Le président de la république « nouveau » serait-il arrivé ?
Je n’oublie pas qu’en mars dernier, il a adressé une lettre déshonorante aux chasseurs français dont le chef caricatural, en retour, ne ménage pas ses soutiens à l’ami MACRON.
Bien que le nombre de chasseurs diminue inexorablement depuis cinquante ans et que l’immense majorité des contemporains récusent ce loisir de mort, les politiciens de la droite financière flattent cette infime minorité et détournent à son profit de l’argent public, via les conseils de régions et l’office national de la biodiversité.
La CONVENTION VIE ET NATURE adressera à la cour des comptes une demande d’investigation sur ces abus financiers.
En pratique, l’action des chasseurs se limite à défendre leur loisir, à s’opposer aux limitations des prédations, des restrictions du temps d’ouverture et pour le maintien de tous les modes de chasse, fussent-ils les plus cruels ou les moins sélectifs.
Les chasseurs ne s’intéressent en rien à la biodiversité !
Cela n’empêche pas les politiciens du mauvais côté de faire la danse du ventre devant les chasseurs et de dilapider les fonds publics pour acheter leurs bonnes grâces.
Il me plaît de rappeler que je n’adhère à aucun parti politique, ce qui me place en position d’observateur impartial au service de l’arbre, l’animal et l’homme.
Je sais et peux dire sans pusillanimité que les « thatchériens » feront une politique anti-nature nonobstant leurs discours menteurs.
Ils servent les lobbies et les profits très privés au détriment de la faune, de la flore et des milieux naturels en exaltant la pulsion cupide de l’humain, pulsion qui déterminera sa perte.

A l’heure où j’écris ces lignes, les médias n’ont pas encore donné les résultats des élections présidentielles françaises, résultats que je connais depuis plusieurs années et dont je ne vous parlerai plus.
Je peux même vous offrir ceux de 2027 : Mme THATCHER sera encore réélue.
Il n’y a que le masque sous lequel elle se dissimule qui reste à colorier : « there is not alternative ».Quel que soit l’acteur en représentation, comme au théâtre, le personnage reste le même.
Quant à l’acteur, quel qu’il soit, à titre personnel, je lui souhaite longue et bonne vie.
Il n’est pas en cause.
Certes, chacun d’eux a son style, ses mimiques, sa voix, ses apparences, mais la pièce qu’il joue est toujours la même depuis des décennies et dans tous les théâtres du monde.
Le "système" à l’oeuvre condamne la viabilité de la terre.
Le système veut le profit maximum pour une caste hors-sol qui dirige par l’argent, impose ses choix, édicte ses lois et règlements.

Je suis écologiste parce que je condamne la chasse, loisir de mort qui réifie l’animal, avilit l’humain en le rabaissant à n’être qu’un tueur, insulte le coeur et la raison, extermine la biodiversité, rabaisse la faune au rang de gibier, développe le goût des armes, banalise l’acte d’ôter la vie et sécrète en France une mafia qui putréfie l’état.
Je suis écologiste parce que je refuse que 80% de l’entomofaune soit anéanti par une agriculture qui stérilise les sols, produit à grands coups de biocides, empoisonne les eaux, disperse des molécules que l’on retrouve partout dans les organismes des êtres vivants.
Je suis écologiste parce que je défends l’arbre et la forêt que la cupidité débile des humains transforme en usine à bois soumise à des coupes-rases et à un enrésinement destructeur pour la faune et la flore.

Lorsque j’avais 11 ans, je me souviens que dans la cour de récréation, nous substituions aux guerres entre cowboys et Indiens des affrontements entre montagnards et girondins (oui, on faisait de l’Histoire) et Américains contre Russes (soviétiques à l’époque).
J’étais Américain.
Je ne suis plus en âge de jouer à ces jeux puérils, hélas, et une vie d’études m’a appris toute la complexité du monde et plus encore de l’esprit humain.
A l’école nationale de la magistrature, le professeur de psychiatrie BENESECHE classait les pathologies mentales selon la nomenclature du temps en une simple formule : « Nous, les névrosés ».
Chaque époque génère ses pathologies collectives que les malades, plus vulnérables, traduisent en symptômes majeurs.
Nous n’assistons plus à la grande hystérie théâtralisée à la Salpêtrière au 19ème siècle par CHARCOT.
Nous vivons le temps de la paranoïa, c’est-à-dire de l’idée délirante, syndrome favorisé par le flot d’informations dont les cerveaux se trouvent gavés.
Incapables de faire le tri, les esprits s’embrouillent et l’onirisme flambe.
Que surviennent une pandémie, une guerre, un cataclysme, les plus vulnérables quittent la route et sombrent dans cette paranoïa ambiante.
Les juifs, les francs-maçons, les américains, telle ou telle société secrète, aussi mystérieuse qu’omnipotente et malfaisante, empoisonne et stérilise les gens, surveille tout le monde, veut nuire à tous dans des desseins sataniques, pédophiliques ou autres horreurs.

