Érosion de la biodiversité : le premier défi

Les médias, qui façonnent l’opinion publique dans le sens voulu par les pouvoirs financiers et politiques, focalisent sur le climat et la transition énergétique.
La pensée écologiste est dévoyée avec la participation complaisante d’écologistes politiques biberonnés à l’anarcho-gauchisme et finissant dans un libéralisme centriste soumis, conformiste, cautions vertes au capitalisme productiviste et dévastateur.
Révolutionnaires d’hier, soutiens de l’ordre économique « libéral » d'aujourd’hui, ils restent fidèles à un anthropocentrisme les séparant radicalement des écologistes soucieux de la nature et du vivant.
Nous assistons à une usurpation de concept par ces opportunistes promus ministres sans exiger la moindre avancée pour la cause du vivant, côtoyant de bons collègues amateurs de chasse et de tauromachie.
Or, parmi les périls montant à l’horizon de ce monde, la mort de la nature m’apparaît le plus cruel, le plus intolérable d’un point de vue éthique.
Que 80% des insectes aient disparu en 20 ans en Europe, que les espèces d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens et de reptiles subissent un déclin généralisé, qu’un rapport de l’ONU annonce la disparition d’un million d’espèces animales et végétales dans un proche avenir, que les pesticides FNSEA tuent cette biodiversité, que la chasse affecte irrémédiablement les espèces abusivement qualifiées de « gibier » par des esprits arriérés, tous ces faits sont à inscrire au passif de notre espèce.
S’il advient que la température globale s’élève de deux ou trois degrés, l’homme, coupable, paiera le prix de son ubris, fruit vénéneux du libéralisme économique.
Mais la nature n’est pas coupable.
Elle est victime des nuisibles que sont les chasseurs, les agro-chimistes, les promoteurs/aménageurs, les dirigeants politiques qui ouvertement, comme TRUMP et BOLSONARO, éructent leur mépris de la vie et leur grossière inculture ou qui, sournoisement, parlent d’or et agissent de plomb.
Aussi, affirmons que notre premier souci va vers cette biodiversité menacée et que des mesures simples, non onéreuses pourraient être adoptées immédiatement, en urgence, sans tergiversation pour inverser le cours de la sixième grande extinction d’espèces.
Il suffit de contenir l’urbanisation et l’artificialisation des sols, restreindre effectivement l’emploi des produits phytosanitaires, interdire la chasse et réprimer, partout dans le monde, le braconnage en déclarant la guerre aux braconniers.
Bien sûr, une élévation de la température des océans et de l’atmosphère et les sécheresses générées par cette perturbation climatique compromettent les équilibres écologiques amenant une migration des espèces vers les régions plus froides gagnant en latitude et en altitude.
Mais le premier fléau de la terre reste l’homo economicus et son comportement déprédateur.
Pourquoi l’obstiné silence de nos « communicants » sur ce crime mondial ?
Sans doute est-il dangereux financièrement et électoralement parlant de parler haut, fort et clair, de dénoncer et combattre les ennemis de la terre.
Les gaz à effets de serre peuvent être vilipendés. Ils ne protesteront pas et les firmes s’accommoderont volontiers de ce battage médiatique y trouvant même des occasions de nouveaux profits en substituant la quête des métaux rares nécessaires aux éoliennes à l’extraction du charbon.
Pour les oligarques, qu’importe le flacon pourvu qu’ils aient l’ivresse du gain !
Une certaine écologie fait vendre et ouvre des débouchés commerciaux et spéculatifs : alors vive les agrocarburants et la transition énergétique ! C’est bon pour les affaires.
Tandis que les ours, les loups, les grenouilles et les couleuvres peuvent bien disparaître puisqu’ils ne rapportent rien.
Telle est la mentalité nauséabonde d’homo economicus.
Alors, à cet homo-economicus, j’adresse l’expression de mon indifférence si ses récoltes, ses vignobles, ses ports et lotissements les pieds dans l’eau souffrent demain de ses œuvres perverses.
La vie d’abord !
Celle de l’arbre, l’animal et l’homme réconciliés dans un amour de la vie.
Oui, il y a des hommes coupables de crimes contre le vivant et n’ayons pas la pusillanimité de le taire.

Gérard CHAROLLOIS

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