation permanente.
Hélas, les citoyens ne votent plus pour congédier ces personnages discrédités, dévalorisés, rejetés au point qu’ils ne peuvent plus rencontrer les foules et doivent s’abriter derrière de lourds appareils sécuritaires.
Mais, ils sont là pour mille ans, tous interchangeables, tous serviteurs de la même petite oligarchie, un redoutable « état profond » qui n’a rien à faire de la démocratie et qui sait s’en jouer.
Lors des élections au parlement européen, le parti présidentiel échoua dans son objectif et arriva second.
Le Général de GAULLE en aurait tiré les conséquences qu’il tira le 27 avril 1969 en démissionnant lorsque le peuple le désavoua.
Les élections municipales révèlent un rejet massif de la politique du président MACRON, échec sans précédent par son ampleur.
Les écologistes gagnent ces élections, mais le pouvoir oligarchique ne bouge pas d’un cheveu.
Un premier ministre issu du parti les REPUBLICAINS (chasse, pesticides, béton et traditions) remplace un premier ministre de la même secte contre nature.
Aucune mesure écologiste ne sera adoptée et la guerre aux services publics, aux droits sociaux, à la faune sera perpétuée sans le moindre complexe, toute honte bue.
En démocratie, le président devait remettre la politique de la France à ceux qui ont gagné les élections : donc les VERTS et leurs alliés.
Mais nous ne sommes plus en démocratie et je déplore la pusillanimité de l’opposition qui feint de croire que le jeu n’est pas pipé, à croire que chacun y trouve son compte.
Ainsi, nos amis, députés Insoumis, siègent à ce qui tient lieu d’assemblée nationale sans s’insurger contre l’existence d’un système pervers supprimant une véritable assemblée nationale représentative du pays pour lui substituer une ridicule chambre d’enregistrement totalement déconnectée du peuple.
Cette agonie de la démocratie ne tient pas à la seule personne du monarque actuel.
Demain, l’oligarchie lui trouverait un remplaçant en cas d’usure prématurée.
Le fait ne résulte pas d’un homme mais d’un système sournois tout autant que totalitaire.
Il conviendrait que l’opposition prenne la mesure du mal et s’unisse, non pas pour écarter un homme, mais cette oligarchie qui fait les rois du temps.
Il est urgent de rétablir la démocratie.
Il faut le faire dans l’intérêt de l’homme mais aussi de l’animal et de la nature.
Dans le système actuel, les lobbies imposent leurs lois à l’immense majorité des citoyens.
La preuve par la chasse, ce loisir débile, cruel et anachronique récusé par 80% de nos contemporains mais bien gardé par l’oligarchie et ses rituels snobinards, sa morale dominatrice et d’exploitation.
La vérité est que le peuple vaut beaucoup mieux que ses élus parce que la politique inspire trop de nausée ; les meilleurs s’en détournent.
Malgré les discours imposteurs des dirigeants, sachez qu’ils n’ont rien appris, rien compris et qu’ils serviront docilement ceux qui les firent rois.
Pauvre monde courant à sa perte !
Question, toutefois :
Observez vos semblables.
Trop d’entre eux sont irresponsables, se comportent en primates névrosés auto et hétéro-agressifs, avec leur mépris de la nature, leur négation des gestes barrières en cas de pandémie, marque de leur incivisme.
Alors, d’aucuns rêvent d’un état fort, autoritaire, vertueux et capable d’imposer aux délinquants, aux agressifs, aux ennemis de l’écologie et du bien public un comportement digne et responsable.
Je ne partage pas cet appel à un écolo-totalitarisme car j’ai confiance en la capacité d’une majorité des hommes de devenir meilleurs par la persuasion, l’instruction, la réflexion, le libre choix.
Bien sûr, toute société sécrète ses criminels et il faudra longtemps encore réprimer le meurtre, le viol, la pédophilie et demain la chasse, ce crime contre la nature.
Mais cela doit résulter d’une volonté démocratique.
Regardez les propositions courageuses adoptées par les 150 citoyens du groupe de proposition en faveur du climat.
Les mesures proposées, dans le cadre limité de la mission de cette conférence citoyenne, prouvent que, démocratiquement, les hommes peuvent choisir le bien public.
Je sais que le biocentrisme et la démocratie restaurée feront avancer une civilisation vers le choix de la vie.


