Le camp d’extermination, la torture, la guerre, la chasse, la tauromachie, la réduction d’autrui en esclavage, la maltraitance de l’être vulnérable et la soumission docile aux puissants nous ont beaucoup appris de la banalité du mal.
En 1940, les hommes ordinaires prêtent serment d’allégeance au maréchal PETAIN. En 1945, les mêmes personnages exigent sa condamnation à mort.
Et aujourd’hui ?
Les très petits hommes de la classe politique aspirent à devenir vassaux du monarque pour conserver leurs mairies.
D’autres, jouant les rats qui quittent les navires en difficulté au lieu d’assumer « les copains d’abord », donnent le coup de pied de l’âne à leur parti momentanément vaincu.
Ils démissionnent en découvrant des tares à leurs partenaires militants, défauts qu’ils auraient ignorés dans la victoire.
Les médias se délectent de ces éclats ravageurs pour le camp du progrès.
Cercle vicieux qui veut que les courants de pensée qui perdent une bataille souffrent en sus des divisions, au lieu de susciter l’union nécessaire à surmonter les épreuves.
Les très petits hommes aiment toujours suivre le cortège des vainqueurs sans trop se soucier d’éthique et de principes immolés sur l’autel de leurs très petits intérêts.
Pour un Jean MOULIN, combien de TALLEYRAND ?
Face à la « dictature » libérale, tous les gens de mieux devraient s’unir sous le label de la Résistance écologique et sociale.
Je dis dictature quand il n’y a plus d’alternative et même plus d’alternance.
Nous observons que les petits hommes, dépassés par la tâche, tapent sur les copains au lieu de rassembler, de conforter, de solidariser.
L’humain n’est pas toujours un animal admirable, divin, avisé. La cruauté, la cupidité, la sottise l’animent, d’où le camp, la guerre, la chasse, les querelles subalternes, là où il faudrait de l’intelligence et de la compassion.
Allons-nous sombrer dans la misanthropie en contemplation des crimes des uns, des attitudes suicidaires et des désertions des autres ?
Ne me résignant pas à ce constat d’impasse évolutive, je pense que l’humain peut encore s’élever puisque des hommes réussirent à être meilleurs et à récuser la cruauté, la cupidité sordide, la sottise.
Si l’Histoire ne repasse jamais les plats, surtout quand ils sont mauvais, l’humain présente des constantes.
Ne prêtez pas serment au monarque du jour dont la politique flatte les financiers, les chasseurs, les lobbies, le cénacle des oligarques.
A propos, je vous propose un petit jeu d’immunisation contre la propagande de la coterie oligarchique.
Discernez le « Giscard » de secours que ce cénacle oligarchique et sa presse tiennent en réserve, pour le cas où l’actuel viendrait à manquer.
L’oligarchie financière aime avoir plusieurs fers au feu, plusieurs acteurs en représentation susceptibles d’abuser le troupeau électoral pour servir ses intérêts très privés.
Quel est ce gendre propret, homme de droite, bien sûr, mais « social » (oxymore), en rupture avec son parti conservateur, ce modéré, en même temps de tout ce qui est bien, selon la presse formatée ?
Réponse :
Xavier BERTRAND, l’homme qui préside la région HAUTS DE France avec ses amis du parti d’extrême-chasse.
C’est dire s’il est moralement élevé !
La presse d’argent le parera de toutes les vertus, jusqu’à ce que le temps, les révélations, les mesures népotiques en faveur du monde des affaires l’usent comme tous les « giscards ».
C’est leur démocratie !
Alors, vous qui n’êtes pas dupes, ne divisez pas la Résistance par vos états d’âmes et un esprit de chicane.
Unissez-vous et cessez de dénigrer vos leaders, vos partis, vos syndicats, vos associations car le dénigrement interdit le rassemblement indispensable de toutes les volontés de mieux.
Pour le vivant, pour les droits sociaux, pour la démocratie, nous vivons des temps de grands périls.
Dommage que trop d’esprits médiocres ne mesurent pas l’ampleur du mal.

