Du gypaète à la N. R. A.

L’édition électronique du quotidien SUD-OUEST du jeudi 27 décembre 2012 informait qu’un élu local de la commune de LARRAU (PYRENEES ATLANTIQUES) demandait l’autorisation de tuer des gypaètes barbus.
Le gypaète avait disparu et fit l’objet d’opérations de réintroductions, notamment dans les ALPES.
Ce grand vautour, parfaitement inoffensif, ne consomme que des cadavres en exploitant les os délaissés par les autres espèces de vautours.
Depuis 1972, tous les rapaces sont, du moins en théorie, protégés par le droit Français, réglementation consolidée désormais par le droit Européen.
Bien sûr, l’élu local de LARRAU n’obtiendra pas son autorisation de tirer sur les vautours car ce que les juristes appelle le « bloc de légalité » s’y oppose définitivement.
Le samedi 29 décembre, un sanglier, sans doute bien peu « naturel » s’égara au centre ville de PERIGUEUX (DORDOGNE).
Un badaud, interrogé par la radio départementale, indiqua avoir alerté les « autorités » en voyant l’animal, car, vous savez «un sanglier ça peut être dangereux !».
Le redoutable animal fut valeureusement fusillé par des agents publics.
A propos :
La chasse tue une trentaine de personnes, chaque année, en ce pays.
Et le sanglier, combien ?
Les fables obscurantistes tiennent lieu de dogmes pour nos badauds formatés.
Périodiquement, la presse relate que des comités d’éleveurs, d’agriculteurs et de leurs élus locaux vouent les loups, les lynx, les ours, les marmottes, les vautours fauves, les cormorans, les buses, les corvidés, les mustélidés à l’anéantissement.
Ce délire ruraliste révèle l’arriération crasse, la cruauté insondable d’une fraction heureusement minoritaire de la société dans laquelle nous sommes condamnés à vivre.
Oui, sachons-le, existent encore des individus, en pure apparence semblables à nous, pour qui la nature est un stand de tirs et le vivant de la chair à fusil.
Leur culture : c’est leur arme à feu et l’art de tuer.
Face à ces « bons sauvages », le bourgeois urbanisé,  mondain suffisant, manifeste une lâche complaisance faite de condescendance et de snobisme ethnographique.
Surtout, le bourgeois éduqué, raffiné, instruit de la mort de la biodiversité, se gardera de dénoncer les exactions et les crimes de ces survivants d’un monde archaïque, sentant le crottin et la poudre, poudre à fusil et poudre de MONSANTO.
Or, la vision bucolique se heurte aux réalités sociologiques car le « bon sauvage » veut transformer les vallées pyrénéennes en couloirs à camions, faire des parcs nationaux des parcs à moutons, épandre des poisons agrochimiques, capter des subventions au besoin au nom de la protection de l’ours qu’il s’évertuera par ailleurs d’exterminer lors des battues à sangliers (d’élevage).
Le « bon sauvage » tue la nature deux fois, au nom de la tradition, puis au nom du faux progrès, paravent de sa cupidité.
Le vrai progrès positif, indispensable est celui des connaissances et de la maîtrise contre la souffrance et la mort.
Après le « bon sauvage », calamité planétaire, anéantissant tout par ses loisirs débiles et sa cupidité insatiable, la vie disparaît.
Ce qui choque davantage ne tient pas à la survivance de comportements brutaux, sanguinaires, d’ignorances obscurantistes sur la nature, de déprédations perpétrées par des individus « défavorisés », mais à la pusillanimité coupable de ceux qui savent mais qui se taisent.
Au nom de la tolérance ? Non, au nom de leur couardise.
Dire la vérité est un devoir moral et civique dont bien peu osent s’acquitter.
La vérité éthique, scientifique, civilisatrice est qu’il faut protéger la vie, respecter les êtres, combattre l’instinct de mort.
Or ces combats restent à mener et à gagner.
Aux USA, la NATIONALE RIFLE ASSOCIATION (NRA) et en France des appendices croupions de ce lobby de « beaufs » amateurs d’armes, complices de tueries, sévissent, financent des campagnes électorales, arpentent les couloirs des assemblées légiférantes pour faire prévaloir leurs funestes intérêts.
Avec de tels individus, ce monde reste dangereux et se prépare des lendemains qui ne chantent guère.
Avoir raison trop tôt ne fait pas de mal à celui qui ne nourrit pas d’ambition de carrière égotiste. Alors, je dirai qu’il faut éradiquer les armes à feu, en interdire le commerce et la détention dans le public.
Supprimer les armes à feu aboutit à abolir enfin la chasse et à prévenir bien des meurtres.
Que ceux qui ont besoin de caresser une arme à feu suivent d’urgence une psychothérapie de leur choix : analytique, cognitivo-comportementale, de soutien ou un stage de méditation.
Aimer un instrument de mort relève d’une pathologie préoccupante dont souffrent trop de nos contemporains pour que la société ne soit pas malade.

Gérard  CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES  ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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