Gérard CHAROLLOIS

Escamoté par les canaux médiatiques officiels, un débat de fond oppose deux sociétés : l’une considère l’animal comme un être intrinsèquement inférieur, de nature radicalement séparée, objet potentiel d’activité ludique et récréationnelle ou meuble susceptible de marchandisation.
L’autre considère l’animal comme un être sensible, capable d’éprouver d’une part, la douleur physique, d’autre part, la souffrance qui implique une conscience élémentaire.
La première approche autorise moralement la chasse, la tauromachie, l’absence de précaution dans l’expérimentation et l’abattage des animaux.
La seconde approche implique nécessairement l’abolition de la chasse, mort–loisir, de la torture tauromachique, mort-spectacle, et exige des précautions dans toute utilisation scientifique ou économique de l’animal, être sensible.
En éthique de conviction, posant en principe scientifiquement acquis que l’animal ressent et éprouve douleur et souffrance, il ne saurait être traqué, mutilé, tué par simple jeu, pour tromper l’ennui, pour assouvir une pulsion de violence.
Albert CAMUS, évoquant la sagesse de son père, face à la peine de mort disait : « Un homme, ça s’empêche ».
Un homme ne doit pas infliger à un être sensible, humain ou non humain, une maltraitance et a fortiori la maltraitance suprême qu’est la mort .
En cela, je pose en principe éthique impératif qu’il convient non pas de réformer, mais d’abolir la chasse et la corrida.
Des raisons morales évidentes l’exigent.
Voudrait-on réformer la torture, l’esclavage, adoucir la peine de mort, ériger la guerre en jeu non létal ?
Ce n’est pas essentiellement parce qu’elle occasionne des accidents, qu’elle trouble la quiétude des promenades en forêt, ni même parce qu’elle compromet la biodiversité qu’il faut abolir la chasse, mais parce qu’il n’est pas concevable du tuer pour se distraire, à titre de récréation.
Broyer des chairs, briser des os, répandre du sang, semer l’effroi, ôter la vie sont des actes contraires à la dignité humaine.
Oui, « un homme, ça s’empêche ».
Le lobby chasse s’avère impuissant à combattre cette objection fondamentale et réplique de deux manières :
- d’abord par une propagande grotesque, sur le thème de la gestion de la faune, propagande qui ne résiste pas à l’analyse puisque la chasse, loin de résoudre les déséquilibres écologiques, les crée.
- surtout, en voulant ostraciser les opposants à la chasse que le président national des chasseurs rêve de « choper pour leur casser la gueule ».
On a les argument qu’on peut.
Mais, il est impossible de nier que l’animal est un être sensible et que la chasse-loisir devient incompatible avec cette découverte.
On ne peut pas impunément jouer à tuer des êtres sensibles.
Nous devons patiemment, fermement, calmement énoncer ces vérités qui dérangent.
L’opinion publique assimile progressivement cette éthique nouvelle.
Est-ce à dire, parce qu’il faut abolir la chasse, que cette abolition va survenir l’an prochain ?
Ce serait bien naïf que de le croire.
Le monarque, à l’instar de nombreux politiques, ignore ce qu’est le peuple et il pense le flatter en invitant amicalement les dirigeants du lobby chasse en son palais.
Quand bien même, un président de mieux, écologiste ou Insoumis, s’installerait à l’ELYSEE, il ne pourrait qu’abraser la chasse, supprimer la vénerie, le cruel déterrage, les chasses dites traditionnelles.
L’abolition de la chasse est affaire d’évolution inéluctable des mentalités.
Il n’y a pas d’un côté, ceux dont je suis, qui expliquent posément l’objection éthique fondamentale d’une incompatibilité de la mort–loisir avec la dignité humaine et, de l’autre, ceux qui proposent de « manger l’artichaut feuille à feuille ».
Tout recul de la cruauté, du mépris du vivant, toute avancée de la prise de conscience sont opportuns.
Des dimanches sans chasse, l’interdiction des gluaux pour la capture des petits oiseaux, l’arrêt des chasses de nuit des oiseaux d’eau, la préservation des prédateurs et l’abandon de la notion de « nuisibles » devraient être salués.
De même, l’interdiction des arènes sanglantes aux mineurs ne retire rien à l’horrible souffrance du taureau supplicié, mais ce serait une marche vers l’abolition de l’avilissement des foules lorsqu’elles se réjouissent d’un supplice.
Je n’oppose pas l’éthique de conviction, que j’assume, et l’éthique de responsabilité.
Lorsque j’ai commencé à militer pour la nature, la France comptait deux millions cinq cent mille chasseurs.
Aujourd’hui, ils sont moins de huit cent mille et non un million trois cent mille comme ils le disent mensongèrement.
Leur nombre diminue chaque année, malgré leurs efforts de propagande et de recrutement.
Pourquoi ?
Parce que la perception de l’animal a changé.
Les générations montantes ont appris qu’un chien, un chat, mais aussi un sanglier, un renard, un chevreuil, une macroule veulent vivre et qu’il est bon de leur laisser la vie.
Victor HUGO a écrit : « Rien n’arrête une idée dont le temps est venu ».
Si, pour l’heure, à l’abri de la veulerie des politiques, les chasseurs font encore la loi, ils sentent bien que le monde d’où ils viennent glisse vers son anéantissement.
Un jour, la chasse sera abolie.
Bien sûr, nous, voltigeurs de pointe dans les champs de mines des lâches conformismes, n’obtiendront ni décorations, ni subventions, mais nous n’en voulons pas.
Pour faire avancer la cause du vivant, ne vous demandez pas s’il faut suivre les durs, les mous, les ultras, les modérés, les purs qui épurent, les prudents qui négocient, soutenez tout ce qui va dans la bonne direction.
La bonne direction : gagner contre l’esprit qui nie la vie.
Apprenons aux hommes à respecter la vie et nous aurons fait notre devoir d’hommes.