Gérard CHAROLLOIS

Le siècle passé vit s’affronter deux systèmes économiques antagonistes productivistes : l’économie administrée d’inspiration marxiste et l’économie dite libérale reposant sur le dogme de la main invisible du marché.
Pour le grand malheur des marxistes, le système administré fut expérimenté non pas dans un pays industrialisé et développé, comme l’envisageait l’auteur du manifeste du parti communiste, mais  dans un état féodal, ruraliste et sous-développé qu’était la Russie de 1917.
L’uchronie est un jeu absurde mais la question peut être posée de ce que qu’eut été le marxisme si la révolution avait triomphé à BERLIN en 1918 ou en Grande-Bretagne.
L’Histoire étant ce qu’elle est, le système soviétique connut un relatif échec économique mais plus encore politique et moral.
Le système économique d’inspiration anglo-saxonne l’a emporté et règne désormais sans partage sur la planète à l’exception d’une variante hybride en Chine alliant la spéculation cupide et la  bureaucratie partisane.
Après la guerre et la défaite des régimes réactionnaires et fascistes, l’Europe occidentale vécut durant une trentaine d’années sous un régime mixte, à la fois libéral et socialiste, avec un fort secteur économique nationalisé et un recours au plan.
En 1973, on assista à une révolution ultra-libérale avec la perte de contrôle du politique sur le pouvoir financier et monétaire et l’émergence d’une religion économique dogmatique.
Il en résulte une pollution généralisée de la planète, une exploitation forcenée des ressources naturelles, une mort de la biodiversité, une fracture sociale entre les gens ordinaires et une  caste de milliardaires, une perturbation climatique, la négation de la démocratie par le pouvoir de l’argent supplantant le pouvoir du suffrage.
Ce que j’énonce ici sont des faits que nul ne conteste plus.
Ceux qui célèbrent le culte du Marché, de l’entreprise privée et du libéralisme économique n’ont rien à opposer à ce constat désastreux et ils se bornent à énoncer : « There is no alternative  ».
Le président MACRON traduit en français l’aveu de Mme THATCHER.
Il crée les conditions pour qu’il n’y ait pas d’autre alternative que le rassemblement national.
Au fond, c’est synonyme.
Les « libéraux économiques » inventent un néo-totalitarisme sournois.
Les « libéraux économiques » ne sont guère des libéraux politiques puisqu’ils tuent la démocratie.
Il faut reconnaître que les résistants, par leurs divisions puériles, aident cette stratégie de l’étouffoir.
L’économie de marché est-elle compatible avec les impératifs écologiques ?
Les faits révèlent leur radicale incompatibilité.
Pourquoi ?
Une entreprise privée, temple de la secte libérale, petite ou gigantesque, ne peut survivre qu’en faisant des profits.
Sans profit, une entreprise meurt.
Or, pour faire du profit, une entreprise doit exploiter les ressources humaines et naturelles.
Toute contrainte sociale ou environnementale représente un boulet attaché aux pieds légers des entrepreneurs.
Une entreprise vit dans l’immédiateté et doit dégager des bénéfices sans différer, sans entrave, car sans bénéfice, elle disparaît.
Pour protéger la nature, pour préserver la santé publique, pour garantir les droits sociaux, la puissance publique doit intervenir et encadrer strictement la cupidité, ce moteur de la loi du Marché.
Sans une rupture avec la révolution libérale, les discours vertueux en faveur du climat, de la biodiversité, du social resteront de pures incantations à destination anesthésiante des opinions publiques.
Les lobbies feront la loi et désigneront les gouvernants en manipulant les peuples.
Faut-il collectiviser l’économie ?
La cupidité étant une tare ontologiquement attachée à l’animal humain, il convient de maintenir un vaste secteur privé, notamment pour stimuler la recherche et les innovations scientifiques et technologiques.
Une « start up » innovante en génie biologique, électronique, informatique obtiendra d’excellents résultats lorsque la perspective du gain stimulera son activité novatrice.
Ne privons pas la société de ce moteur, moralement polluant, mais efficace. Mais encadrons-le pour l’empêcher de nuire.
Ainsi, le secteur bancaire, la monnaie, l’énergie devraient relever du secteur public pour gommer l’absurde notion de dette publique et de contraintes budgétaires.
La santé, l’éducation, la justice, la sécurité, la préservation de la nature n’ont pas de prix car ils sont en dehors du champ du Marché.
Ainsi, en écologie, il convient d’en revenir à une économie mixte, celle d’ailleurs qui donna les meilleurs résultats sociaux lors des trente glorieuses.
Le système soviétique subit des échecs et des impasses.
Le système libéral actuel conduit à de redoutables impasses écologiques, sociales, morales.
A terme, il pourrait rendre la planète impropre à la vie.
Présentement, il détruit la nature, maltraite l’animal, dégrade l’homme et supprime, dans les faits, la démocratie.