Tous les successifs présidents firent des courbettes respectueuses à sa majesté cynégétique.
Les partis réactionnaires et productivistes, de droite et certains prétendument à gauche, flattèrent toujours la chasse, l’élevage concentrationnaire, faisant de la consommation de la viande un argument ridicule et « populiste », injurieux pour le peuple.
C’est que ces partis sont radicalement anthropocentriques et porteurs d’idéologies méprisantes pour les autres formes de vies.
Mais avec Emmanuel MACRON, on confine à la caricature.
L’homme célébra ses quarante ans à CHAMBORD avec les chasseurs, en s’affichant devant des tableaux de chasse, cadavres exposés bien que non tués par l’intéressé.
Dans le même temps, la « bastille » chasse se donna un président au langage brutal, se faisant gloire du plaisir éprouvé à donner la mort et désireux de « casser la gueule aux opposants à la chasse ».
Ce président de chasseurs soutient ardemment et ouvertement le candidat MACRON à la présidentielle, ce qui est au demeurant logique eu égard aux cadeaux et génuflexions de l’homme politique.

La terre accueille des zones d’ombre, des pays meurtris, des peuples sacrifiés où des tyrans cruels emprisonnent, censurent, terrorisent, torturent, suscitent des guerres et tiennent des propos de gangsters parce qu’ils sont des gangsters.
Notre chance est de vivre dans des pays où la parole est libre, la paix assurée, les haines nationalistes contenues même si elles trouvent encore à s’exprimer.
Je peux faire ici ce que je me propose de faire : accabler le monarque du jour sans subir neuf ans de colonie pénitentiaire.
En Occident, nous avons récusé la dictature et la guerre qui sévissent encore sous des cieux malheureux.
Je n’irais pas cependant jusqu’à me réjouir de vivre en démocratie.
Soyons lucides et satisfaits lorsqu’on se compare, mais navrés lorsqu’on se contemple.
Nous vivons en ploutocratie, avec nos oligarques propriétaires de médias et si on ne viole plus les consciences, on les prostitue volontiers par une propagande insidieuse amenant l’électeur à voter pour des gens dont il désapprouve les idées et les projets.

Un peuple souffre sous les bombes et les bottes des envahisseurs, mais ici et partout sur la Terre, la Nature est menacée.
La FNSEA en profite pour demander la suspension des normes « environnementales » restreignant ses agressions contre le vivant : suspension de l’obligation de mise en jachère de 3% des surfaces, levée des restrictions d’usages des pesticides.
Prétexte : il faut compenser les pertes de production, notamment de céréales, en provenance de l’Ukraine suppliciée.
Les industriels, les financiers, les spéculateurs s’excitent devant des perspectives nouvelles de profits : pour moins dépendre du gaz et du pétrole du dictateur russe, il faut très vite promouvoir les éoliennes, les champs photovoltaïques, mais aussi reconsidérer les interdictions de prospection des gaz de schistes dont l’exploitation s’avère catastrophique pour les eaux souterraines.
Au Brésil, le réactionnaire Bolsonaro s’inquiète pour la baisse des rendements des cultures du fait des pertes d’arrivées des engrais russes et il va autoriser la dévastation de la forêt amazonienne pour compenser les éventuelles réductions de rendement de son agro-industrie déjà tellement nocive par ailleurs.

La philosophe Hannah ARENDT, relatant le procès d’un ancien directeur de camp d’extermination nazi jugé par ses ennemis, relevait le caractère ordinaire, nullement monstrueux, d’un homme qui, dans d’autres circonstances, aurait été d’une grande banalité.
Elle fut frappée, face à cet homme, de la « banalité du mal », soulignant par là que nombre d’individus plongés dans les tourments de l’Histoire, pouvait succomber à leur pulsion de mort.
Il n’y a jamais que 78 ans que le nazisme s’effondrait dans les ruines de Berlin et l’animal humain reste biologiquement le même.
Un chasseur nommé POUTINE rappelle à cette heure  que l’homme ne craint pas de se baigner dans le sang et que l’horreur du meurtre n’exige guère de circonstances pour submerger le vernis de la civilisation.
Quand un dirigeant d’une puissance étatique majeure promeut une guerre d’agression nulle autorité n’aura ni la force morale, ni la capacité matérielle de le juger selon les principes de Nuremberg.
Le chef d’état d’un petit pays, dépourvu de la dissuasion, répondra de ses crimes.
En revanche, le dictateur assassin abrité par une puissance nucléaire n’a guère de risques de finir ses jours en prison.

23
Juillet  2022
Manifestation contre la corrida à Bayonne
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