Gérard CHAROLLOIS

Un policier blanc écrase la trachée artère d’un homme noir aux USA et les cités américaines s’enflamment.
Le psychopathe, élu parce que milliardaire et parce que sachant parler aux « beaufs », grand ennemi des ours de l’Alaska, ne condamne pas le meurtre mais les violences qui en découlent.
George FLOYD est mort victime de la brutalité tellement caractéristique du primate qui s’imagine supérieur, créé par des divinités et à leur image, maître de la terre et de tout ce qui y vit.
Une fois encore la cruauté primaire, la violence qui rabaisse l’homme bien en-dessous de l’animal s’est manifestée aux USA, pays qui vénère les armes à feu, la domination, l’exploitation, le mépris des plus vulnérables, pays d’un darwinisme social de droite édictant que les forts doivent régner et écraser les faibles.
Qu’il bombarde DRESDE ou édifie des camps d’extermination, qu’il assassine un journaliste dans les locaux d’une ambassade en Turquie, qu’il tue des amérindiens au NICARAGUA pour déforester et élever du bétail ou mutile des gilets jaunes avec des lanceurs de balles, qu’il traque le canard sauvage ou tourmente le taureau dans l’arène, l’homme, grand nuisible devant la nature, prouve qu’il n’est pas encore pleinement hominisé, pas à la hauteur de ce qu’il imagine être dans son orgueil mégalomaniaque.
Pour l’homme, depuis toujours, tout devient occasion de conflits, de guerres et d’anéantissement.
Tribus, cités, nations, races, espèces, toutes ces identités meurtrières offrent de magnifiques occasions d’exalter la violence stupide et sanguinaire.
La violence : voilà le mal absolu.
Qu’un blanc tue un noir ou inversement, qu’un homme tue une femme ou inversement, qu’un jeune tue un vieillard ou inversement, qu’un aryen tue un sémite ou inversement, qu’une brute primaire tue un oiseau de passage ou une biche aux abois, l’horreur crie que cette terre est un enfer et le SS, l’assassin,le chasseur et le torero endeuillent le monde et avilissent l’homme.
Pour nous, humains hominisés, tout être vivant mérite le respect de son intégrité et nous ignorons les frontières ethniques, sexistes, spécistes.
Non pas que tous soient identiques.
La diversité fait la richesse de la vie.
Mais comment hiérarchiser les êtres vivants, sur quels critères ?
L’aptitude à faire parler les odeurs, à courir, sauter, nager, voler, résoudre une équation doit-elle être prise en compte ?
Réjouissons-nous de la multiplicité des talents, des cultures, des mœurs et manières et abolissons la violence, cette indignité irréductible.
Les suprématistes blancs et les émules de Frantz FANON qui parlait de « l’impatience du couteau » se rejoignent dans la fomentation de la haine et du mépris.
Il n’y a pas de bonne violence, de justes meurtres et il ne faut jamais dissimuler le sang qui coule, quelle que soit la direction de son flot.
Des dirigeants politiques sinistres sévissent ici et là, mais dans ses profondeurs, la société humaine s’achemine vers un état supérieur tenant à son intolérance à la mort, ce scandale définitif.
Les réactions suite à la mort de George FLOYD, aux USA, et les tentatives du pouvoir politique français pour minimiser les violences policières infligées à Nice à Geneviève LEGAY révèlent cette immunisation contre le virus de la banalisation du mal.
Même ces mauvais dirigeants politiques ont dû réagir à la pandémie de Covid19 qui, autrefois, aurait été supportée avec une relative indifférence par la communauté humaine.
Cette réaction sanitaire démontre que la vie devient une valeur importante pour tous les contemporains, à la relative exception d’un TRUMP et d’un BOLSONARO.
La vie prime sur l’argent et je participe ardemment à ce refus de la banalisation du malheur, à ce bannissement de la souffrance et de l’anéantissement.
Toute évolution s’accompagne de crispations « traditionalistes » qui se désolent devant ce souci du soin envers autrui.
Laissons les réactionnaires grincheux regretter le temps où l’on pouvait assassiner par millions et réifier l’animal, l’étranger, le différent, le pas du trou à bouseux où se forgeait l’identité meurtrière.
Bien sûr, le processus d’hominisation apparaît trop lent, trop vacillant pour nous qui éprouvons toute mort comme un deuil personnel.
Dire qu’en France, des Maurice PAPONS d’aujourd’hui ouvrent la chasse en juin, période sensible de reproduction de la faune.
Pour lutter contre les dangereux sangliers proliférants ?
Non.
Pour assouvir les pulsions de ceux qui ne savent pas encore que donner la mort est une obscénité.