Gérard CHAROLLOIS

Le chef de l’état, adepte du libéralisme économique, peut être heureux.
Il a gagné les élections, nonobstant sa deuxième place sur le podium, et régnera sans doute dix ans sur ce pays.
Il voulait un duel, en fait un duo, avec le Rassemblement National puisqu’il sait qu’au second tour de la présidentielle de 2022, ce parti est son meilleur adversaire, celui qu’il est assuré de vaincre au nom du rassemblement républicain, du sursaut antifasciste, pièce qu’il a déjà si bien jouée en 2017.
Il se voit déjà élu avec au moins 60% des suffrages exprimés au second tour.
Quant aux divers écologistes, socialistes, progressistes, ils se neutraliseront par leurs divisions suicidaires.
Avec de tels adversaires, l’omnipotence des lobbies n’a aucun souci à se faire.
Chaque leader, tel un enfant en fin de récréation, compte ses billes avec le souci de faire mieux que le rival du même camp.
Que les écologistes fassent un score honorable peut réjouir ceux qui s’illusionnent sur la portée d’un succès électoral qui ne soit pas une prise du pouvoir.
Demain, le monarque consultera toujours son ami Thierry COSTE et ne recevra sans doute même pas Allain BOUGRAIN-DUBOURG.
Il parlera abondamment de « transition énergétique » et du climat, mais la faune, la flore, les milieux naturels ne bénéficieront nullement de scores électoraux qui ne permettent pas de renverser
 un système létal.
Les hommes, bien campés au pouvoir, nourrissent une idéologie contraire au respect du vivant. Les « libéraux économiques » au service de l’argent et des traditions anti-animalistes dominent
 toujours en Europe, en France et dans les collectivités locales.
Certes, le néfaste PPE, nom que les conservateurs se donnent au parlement européen, se trouve un peu affaibli mais demeure une force importante et les « libéraux » du président MACRON, en renfort,  n’insulteront pas le Marché et ses dogmes.
Imaginons un instant, en un rêve impossible, que EELV, France Insoumise, Parti Animaliste et Urgence écologiste aient additionné leurs voix le 26 mai.
23% des suffrages se seraient portés sur les gens de mieux et le pouvoir des chasseurs, des banquiers, des lobbies agricoles et industriels, de tous ces ennemis de la terre, vacillerait.
La politique, à l’inverse du sport, ne conduit pas à déclamer pour se consoler : « l’essentiel est de participer ».
L’essentiel consiste à établir un rapport de forces pour défendre une cause, des valeurs éthiques, des intérêts qui ne sont pas les intérêts égoïstes d’une féodalité.
Quelles sont les chances d’opter pour l’issue de secours, c’est-à-dire pour l’union des gens de mieux ?
Réponse : hélas, aucune.
Chaque petit chef de tribu voudra compter ses billes dans la cour de récréation et la droite de l’argent triomphera en 2022 de la droite populaire et nationale.
On continue.
Premier opposant à l’issue du scrutin des Européennes, l’animateur de EELV devrait engager un dialogue, des négociations avec les autres mouvements de progrès pour constituer la force unitaire
 qui seule pourrait inverser le cours fatal des choses.
Il ne le fera pas et souhaitons-lui l’honneur de ne pas finir ministre chez MACRON, comme tant d’autres de ses prédécesseurs !
Devenir ministre est une honte lorsque ce n’est pas pour faire avancer la cause que l’on prétend défendre.
Or, nul écologiste ne devrait accepter d’accéder aux apparences du pouvoir sans exiger l’abolition de la torture tauromachique, de la chasse, des menées mafieuses des lobbies économiques contre
 la santé humaine, la biodiversité.
Face aux deux droites, les partis de progrès, de défense du vivant, de promotion de la justice sociale, l’emporteront le jour où ils auront compris le piège à mâchoires dans lequel ils se débattent
 et lorsque faisant l’union nécessaire de tous les gens de mieux, ils constitueront un nouveau Conseil National de la Résistance ouvert à tous les animalistes, les socialistes, les insoumis, les esprits libres et généreux, les citoyens debout.

Gérard CHAROLLOIS

L’immense majorité de nos contemporains demande l’abolition de la torture tauromachique et de la chasse à courre, ce que confirment toutes les enquêtes d’opinion.
Or, l’abominable corrida et la calamiteuse chasse ne seront pas abolies parce qu’à l'échelon national, les lobbies, les réseaux, les copinages bafouent la volonté démocratique de 80% des citoyens.
Le financement des campagnes électorales, le scrutin uninominal majoritaire à deux tours, l’existence d’un sénat conservateur, le choix du monarque électif par une petite caste affairiste et médiocre de ploutocrates avant validation par un suffrage universel guidé vicient irrémédiablement la démocratie dite représentative.
En France, les lobbies font la loi.
Aussi, écoeurés, nombre de citoyens se désintéressent de la vie publique et n’ont plus que mépris pour la classe politique.
Ces jours-ci, dans le département de la DRÔME, les élus locaux fulminent avec les éleveurs et les chasseurs contre les loups.
Qu’une centaine d’arriérés veuillent engluer le passereau, l’écraser sous une pierre dite "lecques ou tendelle", exterminer l’ours ou tuer le bouquetin, le sénateur et les maires du secteur appuieront les délires contre nature de ces attardés.
Les mafias omnipotentes localement ne pèsent pas lourd à l’échelon européen.
Les tartarins agités qui veulent piéger aux gluaux les passereaux, tuer les ours et les loups et fusiller la tourterelle des bois font très peur aux petits élus locaux et aux préfets soucieux que rien n’altère leurs carrières dans leurs exils bucoliques, mais ces chasseurs ne représentent qu’une poignée d’obscurantistes à l’échelon européen.
C’est la raison pour laquelle l’Union Européenne a pu nous donner des directives en faveur des oiseaux, de la faune, des milieux naturels, de meilleures conditions d’élevage des animaux, mesures que les gouvernements français ont bien souvent freinées.
Qui élabore les normes juridiques européennes ?
Vous.
Les règlements qui s’appliquent directement dans le droit interne des états et les directives qui doivent être transposées en droit interne sont adoptées en co-décision par le Parlement Européen que vous allez élire le 26 mai et par le conseil des ministres qui représente les états membres.
Inutile de vous préciser que le parlement, élu très démocratiquement au scrutin proportionnel, garantira davantage la nature, les animaux, la santé publique, l’intérêt des gens que le conseil des ministres, organe plus sensible aux petits lobbies mafieux dont vous connaissez la nuisance absolue.
D’aucuns fustigent l’Europe en confondant les institutions et les hommes qui les animent.
Oui, l’Europe a été politiquement dominée par des libéraux adorateurs du Marché, de la concurrence, de la compétition, avec leurs dogmes des « sacrifices » sociaux et des compromis avec les intérêts économiques des firmes.
Les dirigeants de l’Europe, émanation des élections, émargeaient à la secte libérale qu’obsèdent la dépense publique qu’il faut sans cesse réduire, l’abandon des droits sociaux et la célébration religieuse de la liberté farouche du commerce et de l’entreprise.
Cette critique que je partage tient au fait que le peuple ait choisi une majorité conservatrice/libérale.
Si demain les sociaux et les écologistes devenaient majoritaires en Europe, les critiques justifiées sur le caractère dogmatique de l’institution tomberaient.
C’est une Europe souveraine qui abolira la corrida, la chasse, les petits copinages des féodaux locaux, très puissants dans leurs fiefs, insignifiants à l’échelon d’une vaste union.
Les USA possèdent un TRUMP, le Brésil un BOLSONARO, la France un MACRON.
On doit condamner leurs politiques mais cela n’implique pas une condamnation des USA, du Brésil et de la France.
Condamnons et combattons l’ordo-libéralisme des conservateurs européens, mais sachons que la civilisation n’avancera que par l’Europe, une Europe écologiste et sociale qui adapte la société au vivant et qui cesse de demander au vivant de s’adapter aux lois délétères du Marché.
Le 26 mai, votons pour faire échec aux partis de chasse, béton, pesticides et traditions.
La ploutocratie mondiale s’accommode trop bien de l’abstention des réfractaires, abstention qui la sert.
QUAND SE TAISENT LES MEILLEURS, ON N'ENTEND QUE LES PIRES.
Ne les laissez pas nuire à l’arbre, l’animal et l’homme.
Ma patrie, ma nation, mon parti et mon appartenance s’appellent l’universel et le  vivant.
Pour l’heure, le vivant souffre et meurt.
Changeons.
Votez !

