Convaincre ou contraindre ?

Puisque l’humain anéantit la nature, torture l’animal, exploite ou trucide ses semblables, peut-on en appeler à sa raison pour qu’il cesse ses nuisances ?

Concrètement, le petit propriétaire foncier peut-il admettre que son terrain ne devienne pas constructible ?
L’élu local peut-il concevoir que son mérite ne se mesurera pas au kilométrage de route dont il aura pollué sa circonscription ?
L’idiot de village peut-il guérir de son instinct de mort et cesser de transformer en cadavres les êtres vivants passant à la portée de son fusil ?
Le promoteur peut-il comprendre que son appétit glouton est incompatible avec le maintien d’une nature fut-elle « ordinaire » ?
Les gouvernants admettront-ils un jour qu’il n’est pas possible de produire ici toujours davantage pour exporter, alors que tous les gouvernants de tous les pays du monde poursuivent la même course à l’abîme ?

Depuis longtemps, deux visions de l’homme se confrontent :
---- une pessimiste voit dans l’individu un fraudeur fiscal, un prévaricateur insatiable, un délinquant potentiel, un égoïste incapable de s’oublier pour des valeurs qui le transcendent ;

------ Une vision optimiste dictant que l’individu, veut nécessairement le bien pour lui-même et en conséquence pour la société.
La vision pessimiste impose que pour servir l’intérêt général et quel qu’en soit le nom (patrie, Etat, parti, classe, biosphère), il faut « encager la bête nuisible », l’empêcher de nuire par sa cupidité, sa férocité, ses pulsions irrationnelles.
Ce fut le fondement idéologique de tous les fascismes.
Puisque l’humain ne peut pas accéder à un comportement altruiste et responsable, il faut le contraindre.


Inversement, la conception optimiste béate conduit au « libertarisme », chère à la droite américaine qui entend conférer à l’individu l’absolue liberté d’exploiter le monde et les humains et même occasionnellement à disposer de leurs vies au moindre indice de « légitime défense ».

Or, comme souvent, ces deux approches contradictoires, révèlent une problématique.
Comment concilier les rapports de l’individu à la biosphère et comment concilier son nécessaire épanouissement avec la préservation du vivant ?

Une évidence s’impose :
Nonobstant le processus d’hominisation en cours, resteront longtemps des individus aux comportements nuisibles.
La collectivité, l’Etat, la loi doivent les contraindre et prévenir leurs nuisances.

N’attendons pas du « petit propriétaire foncier » qu’il renonce à rendre constructible son bien mais édictons des règles d’urbanisme protégeant du bétonnage des fractions du territoire réservées à la nature.

N’interdisons pas aux humains d’avoir des enfants (ce qui serait une mesure de caractère fasciste), mais incitons par un renversement de la politique d’aide sociale à la modération procréative !

Entre la contrainte et l’appel à la conviction existe l’incitation et l’éducatif.

Pour sauver le vivant, donc également l’homme, je ne préconise pas un « éco-fascisme » mais l’instauration d’une politique résolue d’incitation et d’éducation au respect de la vie.
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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