Gérard CHAROLLOIS

Tout chasseur n’est pas fasciste, mais la chasse est un loisir d’essence fasciste.
Par son rituel guerrier, son goût des armes à feu et de la violence, sa banalisation de l’acte de tuer, sa culture de « pas vu pas pris » et ses dérives de mafia rurale, la chasse dégage un bien mauvais parfum rance.
Certains décideurs, émules de Maurice PAPON, croient utile pour leurs petites carrières de complaire à la mafia rurale en flattant la chasse, autorisant les tirs de corvidés, les battues, l’ouverture toute l’année de la guerre sans honneur faite aux animaux et, plus révélateur encore, en cédant à la tentation d’ériger en nouvelle milice les porteurs de gros fusils.
N’a-t-on pas vu un préfet confier une mission d’auxiliaire de la gendarmerie aux chasseurs de sa circonscription administrative pour veiller à la sécurité des biens ?
Un autre préfet envisagea d’user des tueurs agréés de notre faune comme auxiliaire dans la répression des réfractaires au confinement sanitaire de ce printemps inédit.
Un militant naturaliste, qui avait été menacé de mort par des chasseurs tout récemment, s’est vu interpelé par ceux-ci exigeant sans droit, en total abus, à vérifier son attestation de sortie de son domicile.
Ailleurs, avec la lâche complicité des élus et des autorités très locales , des voyous de la chasse assassinent des loups, des lynx dans le Jura, des ours dans les Pyrénées, tirent des aigles.
Et le président de la république assure le monde de la chasse de son soutien docile, insultant ainsi le peuple français dont l’immense majorité condamne le loisir de mort.
Ultra-minoritaires (1% de la population), voire devenus marginaux, les chasseurs écrasent sous la botte ce pays, cimetière des oiseaux migrateurs, honte de l’Europe en matière de préservation de la nature.
Depuis des années, j’invite tous les protecteurs de la nature, tous les amis des animaux, tous les démocrates à refuser le dialogue avec un lobby qui fait régner ici un climat délétère.
S’il est parfaitement légitime, dans une démocratie pluraliste, que le monde de la chasse qui existe encore, hélas, fasse entendre sa voix et défende ses intérêts, il est intolérable qu’une infime minorité impose sa loi à des politiciens sans honneur qui osent parler d’écologie en s’agenouillant devant un lobby cramponné à des archaïsmes.
Car, plus que les chasseurs « de base », ce sont les décideurs politiques les vrais responsables de cette dérive antidémocratique.
Exigeons le rétablissement des principes fondamentaux de la démocratie.
80% des Français veulent l’abolition de la chasse à courre. Abolissons-la.
82% des Français veulent des dimanches sans chasse. Interdisons la chasse le dimanche.
Renards, blaireaux, corvidés et autres ne sont pas des maudits et cessons de les persécuter.
Une réforme ?
Non, une révolution.
Refusons la culture fasciste et apprenons le respect de la vie, la récusation de la violence et cultivons l’amour de la Nature dans sa merveilleuse et si fragile diversité.

