Chère déesse des récoltes et des champs, tes enfants sont devenus fous.
Consulte JUPITER, dieu des dieux, qui frappe ainsi ceux qu’il veut perdre.
Tes adeptes ont anéanti 80% des insectes, 40% des oiseaux, empoisonnent les sols, l’air et l’eau, transformant les campagnes en usines à céréales et à viande.
Tes enfants déprédateurs s’anéantissent eux-mêmes, victimes de leur hubris et il faut être sot comme un ministre pour s’imaginer faire de la démagogie en s’agenouillant devant le lobby de tes fidèles en voie d’extinction.
Nervis de sous-préfectures, petits hommes qui torturent l’animal, détruisent la nature, exploitent sans vergogne l’arbre, l’animal et l’homme, ne cherchez plus.
Celui qui, dans l’OISE, montre du doigt la chasse à courre et que vous violentez, espionnez, dénoncez :
C’est moi.
Celui qui filme les porcs, poules et canetons tourmentés dans vos univers concentrationnaires :
C’est moi.
Celui qui introduit des caméras dans vos abattoirs où sont suppliciés des êtres sensibles :
C’est moi.
Celui qui porte les couleurs que vous voulez effacer :
C’est moi.
Celui qui dénonce les bétonneurs, les bitumeurs, les pollueurs et exterminateurs de coquelicots et d’insectes :
C’est moi.
Celui qui fustige votre cupidité vorace, votre lâcheté débile, vos impostures grossières, vos manipulations honteuses :
C’est moi.
Celui qui proclame que les loups, ours et lynx doivent vivre dans des montagnes qui ne sont pas des parcs à moutons :
C’est moi.
Celui qui méprise les veneurs, les amateurs de corridas, les spéculateurs assassins de la biosphère :
C’est moi.
Celui qui brandira toujours les droits sacrés de la nature, des animaux et des hommes, qui ne redoute pas vos coups de mentons mussoliniens et qui préfèrera toujours la vie et la liberté à vos anesthésiantes postures des impostures :
C’est moi.
Amis résistants, vous qui récusez la chasse, la tauromachie, l’injustice et la violence faite au vivant, ne craignez rien.
Les ennemis de la terre ne sont que des fascistes d’opérettes car celui qui torture un enfant, une femme ou un animal est d’abord un lâche, un très très petit homme.
Demain, l’Histoire les jugera.
Sans violence, avec l’arme du cœur et de la raison, avec le culte de la vérité des faits qui ne mentent pas, continuez le combat et tel Victor HUGO face au coup d’état, j’écrirai :
« S’il en reste dix, je serai le dixième et s’il n’en reste qu’un, je serais celui-là ».