Gérard CHAROLLOIS

Ne jouant ni au gourou, ni même au directeur de conscience, je ne donnerai personnellement aucune consigne nominative de vote, lors de l’élection du parlement européen le 26 mai prochain.
J’indique qu’il convient de voter pour condamner l’ordo-libéralisme qui avilit l’homme, impose des régressions sociales, détruit la nature, torture l’animal et appelle à l’adaptation des individus à la loi du Marché, alors qu’il conviendrait, inversement, d’adapter la société aux exigences du vivant.
Deux partis politiques portent les intérêts du marché avec son culte de la compétition, de la concurrence, de la flexibilité, de la croissance quantitative et spéculative.
En France et en ce temps, le parti dit « les républicains » et la « république en marche » servent la finance, les promoteurs-exploiteurs, les écocideurs.
Bien sûr, ces partis prétendent peindre en vert le capitalisme spéculatif mais il ne s’agit là que d’un leurre, d’une imposture.
Ils soutiennent les fantasmes productivistes de la FNSEA, les entrepreneurs du BTP, les chasseurs, les firmes de l’agrochimie et de l’élevage industriel.
Chez les prétendus « républicains », la dévotion à l’entreprise, l’aversion pour les salariés et les services publics, la réfutation de la solidarité, la négation des droits de la nature et  de l’animal confinent au fanatisme outré.
Votez, gens de mieux, pour faire échec à ces deux partis promoteurs d’injustices sociales, de reculs des droits et de grand massacre de la biodiversité.
Et pourtant, malgré la ringardise des prétendus « républicains » et l’arrogance sociale des « marcheurs », ces partis de l’argent-roi vont emporter le prochain scrutin non pas en raison d’une forte adhésion citoyenne mais grâce à l’attitude suicidaire des opposants qui, loin de s’unir, se pulvérisent en formations rivales et en groupuscules.
L’élection au parlement européen est la plus démocratique puisque au scrutin proportionnel intégral.
Cette élection est importante car le parlement européen participe à la désignation de la Commission Européenne et adopte, en concurrence avec le conseil des ministres, les directives et règlements
 de l’Union.
Alors, il faut voter.
Mais l’égotisme, le fantasme des paranoïdes mégalomaniaques sévissant fort, 33 listes se sont inscrites pour l’élection du 26 mai, ce qui relève du délire et de l’absurde.
Ainsi, les sympathiques « Gilets Jaunes » n’ont pas pu empêcher quelques inconséquents de constituer pas moins de trois listes se réclamant de cette insurrection.
Les gilets jaunes ou rouges pouvaient s’exprimer de manière crédible et efficace, avec la France INSOUMISE à gauche, le RASSEMBLEMENT NATIONAL à droite.
Ces agitations lilliputiennes doivent bien amuser l’ELYSEE qui en espère un affaiblissement de ses oppositions éparpillées.
Consciemment ou non, ces listes marginales de « gilets jaunes » et autres contestataires socialistes ou ultra-nationalistes servent prodigieusement le pouvoir en place.
Ce qui constitue la gauche et l’écologie se présente en ordre dispersé avec près de dix listes dont trois seulement peuvent prétendre avoir des élus en atteignant le seuil de 5% des suffrages
 exprimés à savoir, France INSOUMISE, EELV et peut-être PLACE PUBLIQUE.
Même syndrome qu’en avril 2017 où l’addition des voix de Jean-Luc MELENCHON et de Benoît HAMON assurait la présence du candidat de gauche au second tour.
Voyez, mes chers amis lecteurs, pourquoi je suis bien heureux de ne pas « faire de la politique politicienne » !
Et en 2022, pour la présidentielle ?
Ils vous feront le bon vieux coup imparable du barrage à l’extrême-droite.
Les médias, propriétés de l’oligarchie Macronienne, et l’argent assureront la manipulation de l’opinion pour que leur règne dure mille ans.
Ils appellent cela : la démocratie !
Ne les laissez pas faire : VOTEZ !
Votez pour la liste correspondant le mieux à votre sensibilité !