Gérard CHAROLLOIS

S’abritant derrière l’échec économique, politique et moral du soviétisme, une caste financière impose sa nuisance aux hommes et à la nature partout sur Terre.
Les totalitaires du siècle passé violaient les consciences.
Le libéralisme économique les prostituent par un conditionnement sournois.
Les crises révèlent les failles d’un système.
Les faits sont les suivants : naguère, l’Europe représentait une zone de prospérité, de puissance matérielle et d’innovations institutionnelles au nombre desquelles brillaient les Lumières, la démocratie, les droits de l’homme, le recul de l’obscurantisme, le triomphe de la raison et de la science.
Ces acquis indéniables qu’il conviendrait de dépasser et d’élargir se trouvent pervertis par une féodalité de financiers, d’affairistes, d’oligarques qui manipulent les peuples et choisissent les dirigeants politiques avant les citoyens et qui, pour s’enrichir, appauvrissent les pays naguère prospères et exploitent les pays à bas coût et à moins disant environnemental.
L’Europe était une civilisation. Ils en ont fait un club de marchands.
Que survienne une épidémie et l‘on découvre que la France ne produit plus les principes actifs des médicaments, plus de masques, plus d’oxygène, comme elle ne produit pas de smartphones ou d’ordinateurs.
Pourquoi ?
Parce qu’une poignée de parasites sociaux qui font les présidents trouvent plus rentable de faire produire à des milliers de kilomètres ce qui serait indispensable pour la sécurité sanitaire des gens.
Comment sortir du confinement et de la suspension de la liberté ?
Pour l’heure, les citoyens ont perdu bien des libertés : celle d’aller et de venir, de se réunir, de manifester, de rencontrer leurs amis et ils sont « assignés à résidence », traitement naguère réservé aux délinquants condamnés pénalement.
Bien sûr, cette mesure d’exception doit être validée car la vie est en jeu et qu’en perdant la vie, l’individu perd sa liberté et ses droits.
Mais cette forme d’incarcération ne saurait perdurer des mois et au-delà de ce qui est indispensable aux impératifs sanitaires, à la préservation du droit à vivre.
Une loi du 23 mars 2020 crée un état d’urgence sanitaire dérogatoire aux droits et libertés ce qui rappelle les lois d’exception adoptées en novembre 2015 en regard de la guerre de l’islamisme. Or, les pouvoirs utilisèrent ces normes de guerre dirigées contre les terroristes ennemis pour restreindre les libertés des militants pour le climat en toute impunité pour les auteurs de ces forfaitures.
Toute norme dérogatoire, nécessaire eu égard à des circonstances exceptionnelles, devrait être assortie de lourdes sanctions à l’encontre des autorités qui en feraient un autre usage que celui visé et justifiant effectivement la mesure.
Pour concilier une lutte essentielle contre la contagion et le retour à une vie libre, il faut des moyens matériels.
Le port du masque protecteur, mesure non invasive et non douloureuse, assurerait une meilleure protection que le test douloureux et susceptible de « virer » d’un jour à l’autre.
Mais voilà, la France ne produit pas suffisamment de masques pour l’ensemble de sa population.
Même les personnes exposées par leur profession rencontrent des difficultés pour en obtenir.
Alors comment et quand fournir ce moyen de protection à tous les citoyens ?
La secte libérale ne trouve pas rentable de lancer une production massive textile en Europe.
Elle paie de mots les soignants qui, en novembre dernier, écrivaient sur une banderole prémonitoire : « Ils comptent leurs sous. Demain nous compterons les morts ».
En Asie, d’où émerge tant de virus nouveaux en raison des conditions de traitement de la faune par des obscurantistes persuadés des vertus culinaires ou médicinales des produits animaux, le port du masque dans l’espace public est une pratique culturellement admise.
Les Européens ignorent cette précaution contre les agents pathogènes.
En l’état actuel des connaissances, nul ne peut dire comment évoluera le virus tant en ce qui concerne sa pathogénie que sa rémanence dans la population.
Il peut muter vers plus ou moins d’agressivité.
Il peut se révéler thermosensible, ce qui en aurait limité la persistance avec l’arrivée de la chaleur estivale, mais j’observe qu’il affecte aussi les zones tropicales.
Au pire, il pourrait perdurer 18 mois dans une société donnée et il est impensable de maintenir en assignation à domicile les populations durant une telle durée comme il est tout aussi impensable d’abandonner les personnes à la contagion.
Concilier le droit à vivre et la liberté passe par l’imposition du port du masque protecteur dans l’espace public avec, bien évidemment, une campagne d’information sur les mesures de désinfection systématique des mains.
Pour produire ces masques, pour pallier aux incidences sociales de l’épidémie, la banque centrale européenne, en dérogation aux injonctions stupides du traité constitutif édictées par la secte libérale, doit financer directement les Etats et non les banques privées.
Toute LIBÉRATION est une révolution.
Ne vous faites aucune illusion : les hommes au pouvoir ne vont pas construire une Europe sociale dégagée du service des intérêts de l’oligarchie et des dogmes libéraux.
Ils poursuivront leur exploitation féroce des hommes et de la nature.
La nature, parlons-en.
Elle respire.
Les abrutis aux gros fusils sont confinés et ne peuvent plus tuer le sanglier, la corneille et l’anatidé.
Quelle paix dans les zones naturelles et dans les villages !
Mais La situation actuelle génère une récession économique.
La secte libérale pourrait en profiter pour effectuer une relance « anti-écologiste » oublieuse de la protection de la biodiversité et du climat.
Ce serait une faute contre l’intérêt général et l’annonce d’autres catastrophes à venir.
À l’instar d’une conciliation entre deux impératifs : la lutte contre la maladie et la liberté, il convient de concilier une politique sociale et une défense vigilante de la biodiversité par une interdiction de la chasse et un moratoire sur les infrastructures nouvelles qui déménagent la nature.
L’humanisme et l’écologisme biocentrique ne font qu’un pour peu que naisse dans le cœur des hommes l’amour du vivant.
A défaut, l’humanité roulera vers des lendemains qui déchantent.