Gérard CHAROLLOIS

Une puissante prise de conscience en faveur du caractère sensible de l’animal marque notre époque.
L’immense majorité des personnes condamnent la chasse et la tauromachie, mort–loisir et mort–spectacle.
Des mouvements animalistes dénoncent les conditions effroyables d’élevage et de mise à mort des animaux domestiques et l’opinion publique les suit ce qui révulse les « filières » de l’exploitation animale.
Que font ces « redoutables » associations « extrémistes », telles que L214, ONE VOICE et autres antispécistes ?
Elles filment et portent à la connaissance des gens les cruautés qui se déroulent dans l’ombre des établissements concentrationnaires d’élevage et dans les lieux de mise à mort.
Leur seule arme, leur seule violence : l’image.
Mais la vérité dérange ceux qui s’abritent derrière le paravent des conformismes et des habitudes.
Tout lanceur d’alerte trouble l’anesthésie des consciences et les vilains petits secrets de famille.
Le réel doit être dissimulé pour la bonne conscience des consommateurs et les grands profits des « filières ».
Je peux d’autant mieux plaider pour ces associations que je n’en suis pas adhérent.
Vu de l’extérieur, leurs actions d’information du public et de dénonciation des faits ne sont délictueuses que pour les tenants de l’ignorance commode, du mensonge officiel et lucratif.
Honneur aux courageux qui disent les faits que les puissants veulent taire.
On torture des porcs, des volailles, des veaux dans certains lieux sinistres et il faudrait que nul ne le sache en dehors de ceux qui perpétuent des cruautés insoutenables.
Les caméras révèlent l’horreur de leurs exactions contre le vivant et les tortionnaires ne supportent pas cette lumière.
Le ministre de l’intérieur aurait promis aux lobbies contre nature de créer une cellule de gendarmerie spécialement affectée à la lutte contre les animalistes et antispécistes.
Tiens, la secte libérale sollicite la dépense publique !
Perte de temps et d’énergie car, pour ce que j’en sais, les associations visées ne font que de l’image et de l’information du public.
S’il advenait que des tenanciers de centres de tortures de la gente animale défèrent en justice pour « violation par l’image de leur vie privée », les militants pourraient utilement invoquer
 l’article 10 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme garantissant la liberté d’expression et d’information.
Pour certains, les tueries avec actes de torture participe de « leur vie privée ».
Privée de quoi ?
De conscience.
Il se peut que des militants de cette cause, comme de toutes les autres, peignent ici ou là un graffiti !
On a les terroristes qu’on peut pour faire de la gesticulation mais, amis des animaux, réjouissez-vous, ceux qui insultent la vie ont peur.
Peur de quoi ?
Des faits, du réel, de l’information libre.
Je diverge avec certains amis antispécistes sur certains points et notamment celui-ci : la nature a besoin de prédateurs naturels.
Or, le gouvernement a autorisé en 2019 la tuerie de 96 loups pour complaire aux lobbies contre nature.
Et en 2020, il se propose de réitérer cette faute contre les équilibres écologiques.
Malgré les évolutions des mentalités et les aspirations majoritaires au respect de l’animal domestique ou sauvage, le pouvoir demeure aux ordres des lobbies de l’agro-industrie et de la chasse.
Alors, amis de mieux, continuez le combat !

Gérard CHAROLLOIS

Une douloureuse affaire, la mort d’une femme par morsures de chiens dans une forêt de l’AISNE, suscite une légitime émotion au sein de l’opinion publique lorsqu’elle est informée.
Cet homicide survenu le samedi 16 novembre, en début d’après-midi, est-il imputable à une meute de chasse à courre ?
L’affaire embarrasse les « grands veneurs » qui tentent immédiatement de se disculper.
Une suspension de la vénerie jusqu’à l’issue de l’enquête semble avoir été décidée, néanmoins par leur association nationale.
Pour ma part, par honnêteté et souci de vérité, je m’en tiendrai aux faits, et me garderai de toute condamnation hâtive et ce d’autant que cette vérité devrait éclater très rapidement grâce aux investigations de la police scientifique.
Voyons les faits connus, à cette heure :
La victime est décédée suite à d’importantes morsures aux membres inférieurs, aux membres supérieurs, à la tête et aurait été comme « dévorée » partiellement par les chiens.
Les autres faits qui seront très vite révélés par les expertises : le type de chiens impliqués dans cette attaque car les morsures et les traces génétiques laissées sur la victime permettront de dire s'il s’agit de chiens de chasse ou de chiens de plus grande taille et de telle ou telle espèce.
Ces analyses ne seront pas dépendantes des chiens repérés, examinés par les service de police. C’est sur le corps et les vêtements de la victime que gît cette vérité et peu importe, à ce stade, les éventuelles dissimulations aux investigations des enquêteurs.
En revanche, il risque d’être plus malaisé d’individualiser les chiens impliqués, d’une part en raison de leur nombre, d’autre part en raison d’obstacles involontaires ou volontaires opposés à la manifestation de la vérité.
A ce stade, il faut observer le doute salutaire qui doit habiter tout enquêteur.
Lorsque la nature des chiens impliqués sera révélée, le procès des coupables devra être instruit par le tribunal de l’opinion.
La chasse tue.
Chaque année des dizaines de millions d’animaux sont tourmentés et fusillés par ce loisir cruel, nocif, dégradant en ce qu’il banalise l’acte de mort.
La chasse tue aussi, chaque année, quelques dizaines de bipèdes.
Il advient qu’un chasseur ayant commis un homicide involontaire, insensibilisé à toute conscience, retourne à son loisir de mort quelques mois après avoir ôté la vie à son semblable, comme cela m’a été conté en DORDOGNE ce mois-ci.
La chasse anesthésie le sens de la compassion chez trop de ses adeptes. Elle accoutume à la violence, vaccine contre l’effroi devant l’acte d’anéantissement d’une vie.
L’Etat soumis aux ordres du lobby chasse engage moralement et peut-être juridiquement sa responsabilité en ne protégeant pas suffisamment les personnes confrontées aux accidents et exactions imputables à la chasse.
S’il s’avérait que la femme tuée dans l’AISNE ait été victime d’attaque par des chiens de meute, sa mort serait moralement accablante pour les gouvernants qui protègent la chasse et refusent une abolition souhaitée par 80% des Français.
Les politiciens sont coupables de lâcheté face aux lobbies, en général, et ici face à celui des tueurs agréés.