Gérard CHAROLLOIS

À l’heure où s’achève une conférence mondiale regroupant à PARIS 500 scientifiques et associatifs et portant sur la mort de la biodiversité, le sénat français ruraliste et conservateur refuse d’inscrire dans la loi le délit d’écocide.
Le monarque français boude cette conférence internationale car il est moins risqué de disserter sur le climat que sur la disparition des espèces et la destruction des milieux naturels.
Et pourtant, les rapports scientifiques sont alarmants et ici, en PERIGORD, j’observe plus humblement le premier printemps silencieux.
Parler de biodiversité heurte les petits intérêts des lobbies de la chasse, de l’agroproductivisme, des rois du béton et du bitume, donc des amis du monarque qu’il convient de ne pas chagriner.
Parler climat permet de s’agiter sur la scène internationale en fixant des objectifs de réductions envisagées d’émissions de gaz à effets de serre, sans contrainte d’ailleurs, à obtenir et à transférer des charges fiscales de ses petits copains oligarques sur le bon peuple culpabilisé de ne pas être suffisamment éco-citoyen.
Parler de la mort de la biodiversité impliquerait de supprimer la chasse, de réduire, autrement que dans les proclamations vertueuses, les pesticides, d’interdire l’asséchement des zones humides, de restreindre les coupes à blanc des forêts, d’assujettir les travaux publics à de véritables mesures effectives de compensations.
Lors de sa création, en 2002, la CONVENTION VIE ET NATURE préconisait la suppression du sénat sous sa forme actuelle.
Cette assemblée a comporté des individualités remarquables qui participèrent à l’amélioration de la rédaction de diverses lois, mais institutionnellement, par son mode de scrutin, elle ne peut être, en sa majorité, que le syndic d’une France archaïque, réactionnaire, peuplée de chasseurs, d’agropollueurs, de tout ce que la société compte de « beaufs » et de rance.
Le sénat ne représente pas la société mais un pays fossilisé.
Le parti conservateur, les REPUBLICAINS, c’est-à-dire chasse, béton et traditions, y détient de droit la majorité permanente, sous réserve d’une courte fenêtre en 2012.
Que le parlement français qui reste à reconstruire compte deux assemblées peut se concevoir, à condition qu’il y ait une représentation loyale des forces sociales du pays, ce qui n’est plus le cas.
Les secousses actuelles salutaires ne mettent pas en péril une république déjà morte mais visent à rétablir la république confisquée par les oligarques de la finance et par les lobbies.
Le 27 avril 1969, le général de GAULLE quittait le pouvoir suite à un référendum perdu dont le thème était une réforme du sénat et des régions.
La question portait en apparence sur cette réforme institutionnelle, mais nul ne s’y trompait. L’enjeu était la confiance et le soutien à l’homme de la Résistance qui ne concevait pas d’invoquer le paravent de la légalité, de s’abriter derrière la durée de son mandat pour morpionniser l’ELYSEE et qui provoqua ce référendum dans le dessein de savoir où il en était avec les Français.
Réforme du sénat, dignité d’un élu, simple représentant qui détient ou non la confiance de son mandat sont des thèmes d’une criante actualité.
Mais Charles de GAULLE sortait de l’Histoire, pas d’une banque.
Depuis son accession au pouvoir excessif que la constitution confère à un seul homme, l’actuel président (ISF – CSG) a reçu trois fois ses amis chasseurs et pas une seule fois les protecteurs de la nature.
Ce ne serait pas très grave si recevoir ne signifiait pas se coucher devant l’intérêt des lobbies funestes des ennemis de la terre.
Il serait vain d’être reçu par le pouvoir pour admirer les lambris des palais nationaux.
Nous n’avons que faire des pseudo-honneurs officiels bien dévalués.
Ce qui importe est de sauver la nature, d’améliorer le sort de l’arbre, l’animal et l’homme.
Malheureusement, nous vivons sous la botte des écocideurs et un temps où le mot « Réforme » signifie « régression sociale ».
Ce temps de dévastation appellerait l’union de tous les opposants, la convergence des luttes sociales et écologiques, mais j’observe l’éparpillement stérile des gens de mieux, des résistants à un système économique létal pour la biosphère.
Restez mobilisés, debout.
« N’attaquez pas les hôpitaux » pour évoquer le ridicule des allégations d’un pouvoir aux abois comme le cerf traqué par une chasse à courre.
Seule vaut la grande querelle des valeurs et des idées qui exclut la violence à l’encontre de quiconque.