Gérard CHAROLLOIS

Face à un fléau, l’homme peine à comprendre, admettre et réfléchir.
Une peur modérée invite à la prudence.
Une peur massive paralyse la raison et condamne à l’impuissance.
Les grandes épidémies du passé générèrent des comportements que l’on retrouve en ces jours d’exception.
Lors des pestes de 1348, 1620 et 1720 à Marseille, il fallait apaiser un dieu colère, expier les fautes des hommes par des pèlerinages, des flagellations mais aussi des exactions contre les
 vecteurs du mal, notamment les juifs.
Tout mal appelle un coupable à punir et il faut trouver au désastre un bouc émissaire expiatoire.
Or, un agent pathogène n’a rien de divin et ne sort pas d’une éprouvette d’un savant fou.
Pour la peste, un stupide bacille sévissait et il fallut attendre 1894 pour qu’Alexandre Yercin l’identifie.
Ces temps ignoraient l’hygiène, les antibiotiques et les vaccins et le tiers de la population disparaissait en quelques semaines.
Les virus, indifférents aux antibiotiques, accompagnent le vivant depuis sans doute deux milliards d’années et s’adaptent aux milieux.
Par nos modes alimentaires, par nos déplacements frénétiques, par nos concentrations de populations, nous offrons aux virus des occasions favorables de mutation et de prolifération.
Rien de magique ou de conspirationniste dans ce mécanisme biologique.
Pour un virologue, ce qui surgit était prévu et seuls le moment et l’endroit restaient inconnus.
Un virus, demain, peut apparaître avec la contagiosité du coryza et la létalité du VIH initial et il faudra des décennies pour trouver une parade médicale.
D’où la nécessité d’empêcher impérativement la propagation d’un tel agent pathogène dès son apparition, avec interruption des mouvements de populations entre la zone d’émergence et le reste
 du monde.
D’un point de vue éthique, il me semble indifférent de savoir qu’une maladie guérit dans 95% des cas, car celui qui meurt se trouve mort à 100% et c’est cet individu qui m’importe sous l’angle
 moral.
N’en déplaise aux contempteurs de l’écologie, je ne substitue pas la nature, aujourd’hui, au dieu du moyen-âge.
En incriminant la consommation cruelle et nocive de la faune sauvage, dans l’émergence de la pandémie, et le rôle du transport aérien dans sa propagation planétaire, je ne formule pas des imprécations irrationnelles mais des données scientifiques.
Distinguons toujours la science et l’éthique non pour les opposer mais pour en réserver le champ différent d’investigation.
Il faut abolir la chasse, la corrida, tous les actes de cruautés envers le vivant pour des considérations éthiques.
Il faut traiter les pathologies par-delà le bien et le mal.
Pour moi, la vengeance de la chauve-souris et du pangolin est une métaphore et non un fait de raison.
Ainsi, pour prendre un exemple de ce double degré de réflexion, je dirai qu’il m’est indifférent que les plantes OGM soient ou non dangereuses pour notre santé, puisque je suis du parti des
 bleuets et des coquelicots par choix purement éthique.
Protégeons la nature non pas parce qu’elle est bonne (il existe des champignons vénéneux) mais pour des raisons morales.
Seuls ces impératifs éthiques permettront à l’humanité de de ne pas être une impasse évolutive.
Dans un million d’année, il se pourrait que rien ne demeure de la civilisation d’homo sapiens si celui-ci perdurait à n’être qu’un nuisible cupide et exploiteur.
Car la cupidité prévaut dans les malheurs des humains.
Pourquoi n’a-t-on pas interrompu les voyages entre la Chine et le reste du monde en décembre dernier ?
Parce que la mondialisation des échanges, l’industrie touristique, le bilan financier annuel des voyagistes et des transporteurs aériens imposaient un refus de sacrifier très temporairement
 leurs immenses intérêts économiques, à l’instar des négociants Marseillais qui en juin 1720 introduisaient la peste à MARSEILLE pour récupérer leurs soies orientales infestées.
Cette cupidité est à l’œuvre partout dans la société dite économiquement libérale vouée au culte de l’entreprise privée et du marché.
Les espaces naturels sont saccagés, les animaux réduits à des marchandises et le fonctionnement biotique de la planète est menacé.
Que pouvez-vous faire ?
Trois choses.
- Instruisez-vous pour comprendre le monde et acquérir la maîtrise nécessaire.
- Agissez pour mettre vos acquis au service de la vie.
- Regroupez-vous, pour constituer une force qui s’oppose à la force de mort des exploiteurs du vivant.
Faut-il avoir peur ?
Oui, mais que la peur soit constructive, source de prudence et de volonté de surmonter l’adversité.