Gérard CHAROLLOIS

Une internationale de l’argent a pris le pouvoir sur le monde.
Sa malfaisance se révèle par la mort de la biodiversité, la maltraitance des animaux, les écarts sociaux abyssaux entre les moins de 1% de milliardaires et tous les autres humains incluant
 ce qui sert de piétaille électorale à la secte libérale : hauts fonctionnaires, médecins, notaires, cadres en cours de précarisation.
Pour masquer les échecs et périls générés par le système économique, la ploutocratie vicie les élections et « contrôle le temps de cerveau disponible ».
Un processus d’abrutissement de masse est en place pour dissimuler la grossièreté de la manipulation.
Exemple concret : le club des milliardaires manœuvre pour que l’élection présidentielle ne soit qu’à un tour. Lors de cette élection, les écologistes, les insoumis, les réfractaires se chamaillent et se neutralisent. Sortent vainqueurs le candidat des actionnaires et la candidate dite « d’extrême-droite » émule de Pétain, Mussolini, Hitler. Il n’y a donc plus de second tour. Tout est joué. Le candidat de l’argent s’inclinera sur les lieux de grands massacres perpétrés par les nazis et arrêtera les hordes brunes pour sauver la civilisation.
Tout ceci n’est bien évidemment qu’un jeu théâtral fondé sur le mensonge, la préparation de l’opinion publique par les médias avec la complicité souvent inconsciente d’intellectuels officiels.
La présidentielle jouée d’avance, le candidat de l’argent obtiendra du « bon peuple », deux semaines après son élection, une écrasante majorité de députés élus sur son seul nom, sans autre
 légitimité que la sienne, pour faire sa politique.
Cet exemple concerne notre pays mais vous pourriez en retrouver le mécanisme sous d’autres couleurs partout sur la planète.
Alors, la vapeur sort parfois sous forme d’explosion de violences, parfois sociales, parfois ethnico-culturelles.
Le pouvoir ne s’en inquiète guère.
Relisez l’Histoire. Les jacqueries n’ont jamais gagné et ont toujours succombé sous les coups du parti de l’ordre.
Plus l’échec du système devient évident, plus les pouvoirs et lobbies se crispent et se démasquent.
Ni égalité, bien sûr, ni fraternité, ni liberté autre que la liberté d’exploiter.
L’heure est à la sécurité et pour calmer le troupeau, on ne l’exhorte guère au combat vivifiant des idées, mais à la peur avilissante.
D’ailleurs, les mots parlent : aujourd’hui, on dit islamophobe, là où hier on aurait dit anti-islamique.
La peur est à la mode et cette mode est cultivée par ceux qui vivent dans son ombre.
Contre le système économique, la violence ne sert à rien.
Elle alimente sa pharmacopée anesthésiante et lui permet d’en appeler au sécuritarisme.
La Résistance doit être pacifique, joyeuse, altruiste, mais radicale et doit unir là où les exploiteurs attendent des divisions débilitantes.
Convergence des luttes, convergence des oppositions politiques, convergence de la pensée écologiste et sociale s’imposent pour vaincre les ennemis de la terre.
Petite anecdote : en Normandie, une fédération de chasseurs attaquerait en justice le cinéaste Luc BESSON, propriétaire de 84 hectares de forêt qu’il a soustraits à la chasse. Les tueurs reprochent
 à ce réfractaire une prolifération de cervidés auteurs de dégâts agricoles.
Or, un cerf utilise deux mille hectares de territoire et ne peut guère se cantonner sur un espace de 80 hectares.
Mais les méchantes gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux !
Dans les Hauts-de-France, un lobby agricole assignerait en responsabilité des écologistes qui ont osé opiner contre l’emploi des pesticides.
Pauvre Justice ainsi instrumentalisée par des lobbies pour intimider les Résistants !
Loin d’intimider, ces mauvais procès justifient le combat contre les lobbies de la mort de la nature.
La liberté et la vie, ça se défend.