Gérard CHAROLLOIS

Les médias, qui façonnent l’opinion publique dans le sens voulu par les pouvoirs financiers et politiques, focalisent sur le climat et la transition énergétique.
La pensée écologiste est dévoyée avec la participation complaisante d’écologistes politiques biberonnés à l’anarcho-gauchisme et finissant dans un libéralisme centriste soumis, conformiste, cautions vertes au capitalisme productiviste et dévastateur.
Révolutionnaires d’hier, soutiens de l’ordre économique « libéral » d'aujourd’hui, ils restent fidèles à un anthropocentrisme les séparant radicalement des écologistes soucieux de la nature et du vivant.
Nous assistons à une usurpation de concept par ces opportunistes promus ministres sans exiger la moindre avancée pour la cause du vivant, côtoyant de bons collègues amateurs de chasse et de tauromachie.
Or, parmi les périls montant à l’horizon de ce monde, la mort de la nature m’apparaît le plus cruel, le plus intolérable d’un point de vue éthique.
Que 80% des insectes aient disparu en 20 ans en Europe, que les espèces d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens et de reptiles subissent un déclin généralisé, qu’un rapport de l’ONU annonce la disparition d’un million d’espèces animales et végétales dans un proche avenir, que les pesticides FNSEA tuent cette biodiversité, que la chasse affecte irrémédiablement les espèces abusivement qualifiées de « gibier » par des esprits arriérés, tous ces faits sont à inscrire au passif de notre espèce.
S’il advient que la température globale s’élève de deux ou trois degrés, l’homme, coupable, paiera le prix de son ubris, fruit vénéneux du libéralisme économique.
Mais la nature n’est pas coupable.
Elle est victime des nuisibles que sont les chasseurs, les agro-chimistes, les promoteurs/aménageurs, les dirigeants politiques qui ouvertement, comme TRUMP et BOLSONARO, éructent leur mépris de la vie et leur grossière inculture ou qui, sournoisement, parlent d’or et agissent de plomb.
Aussi, affirmons que notre premier souci va vers cette biodiversité menacée et que des mesures simples, non onéreuses pourraient être adoptées immédiatement, en urgence, sans tergiversation pour inverser le cours de la sixième grande extinction d’espèces.
Il suffit de contenir l’urbanisation et l’artificialisation des sols, restreindre effectivement l’emploi des produits phytosanitaires, interdire la chasse et réprimer, partout dans le monde, le braconnage en déclarant la guerre aux braconniers.
Bien sûr, une élévation de la température des océans et de l’atmosphère et les sécheresses générées par cette perturbation climatique compromettent les équilibres écologiques amenant une migration des espèces vers les régions plus froides gagnant en latitude et en altitude.
Mais le premier fléau de la terre reste l’homo economicus et son comportement déprédateur.
Pourquoi l’obstiné silence de nos « communicants » sur ce crime mondial ?
Sans doute est-il dangereux financièrement et électoralement parlant de parler haut, fort et clair, de dénoncer et combattre les ennemis de la terre.
Les gaz à effets de serre peuvent être vilipendés. Ils ne protesteront pas et les firmes s’accommoderont volontiers de ce battage médiatique y trouvant même des occasions de nouveaux profits en substituant la quête des métaux rares nécessaires aux éoliennes à l’extraction du charbon.
Pour les oligarques, qu’importe le flacon pourvu qu’ils aient l’ivresse du gain !
Une certaine écologie fait vendre et ouvre des débouchés commerciaux et spéculatifs : alors vive les agrocarburants et la transition énergétique ! C’est bon pour les affaires.
Tandis que les ours, les loups, les grenouilles et les couleuvres peuvent bien disparaître puisqu’ils ne rapportent rien.
Telle est la mentalité nauséabonde d’homo economicus.
Alors, à cet homo-economicus, j’adresse l’expression de mon indifférence si ses récoltes, ses vignobles, ses ports et lotissements les pieds dans l’eau souffrent demain de ses œuvres perverses.
La vie d’abord !
Celle de l’arbre, l’animal et l’homme réconciliés dans un amour de la vie.
Oui, il y a des hommes coupables de crimes contre le vivant et n’ayons pas la pusillanimité de le taire.