Gérard CHAROLLOIS

La nature s’étonne.
Un étrange silence et une paix nouvelle s’installent sur la Terre.
Le grand nuisible, cancer de la terre, tortionnaire de la vie, semble avoir disparu avec ses gros fusils, ses moteurs vrombissants, son piétinement irrespectueux, son arrogance puérile.
Enfin plus de chasse, plus de grands travaux qui écrasent les espaces naturels et déménagent la vie partout.
Des hommes cruels et sots (tares indissociables) tuèrent, consommèrent la chauve-souris et le pangolin au nom de traditions ou de vertus médicinales imaginaires.
La faune sauvage ne demande qu’une chose : qu’on lui déclare la paix.
Certaines pratiques contre-nature favorisent l’apparition de virus nouveaux par mutations et franchissement de la barrière des espèces.
Le mal actuel résulte de ce processus bien connu.
Tout biologiste le sait mais l’animal humain demeure hermétique à la science et à la conscience.
Les déséquilibres écologiques, la surpopulation, les mouvements de masse sur la planète de l’espèce humaine agitée en tous sens ne pouvaient que déboucher sur la catastrophe sanitaire en cours.
Naguère, les pandémies avançaient à la vitesse du pas des hommes ou au mieux des chevaux.
Aujourd’hui, sans passeport, les virus prennent l’avion et la carte de l’épidémie recouvre celle des dessertes aériennes.
Peu probable que l’animal humain apprenne définitivement de l’épreuve qui le frappe.
Demain, un autre virus, tout aussi contagieux mais infiniment plus létal pourrait naître des pratiques d’exploitation immorale de la nature, des élevages concentrationnaires.
Présentement, le chant de la nature remplace momentanément le vacarme malfaisant des hommes cupides et déprédateurs.
Faut-il s’en réjouir ?
J’ai toujours préconisé une autre issue de secours, une autre sortie de la société de dévastation, une sortie non misanthropique, une issue de réconciliation de l’homme avec la vie dans sa merveilleuse et fragile diversité.
Science et conscience s’imposent.
Science, pour faire reculer la souffrance et la mort.
Conscience, pour abolir tout acte de violence et de cruauté à l’encontre des êtres vivants.
Je dis science, ce qui implique que l’humanité consacre des crédits illimités à la recherche bio-médicale pour vaincre les viroses, mais aussi les cancers et les leucoarioses, maladies neuro-dégénératives.
Ces maladies ne sont pas plus des fatalités que ne le furent la peste, le choléra, la phtisie galopante, la diphtérie et la variole vaincues ou éradiquées.
D’aucuns pourraient observer avec une indifférence froide les malheurs accablant ce calamiteux élu des Hautes-Alpes offrant au préfet une queue de loup ou ces électeurs de DORDOGNE préférant une route à la sauvegarde d’une vallée.
N’ont-ils pas mérité la vengeance de la chauve-souris et du pangolin ?
Personnellement, je préfère la conversion du grand nuisible à son châtiment.
Science et conscience sont accessibles à tous les hommes pour peu qu’ils s’en donnent la peine.
L’amour de la vie ne se divise pas.
Changeons de société et apprenons le respect d’autrui, c’est-à-dire celui de la chauve-souris et du pangolin qui ne nous veulent et ne nous feront aucun mal pour peu que nous renoncions à les manger.
Les ennemis de la vie s’appellent ici le chasseur et le virus car tous deux tuent.