Gérard CHAROLLOIS

Le passionné défend des idées, des valeurs, des convictions ardentes en usant de la raison et souvent de l’humour.
Le fanatique souffre d’un obscurantisme haineux, inaccessible à tout débat d’idées, à tout échange d’arguments.
Le fanatique ne cherche pas à convaincre son antagoniste mais à le faire taire, à l’exclure du débat, à l’éliminer sinon physiquement du moins moralement.
Il en appellera à la censure, à l’ostracisme et au besoin au juge pour condamner l’insolent qui ose s’exprimer.
Or, dans le super-marché mondialisé, l’intelligence, le heurt salutaire des convictions contraires, l’appel à la raison, la confrontation des faits et du réel ne sont pas de saison.
Malheur aux vigies du temps.
La jeune suédoise mobilisée pour la planète devient une malade aux mimiques de dérangés de l’esprit pour les agents du Marché et pour les conservateurs.
Michel ONFRAY est interdit d’antennes nationales et Eric ZEMOUR est promis à la correctionnelle.
A gauche, à droite, en écologie, tout décalé se mue en déviant dangereux, infréquentable, qu’il faut bâillonner au nom du conformisme et de l’anesthésie de l’opinion publique.
J’aime les « parasites », ceux qui dérangent en secouant les cerveaux encore disponibles.
Bien sûr, il y a ceux de mon camp qui confortent mes propres analyses et il y a des adversaires qui m’irritent mais dont j’affirme qu’ils ont le droit imprescriptible de m’irriter et de me contraindre au débat.
Pourquoi notre époque n’est-elle plus capable d’assumer les controverses sans immédiatement sombrer dans le fanatisme qui exclut ?
La société demeure violente, intolérante, dure aux faibles, faibles pour les puissants qui cumulent le pouvoir de l’argent, de l’Etat, des médias.
La répression frappe les manifestants y compris lorsqu’ils sont pompiers ce qui représente une étrange incongruité.
Violence d’état qui est celle des lobbies puisque ceux-ci règnent sans partage.
Ainsi, il y a cinq ans, Rémi FRAISSE mourait de l’explosion d’une grenade offensive dans le dos, à SIVENS, parce que sous couvert d’intérêts agricoles, un conseil départemental offrait de grands travaux à une entreprise amie.
Et voilà pourquoi un jeune botaniste pacifique perdit la vie sans que nul autorité ne réponde de ce meurtre.
Malheur aux humains libres qui osent encore penser, parler, militer, agir.
Tout le monde est sommé de marcher au pas du commerce et des affaires et à ne pas troubler le cours de l’économie libérale.
Merci à tous les réfractaires, à tous ceux qui refusent le monde du Marché et qui font le choix de la vie et de la liberté d’expression, de manifestation, de remise en cause de l’ordre inique.
Ici et maintenant, le sort réservé à la nature, aux animaux et aux humains invite à l’insurrection des consciences et à la résistance.