Gérard CHAROLLOIS

Est-ce pour oublier ce qui les tuera que les humains développent des peurs irrationnelles : peur du ciel et de la forêt, des étrangers et des casseurs, des rouges et des noirs, des sangliers  et des chauves-souris, de la nuit et des ondes, de la science et de la nature.
Ces phobies puériles aident-elles à ignorer un temps Alzheimer, Parkinson, glioblastome, carcinome et AVC.
La droite instrumentalisera la xénophobie et la peur des désordres.
Des écologistes, dont je ne suis pas sur ce point, joueront de la technophobie.
Les religions ont de tout temps inculqué la peur d’une culpabilité universelle.
Parfois, ces superstitions, crédulités et terreurs infondées susciteront l’hilarité, mais plus souvent encore, une navrante contemplation des limites de l’esprit humain.
Si les phobies et croyances farfelues ne déterminaient pas des comportements agressifs en retour, elles ne seraient que de plaisantes déraisons.
La peur enfante bien souvent la haine.
Comment affranchir l’humain de ces peurs irrationnelles, sources de rejets, d’angoisses, occasions de manipulations par les forces sociales sans scrupule qui utilisent ces ignorances pour conduire
 le troupeau de leurs victimes ?
Non, la forêt n’est pas un coupe-gorge.
Non, les sangliers, animaux d’une exceptionnelle intelligence, n’agressent pas les grands-mères.
Non, les chauves-souris ne s’accrochent pas aux cheveux des femmes, les chouettes n’annoncent pas la mort et toute innovation ne représente pas un péril.
Ces craintes irrationnelles constituent le paravent des crimes insondables de l’humain.
Ce sont elles qui génèrent le camp de concentration, le bombardement des villes, les élevages industriels de poules et de porcs.
Jamais un humain usant paisiblement de sa raison n’admettrait de soumettre des êtres sensibles, humains ou animaux, à la torture et à l’exploitation.
Le mépris d’autrui n’existerait pas sans cet irrationnel qui dégrade cet autrui en menace, en marchandise, en souffre-douleurs.
Notre époque tolère des faits et pratiques que la lucidité, la conscience libre et éclairée, l’observation objective interdisent radicalement.
Il faut une forte dose d’abrutissement pour accepter ces usines à viande et à œufs où le capitalisme relègue en enfer des animaux suppliciés.
S’il usait de sa simple raison, libérée de tout conditionnement grégaire, l’humain ne pourrait exercer tous ces actes de cruauté et de violence qu’impliquent l’agro-productivisme, la chasse,
 l’expulsion de la nature au nom du profit, de l’aménagement, d’un pseudo-développement.
S’il n’avait pas l’excuse de ses névroses, si l’homme débarrassé de son obscurantisme crasse perdurait à être un tortionnaire du vivant, c’est que l’espèce n’aurait été qu’une impasse évolutive,
 un échec de la sélection naturelle.
Car la sélection naturelle privilégie non pas la compétition, mais l’entraide et la compassion.
En présence d’un fait quelconque, d’une technique, d’un objet ou d’un être vivant, invitons l’humain libre à se livrer à un examen rationnel, puis à une approche dictée par l’empathie.
Rejetons la peur de ce qui ne la justifie pas en comprenant qu’elle est la matrice des lâchetés coupables et des « collaborations » pusillanimes.
Combattons les ignorances et apprenons à aimer la vie et le vivant.
Les lobbies, les pouvoirs, les petits intérêts cultivent ces peurs, ces crédulités pour dominer, prospérer, soumettre les hommes en les aliénant.
Bref, célébrons le cœur et la raison pour que la vie triomphe de la mort.

Gérard CHAROLLOIS

Le monarque voudrait voir la chasse inscrite aux compétitions des jeux olympiques de PARIS, en 2024, selon un canular de nos amis de la LPO, blague qui révèle le climat pro-chasse du pouvoir.
Des firmes avides veulent implanter sur quatre cents hectares des champs de photovoltaïques sur l’emblématique plateau du LARZAC.
En DORDOGNE, le « patron » du département milite frénétiquement pour tracer une route supplémentaire dans la vallée riche de sa préservation, malgré une suspension des travaux par le conseil d’état qui, en référé, retint les incidences sur la nature et le site de cet ouvrage nécessairement agressif pour la faune.
Le juge administratif local pourrait, par manque de science et de conscience écologique, relancer les travaux.
Partout, les aménageurs perdurent à bitumer, bétonner, exploiter pendant que les imposteurs au pouvoir dissertent vertueusement en faveur du climat, de la préservation de la nature et pendant que les petits et grands enfants marchent gentiment pour le climat sous l’œil attendri des fossoyeurs du vivant.
L’argent corrompt tout : les hommes, les mots, les idées, les consciences.
L’argent a récupéré la couleur de l’écologie et quelques cautions en mal de fonctions officielles.
Mais l’argent tue, pollue, exploite, déménage la nature et le libéralisme économique est radicalement incompatible avec le sauvetage de la vie sur terre.
Comment faire du profit sans marchandiser les animaux, sans urbaniser l’espace, sans accroître la production, sans flexibiliser la force de travail des humains, sans restreindre les droits sociaux et les normes dites environnementales -qui commencent à bien faire- comme l’énonça stupidement un leader de la droite financière et immobilière ?
Ce qui me navre ne tient nullement à la puissance politique des lobbies, à la servilité de leurs commis dans l’état, mais à l’absence de prise de conscience des périls par les gens de mieux qui persistent dans leurs divisions et leur propension suicidaire à entretenir leurs petits feux, dans leurs petites cuisines partisanes.
La gravité du mal, l’urgence d’une issue de secours, la duplicité des ennemis de la terre et leurs prodigieuses capacités financières, appellent une union de tous ceux qui veulent sortir du système.
Avec de tels adversaires éparpillés, les banques, les lobbies, les Emmanuel MACRON et autres Thierry COSTE n’ont aucun souci à se faire.
Ils vont régner longtemps.
Ainsi, le 26 mai prochain, le parti Thatchérien pourra affirmer qu’avec 23% des suffrages exprimés, il est le premier parti de France et bénéficie de la confiance du peuple.
Qui lui répondra qu’avec les 13% de Républicains tendance WAUQUIEZ, les négationnistes des droits du vivant n’auront recueilli que 37% des voix et donc que 63% sont dans une opposition assumée ?
Que voulez-vous, la politique est l’art de la supercherie.
Une fois encore, je félicite nos amis de la LIGUE DE PROTECTION DES OISEAUX qui dépose une plainte contre l’état français pour sa soumission aux chasseurs, les premiers destructeurs de la nature.
La LPO dénonce auprès de la commission européenne le fait que ce pays autorise l’emploi de glu à la chasse dans le Sud-Est, permet les tirs sur 68 espèces d’oiseaux dont une vingtaine directement menacées et réitère chaque année l’illégalité de la chasse en février des oies.
Bien sûr, j’imagine que les « jeunes start-upers parisiens » qui votent MACRON n’ont rien à faire des oiseaux !
Ils s’imaginent déjà « premiers de cordées » et considèrent avec morgue et mépris tout ce qui n’est pas eux.
Ils rêvent de s’enrichir et sont déjà perdus.
Car l’idéologie mercantile altère tout.
Un esprit libre, non pollué par les vapeurs de la spéculation, sait que l’important, ce sont l’oiseau, la rivière, la forêt, l’humain, la vie.