Gérard CHAROLLOIS

Le pouvoir politique en place sert les féodalités de la finance, de l’agro-productivisme, des oligarques et de la chasse, révélateur du degré de corruption et d’indigence éthique des décideurs.
80% des Français condamnent le loisir de mort dont le nombre des adeptes n’est plus de un million trois cent mille comme le clament les petits GEOBBELS de la chasse, mais de l’ordre de huit cent mille.
Le 27 août 2018, le monarque recevait à l’ELYSEE ses amis les chasseurs dont leur lobbyiste professionnel. Le lendemain matin sur FRANCE-INTER, Nicolas HULOT, alors ministre de l’écologie, annonçait son départ du gouvernement, cette réception cynégétique étant la goutte d’eau qui fit déborder le vase des impostures.
Diminution du coût du permis de chasser et promesses d’autres cadeaux à venir signaient la soumission du chef de l’état français à un lobby hargneux, cramponné à ses privilèges, obsédés par une viscérale hostilité à l’approche écologique de l’animal et de la nature.
Le premier janvier 2017, une agence française de la biodiversité voyait le jour, instance créée par l’ancienne majorité politique et les chasseurs, propriétaires de l’office nationale de la chasse et de la faune sauvage, refusaient leur intégration dans cette structure par trop naturaliste à leur goût.
Changement de stratégie du lobby chasse qui intègre volontiers l’agence modifiée par le nouveau pouvoir encore plus docile que le précédent aux injonctions des cynégécrates.
Le 24 janvier 2020, l’assemblée nationale adopte la loi créant une agence française de la biodiversité, de la chasse et de la faune sauvage regroupant les deux précédentes instances : AFB et ONCFS.
Pourquoi cette volonté des chasseurs de se regrouper ?
Vous le devinez : ils resteront les maîtres de l’espace rural, de la faune, de la nature et des financements affectés à ces secteurs d’activités.
Ainsi, lors de la validation du permis de chasser, 5 euros seront prélevés en faveur de la préservation de la nature et l’état abondera par le versement de 10 euros.
Cela pourrait être salué favorablement, mais le ravi serait bien naïf de se réjouir.
La France vit sous la botte et le pouvoir est gangréné par le lobbying et les réseaux en tous genres.
Cet argent public sera géré localement par les fédérations départementales des chasseurs.
Dont on connaît le zèle écologiste !
Par un décret du 23 décembre dernier, publié au JO du 26 décembre, le pouvoir macronien remettait auxdites fédérations départementales des chasseurs la gestion des espaces ruraux et les propriétaires
 fonciers opposants à la chasse devaient solliciter des fédérations et non plus des préfets la mise en zone hors-chasse de leurs fonds.
Le plan de chasse aux grands animaux, naguère de la compétence des préfets, est dévolu aux fédérations, associations militantes et non administrations neutres, impartiales et sereines.
Un décret est en préparation pour permettre aux addictifs des saignées de tuer le cochonglier dès le premier juin ce qui évitera un sevrage estival du tueur agréé.
La France va subir une chasse permanente, ouverte toute l’année.
Les vacanciers estivaux, les randonneurs et la faune apprécieront !
82% des Français veulent des dimanches sans chasse.
Qu’à cela ne tienne, le monarque leur offre la chasse perpétuelle.
Pour nombre de petits commentateurs, journalistes, essayistes de métier, la chasse est un sujet bien subalterne, amusement innocent de bouseux arriérés mais folkloriques.
La chasse n’est pas, pour eux, un sujet sérieux d’observation, de commentaire, d’étude car le phénomène affecte des territoires périphériques loin des salles de rédaction, des cercles universitaires,
 des bibliothèques où l’agent de la voix publique vit et travaille.
Le journaliste, l’essayiste, formatés par un monde urbain, considèrent avec une indulgence mêlée de condescendance le monde de la chasse désuet et tellement lointain.
Erreur, car la chasse révèle le mal profond du pays.
La chasse tue, pollue, dégrade la biodiversité mais elle prouve avec éclat la servilité des dirigeants politiques aux jeux d’influences des réseaux et des petits copains.
L’affaire Élisa illustre cet embarras des décideurs confrontés au lobby chasse.
Cette jeune femme est morte
dans Le département de l’OISE, suite à une attaque par des chiens alors qu’elle se promenait
 dans une forêt où se déroulait une chasse à courre.
A-t-elle été victime d’une meute de vénerie ou d’une agression par des chiens d’une autre race ?
Il suffisait d’analyser les traces ADN et la nature des morsures, non pas pour identifier individuellement les chiens mordeurs mais d’en connaître la race.
Inutile d’analyser les ADN des 67 chiens de meute présentés à la gendarmerie par les veneurs.
Il paraît que cela serait trop onéreux (cent mille euros) et le service public de la justice n’a plus les moyens de financer une telle expertise.
Il suffirait de dire quel type de chien est impliqué.
Chiens de chasse ou chiens de compagnie ?
La vérité, c’est pour quand ?
Le peuple français peut bien souhaiter vivre sans la chasse, sa voix ne sera pas entendue dans ce domaine à l’instar de tous les autres.
Démocratie et abolition de la chasse attendront que tombe un régime politique indigne de ce pays.
Pour que tombe ce régime oligarchique, il faut l’unité du peuple contre les féodaux du temps.

Gérard CHAROLLOIS

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