Gérard CHAROLLOIS

Le politique, organisation de vie de la cité, n’a pas pour finalité le bonheur du citoyen mais la création des conditions de ce bonheur.
Jacques CHIRAC, flanqué de gouvernements sinistrement conservateurs, avait paradoxalement énoncé, au rebours des actes de ses ministres, trois préoccupations essentielles :
- un plan cancer.
- la compensation du handicap.
- l’amélioration de la sécurité routière.
L’homme politique avait-il côtoyé la souffrance et avait-il compris ?
Ces trois thèmes s’inscrivaient dans une politique du « care » que je préfère appeler politique du soin, de la solidarité, de l’oblativité.
Les pesanteurs partisanes firent qu’en mai 2002, il nomma un premier ministre qui, démentant cette intelligence, déclarait : « La chasse est ma priorité ».
Loin de « soigner » la société, le libéralisme économique pollue, dégrade, aggrave les inégalités, méprise le vivant et la compassion, putréfie l’humain en le réduisant à n’être qu’un prédateur déprédateur.
Or, si l’organisation d’une société comportait un but et une raison d’être, la préservation, l’amélioration de la vie et le recul de la souffrance seraient à l’ordre du jour.
Bien peu Sapiens, l’animal humain oublie cet horizon pour s’abrutir dans l’accaparement ou l’obscurantisme ou les deux à la fois.
L’impuissance des hommes à vaincre les maux qui les assaillent les conduisit à une résignation doloriste : " Franchir cette vallée de larmes et après avoir bien expié en ce monde, accéder à un arrière-monde de félicité éternelle ".
L’individu devait accepter de se soumettre à l’ordre, fut-il inique, à vivre ses tourments et même à les aimer pour leur valeur rédemptrice.
Plus il consentirait à souffrir, plus la récompense serait certaine.
De la souffrance subie à la souffrance infligée, du martyr pour soi au meurtre sacrificiel, les mythes enfument les esprits et empêchent de vivre ici et maintenant.
Où en sommes-nous ?
La secte libérale ignore l’empathie et loue « les premiers de cordées » oublieux qu’ils subiront la maladie, le déclin et la mort.
Avec le ricanement de l’imbécile heureux, les libéraux exploitent la nature, l’animal et l’homme.
Dans le même temps, les sectes religieuses perdurent à prôner la soumission, le sacrifice, l’égorgement du mouton ou de l’infidèle, la quête du bonheur dans un arrière-monde imaginaire et complètement farfelu.
Et si on affirmait que le réel vaut mieux que le mythe, que la vie prévaut sur la mort, que la souffrance d’un être, qu’il soit un malade sur un lit d’hôpital ou taureau dans une arène, est un scandale, que l’intelligence humaine doit combattre les maux qui endeuillent ce monde qui est le seul qui existe.
La souffrance d’un être ne rachète rien puisqu’il n’y a rien à racheter.
Face aux fatalités que les croyants appellent « loi divine », invitons à la désobéissance civique, à l’insoumission, au choix de la vie dans la sérénité.
Entre ceux qui servent la loi de l’argent et les intégristes de tous les mythes adorateurs de la mort, ce pauvre monde va bien mal et porte en lui des germes de grands périls.
C’est en allant à la racine du mal qu’on comprendra la nature de ces périls.
Que d’aucuns aient besoin de mythes consolateurs pour tenir debout se conçoit et participe de la liberté de chacun.
Qu’il est aisé de préférer une illusion qui console au réel qui afflige !
Qui oserait refuser à l’humain de rêver lorsque c’est le dernier droit qui lui reste !
Mais que les hallucinés laissent vivre les autres !
Lorsque des groupes humains veulent imposer leurs mythes et en faire des lois pour la cité s’annoncent des temps d’obscurantismes et de guerres.
Aujourd’hui, en Europe, des crispations communautaires et identitaires font entendre, avec l’islamisme, une musique médiévale qui nous ramène trois siècles en arrière.
Un voile n’est pas un problème en soi.
Le problème est le refus des lois des hommes au profit de la loi de dieu, la négation de l’égalité des femmes et des hommes, la répression de l’homosexualité, le rejet de la science, la condamnation de la liberté de conscience, la haine de l’infidèle.
Le problème ne réside pas dans ce qu’il y a sur la tête des femmes ou des hommes, mais dans ces têtes.
Victor HUGO eut dit : « C’est ici le combat du jour et de la nuit ».
Appelons les humains à choisir la vie, le réel, la raison, la réconciliation avec tous les êtres vivants et les avancées pour que reculent la souffrance et la mort, les seules ennemies de l’éthique biocentriste.