Gérard CHAROLLOIS

L’écologie fut d’abord une science comme l’indique son nom. Science de notre maison commune qu’est la Terre, science de la biosphère, science du monde du vivant et des rapports entre les espèces et leur milieu de vie.
Puis, l’écologie devint une éthique, donc une politique.
Si elle n’avait été qu’une science, nul courant de pensée ne se serait constitué en son nom.
Les spécialistes de la gravitation, de la force électro-magnétique et de la relativité n’ont pas songé à ériger leurs disciplines en partis politiques.
C’est parce qu’elle est à la fois une science et une éthique que l’écologie émergea sur la scène morale et politique.
Alors que l’homo economicus, bien peu sapiens, perdure à détruire la nature, à réifier l’animal et à exploiter son semblable, tous les partis politiques et tous les auto-proclamés leaders sautent sur leurs petites chaises, comme l’aurait dit le Général, en criant : « Transition écologique, transition écologique, transition écologique ».
Ils ne vont guère au-delà de cette incantation qui, sans contenu, ne veut rien dire.
Cela permet au très petit homme, membre de la classe politique, de convoiter avidement un fauteuil républicain qui s’offre à son appétit sans encourir le risque de déplaire.
Qui pourrait bien être contrarié par une « transition écologique » ?
Ces écologistes politiques ne veulent pas d'un pouvoir qu’ils sont incapables d’exercer, mais ses apparences et ses avantages.
Et voilà nos apôtres de l’écologie ministres, parlementaires et autres sans que Dame Nature n’en éprouve le moindre soulagement.
Nos écologistes politiques servent de faire-valoir aux dociles amis des lobbies de la finance, de la chasse, de l’agrochimie, des bétonneurs et bitumeurs obsessionnels.
Accéder à des fonctions publiques électives est un honneur pour celui qui sert une cause et fait avancer la civilisation, mais une honte poisseuse pour celui qui ne fait que satisfaire son plan de carrière.
Or, présentement, il faut bien constater que nos écologistes politiques qui cautionnent le régime n’obtiennent rien et ne sollicitent d’ailleurs rien en faveur de la nature.
Ils vont psalmodiant : « transition écologique » en pensant que le bon peuple sera médusé par leur audace et la profondeur de leur engagement en faveur du climat, de la planète, leitmotiv de leurs discours convenus.
Que font-ils pour la faune, la flore, les milieux naturels ?
Comment appréhendent-ils la croissance démographique et l’artificialisation de l’espace ?
Quand exigent-ils l’abolition de la corrida, mort spectacle, et la chasse, mort loisir ?
Quel degré de violence et d’injustice entre les hommes dénoncent-ils ?
Non, ils sont pour « la transition écologique ».
Vous n’obtiendrez rien de plus, rien qui risque de déranger un lobby.
Non sans prôner le respect de la vie et l’amour de la nature, ils récitent doctement : « transition écologique ».
Bien sûr, ils souhaitent l’arrêt des centrales électriques au charbon et couvrir le pays d’éoliennes, hachoirs à oiseaux et à chauves-souris.
C’est un peu court comme perspective éthique et révolution de civilisation.
C’est que nos candidats députés, sénateurs ou ministres respectent d’abord le président qui leur ouvrira les portes des palais nationaux et donc les lobbies qui ont fait le roi.
Je pense qu’un écologiste politique de carrière qui dirait le mot « chasse », dans un média, aurait le sentiment de commettre un blasphème et de griller ses ambitions égotistes.
Au fond, avouons que ces très petits personnages, trop pusillanimes pour une grande et belle idée, nous offrent la contemplation de leur vanité creuse.
Donnez-nous des écologistes politiques honnêtes, courageux, estimables par leurs engagements contre les lobbies de la mort et du saccage de la biosphère !
Pour l’heure, ceux qui occupent les médias officiels sont bien dignes de finir chez Manuel VALLS, le tauromaniaque, ou chez Emmanuel MACRON, ami des veneurs et des tueurs d’oies sauvages !
Avec de tels écologistes, tous les partis sans exception peuvent s’afficher écologistes, puisque cela ne veut plus rien dire.
Notre temps abime tout, même les mots aliénés en slogans publicitaires.
Professionnels de la politique, essayez d’être cohérents, concrets, intellectuellement honnêtes et parlez-nous de la nature, de l’empathie envers tout être sensible, de l’équité entre les humains et du soin à apporter à la vie.
Merci de ne plus nous enfumer avec votre « transition écologique », simple élément de langage sans portée éthique.
Je sais qu'il vous faudrait, en devenant honnêtes, en étant ce que vous prétendez être, assumer le combat des idées et des valeurs, affronter des groupes de pressions, susciter des débats de fond et de cela, vous n’êtes guère capables.

Gérard CHAROLLOIS

15
Juin 2019
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