Gérard CHAROLLOIS


La France fut longtemps peuplée de paysans.
Les pouvoirs publics y subventionnaient davantage l’élevage de montagne et les maïssicultures que les innovations électroniques.
Il fallait produire du cochon, du blé et des choux-fleurs pendant que d’autres, ailleurs, produisaient des composants, des microprocesseurs, des téléviseurs puis des smartphones.
On ne fabrique plus d’électronique en France et le savoir industriel se perd, ici, mais on vend du mouton, du blé et des betteraves.
Pour faire de la politique en France, Jacques CHIRAC, grand maître en la matière, vous aurait expliqué qu’il suffisait de savoir « taper sur le cul des vaches » !
On apprenait aux petits enfants de France que « le paysan était l’homme qui nourrissait les hommes ».
Députés, sénateurs, préfets, ministres, flattaient le « campagnard » ce qui ne les dispensait pas d’un peu de mépris qui les consolait de leurs génuflexions devant le monde agricole. Naguère,
 on enseignait même aux écoles de police et à l’école de la magistrature que lors d’une manifestation d’agriculteurs, il ne fallait rien faire si un commissaire était peint en blanc et une préfecture décorée au lisier de porc.
La paix publique était au prix de ces reculades de la loi et de l’Etat.
Cette mansuétude ne bénéficiait guère aux salariés et aux étudiants.
Aussi, les protestations agricoles dégénéraient souvent en émeutes couvertes d’immunité syndicale de label FNSEA et apparentés.
Les bureaux de madame VOYNET, ministre de l’environnement en 1999, furent victimes de ce syndrome bien français. Nul ne fut inquiété pour ce saccage anti-écolo !
Mais le monde et les temps changent et l’exploitant agricole devient victime de l’hubris de l’agroproductivisme.
Le nombre des exploitants confine à une relative marginalisation d’un groupe social tout puissant il n’y a qu’une cinquantaine d’années.
La concentration, l’augmentation des rendements, la nécessité d’abaisser sans cesse les coûts de production sous la loi du Marché tuent le monde agricole victime d’une politique dont il est
 l’ardent défenseur.
Ne voit-on pas la FNSEA soutenir les projets de fermes–usines ?
Or, une ferme–usine remplacera plusieurs centaines de producteurs « à l’ancienne ».
C’est la loi du Marché, du libéralisme économique, de la droite qui se confond avec la FNSEA.
Cette agriculture intensive, chimique et mécanisée a fait disparaître 80% des insectes, 40% des oiseaux. Elle a arasé les haies, comblé les mares, empoisonné les sols et les eaux et elle exige
 toujours davantage d’aseptisation de la nature vouant sangliers, cervidés, renards, fouines, lynx et loups à une guerre d’extermination.
Il faut comprendre d’où vient ce monde agricole.
Pendant des siècles, l’homme dut protéger ses récoltes et productions de la terre des prédations. Le paysan était en lutte farouche contre les « mauvaises herbes » et les bêtes sauvages ravageuses
 de récoltes et consommatrice d’animaux d’élevage.
La Nature était une ennemie à laquelle il fallait arracher la subsistance.
Aujourd’hui, la Nature nous menace encore, mais non par sa luxuriance, sa générosité, sa présence, mais par sa mort.
Il convient donc d’inverser un processus mental et culturel sur lequel fonctionne encore trop « d’exploitants agricoles ».
Les pesticides, la suppression des plantes libres et de la faune deviennent les ennemis du vivant.
Désormais, il faut aimer, protéger, respecter la nature si nous ne voulons pas vivre sur une terre morte.
Un divorce moral est survenu entre les contemporains et les ennemis de la terre qui n’ont pas compris que la montagne n’est pas un parc à moutons, un marais un champ de maïs et qu’il est du
 devoir de l’homme de se réconcilier avec les autres formes de vies.
Sans doute, dans l’intérêt général, vaut-il mieux subventionner des loups que des moutons !
Voilà qui n’aurait pas pu être énoncé au milieu du siècle passé.
S’il est encore iconoclaste de le dire, cette vérité s’imposera demain.
Peut-on en finir avec « l’agribashing » ?
Oui, si l’homme de la terre sait se réconcilier avec l’animal, être sensible et avec la nature.
Alors, encore un effort messieurs du biocide, du piège et du fusil qui êtes les mêmes !

Gérard CHAROLLOIS

Le samedi 5 octobre, tous les amis du vivant prirent part, d’une manière ou d’une autre, à la manifestation annuelle et nationale contre la chasse.
Ceux que la maladie frappa et qui ne purent pas être présents étaient dans nos cœurs.
Bien sûr, la presse sélective dans ses fantasmes passa sous silence cet événement préférant promouvoir les manifestations de réactionnaires.
La France Insoumise, les VERTS, le Parti Animaliste nous apportèrent leur soutien et nous savons que pour abattre la féodalité antidémocratique du monde de la chasse, il conviendra d’unir toutes les forces de mieux.
Notre cortège enthousiaste croisa vers la place de la République un cortège de Gilets Jaunes et nous pûmes fraterniser sur le thème de l’union des défenseurs du peuple français, des animaux, de la nature contre la Macronie qui sert les chasseurs et tous les lobbies.
La presse ment pour servir le pouvoir en dissimulant que la mobilisation citoyenne reste active malgré la propagande anesthésiante et l’instrumentalisation de la violence et de la peur.
Ainsi que je l’indiquais à la tribune, paraphrasant SIEYES, « Qu’est-ce que la chasse ?
Tout dans l’État.
Pas grand-chose dans la société.
Que doit-elle devenir ?
Disparaître ».
L’an passé, la DORDOGNE comptait 19.700 chasseurs. Cette année, ils sont dans ce département 19.200, soit 700 de moins.
Et combien sont-ils à l’échelon national ?
Le nombre est bien évidemment secret.
Le lobby corporatiste hérité de l’ordonnance PETAIN du 28 juin 1941 ne tient pas à ce que l’on mesure sa faiblesse.
Chaque année, ce nombre diminue et on peut objectivement l’évaluer à environ 800.000.
Militants du vivant, l’an prochain vous serez présents à PARIS pour dire non à la chasse, le samedi 10 octobre 2020.
N’oubliez pas que seuls valent ceux qui savent être debout !
Vous viendrez à la manif pour le vivant et peut-être encore vos successeurs, jusqu’au jour où le loisir de mort sera aboli, ce qui ne manquera pas d’advenir !

Gérard CHAROLLOIS

Si « la chasse endeuille toujours nos automnes » comme l’énonçait Marguerite Yourcenar, réjouissons-nous de son inéluctable extinction par perte d’effectifs de ses adeptes.
Bien moins d’un million trois cent mille comme le proclame la mensongère propagande du lobby, le loisir de mort recueille sans doute environ huit cent mille pratiquants, nombre soigneusement dissimulé par les dirigeants cynégétiques en mal de fièvre obsidionale et soucieux de maintenir sous influence une classe politique indigente qui devance les plus nocives exigences des chasseurs.
Malgré une forte propagande, malgré la réduction de moitié du coût du permis de chasser, l’art de tuer ne séduit plus guère.
Ce déclin s’explique par des raisons matérielles : les espaces naturels propices à la chasse se réduisent avec l’urbanisation, les infrastructures, l’assèchement des zones humides, tandis que la faune disparaît et s’artificialise.
Les rituels guerriers, le goût des armes à feu et d’une relative violence inhérente à l’activité chasse sont passés de saison.
Mais l’essentiel est moral. Nos contemporains souhaitent établir avec l’animal et la nature un autre lien que celui de la guerre d’extermination.
Chacun sait qu’un animal est un être sensible et que la nature se meurt. Plus question de cribler de plombs un être sensible et de participer au massacre de la biodiversité.
Reste quelques irréductibles qui aiment tuer.
L’abolition de la chasse loisir serait souhaitée par une majorité de citoyens.
Le monarque, entouré par sa cour d’oligarques et de mondains conservateurs, vit en rupture avec les aspirations démocratiques et se trouve prisonnier d’une frange ringarde de la société avec son petit monde de banquiers, d’écoles « sélectes » où se perpétuent les copinages et les mœurs de grands-veneurs.
Les gouvernants osent parler d’écologie à tous les peuples de la terre mais, en violation du droit, prorogent la chasse des oies en février, permettent le tir des courlis, des tourterelles des bois, le piégeage des petits oiseaux à la glu, les tirs de loups et tous les modes les plus cruels de chasse à l’instar des déterrages.
Un esprit léger pourrait s’interroger sur mon opposition à ce loisir déclinant de ruraux et de financiers snobinards.
Pourquoi débattre sur ce sujet marginal et ce d’autant que l’homme exerce, par ailleurs, d’autres violations du respect qu’impose le caractère sensible de l’animal ?
C’est qu’en notre temps et ici, en Europe, la chasse allie la souffrance et la mort d’un être et la récréation d’un tueur.
La faim ne fait pas sortir le chasseur de son logis pour procurer une quelconque nourriture à sa famille.
Chasser, ici et maintenant, c’est tuer par pur plaisir.
En cela, l’activité chasse rejoint dans l’abjection éthique la corrida où un animal est torturé pour la réjouissance de sadiques.
Chasse et tauromachie insultent la dignité humaine puisqu’il n’y a pas de dignité sans respect de l’autre et sans révolte face à la mort.
La mort est un scandale.
Tout ce qui vit la rejette d’où l’invention de la « vie éternelle » par les religions.
Cette promesse de négation de la mort assura, durant des millénaires, le triomphe de la doctrine du salut mystique.
De nos jours, cette promesse perd de sa crédibilité pour la plupart, d’où de nouveaux défis pour pallier au scandale de l’anéantissement de l’être.
J’effleure ici de grandes questions en relation directe avec l’acceptation ou le refus de la chasse loisir.
Supprimer une vie ne doit pas se faire sans une immense émotion et une profonde douleur morale.
Il faut une indécrottable infirmité du cœur pour ne pas le comprendre.
Nos dirigeants politiques sont-ils médiocres ?
Ils répondent à cette question avec éclat par la chasse.

Gérard CHAROLLOIS

01
Février 2020
Manifestation unitaire contre la chasse à Toulouse..
Détails par ce lien
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