CONVENTION VIE ET NATURE
POUR UNE ECOLOGIE RADICALE

 


LETTRE DU PRESIDENT


Des loisirs débiles et calamiteux.

M. Gérard CONDORCET Le dimanche 26 février 2006
FRANCBAUDIE
24380 VEYRINES DE VERGT
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FAX 05 53 08 50 11
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Des loisirs débiles et calamiteux.


Trop lentement sans doute, la société planétaire prend conscience du défi écologique résultant de la croissance démographique, de l’emballement de la technique et du déchaînement du culte du profit : altération des climats, vulnérabilité des populations humaines confrontées aux mutations virales, empoisonnements des eaux douces, maladies nouvelles créées par la chimie, appauvrissement de la biomasse des océans, disparitions massives d’espèces animales et végétales.
Les scientifiques du monde entier s’alarment et des gouvernants bien que médiocres, bien que pétris du culte de la croissance infinie dans un monde fini, des gouvernants syndics d’intérêts très privés, dissertent sur les menaces hypothéquant le devenir dela planète, rédigent des conventions internationales pour répondre ou feindre de répondre à ces défis.

Pendant ce temps, des enfants attardés, à moins que ce ne soient déjà des gâteux précoces, souillent, saccagent, tuent, polluent, enlaidissent, détruisent la Nature par jeux, par « traditions », pour tromper leur insondable ennui.
Ils abordent la Nature, ou plus exactement ce qu’il en reste, avec des fusils, des quads, des motos tous-terrains, et ne peuvent vivre que dans la fureur d’un moteur à explosion, avec l’odeur des gaz d’échappements ou en semant du plomb et de la mort autour d’eux.
Ces ennemis de la terre pourraient cultiver avec discrétion et un peu de honte leur loisir pervers et immaturs.
Il n’en est rien. Ils ont la nocivité, la malfaisance hargneuse et arrogante, n’hésitant pas à dénoncer ceux dont l’unique tort est d’agir de manière plus responsable, plus respectueuse d’un monde qu’il ne faut pas tant changer que sauver de la destruction.
Ici et là, des groupuscules à relents xénophobes, à éructations poujadistes se constituent pour conspuer les écologistes, pour inviter à transgresser les lois, pour en appeler à la bêtise primaire à l’amalgame débilitant.
Ils invoquent la chasse, en 4x4, au nom de la « tradition », et les sports mécaniques, au nom de la « modernité », s’adressant à ceux qui ont des « racines » à la place d’un cerveau. Ils les somment de se méfier des étrangers, c’est-à-dire de ceux venus de la ville d’à-côté, les « pas de chez eux », nés à quelques centaines de kilomètres de là, mais surtout les « pas comme eux », ceux qui aiment la vie, la beauté, la Nature, le calme, l’approche pacifique des êtres et des choses.
Je reçois périodiquement les élucubrations de ces ennemis de la terre qui n’ont pas compris que notre petite Europe surpeuplée, nos plaines où les lotissements succèdent aux voies de communications et où l’on ne peut plus parcourir deux kilomètres sans trouver au moins une habitation, n’est pas la jungle et que cet espace anthropisé ne se prête guère à leur vandalisme agressif.
Leur chasse n’est qu’un exercice de tir sur animaux d’élevage. Leurs aventures motorisées ne sont que des défouloirs débiles dans des parcs et jardins, car malheureusement, la vraie Nature sauvage n’existe plus en europe qu’à l’état rélictuel dans certaines zones de montagne.
Les ennemis de la terre ne sont que des tartarins et des aventuriers de bacs à sable, jouant à la guerre aux faisans ou affrontant les périls d’une chevauchée entre GRENOBLE et VALENCE, sur leurs monstres d’acier. Ces ennemis de la terre n’abordent la Nature qu’en agresseurs méprisants, en conquérants de l’absurde car un simple recul de quelques instants leur révélerait le ridicule et la nocivité de leurs comportements.
condamnons les exactions de ces voyous des parcs et jardins, mais réservons leur aussi une certaine compassion. Ils sont incapables d’aimer les oiseaux, les arbres, les loups, parce qu’ils n’aiment pas la vie, la leur se résumant à faire tonner des armes à feu ou des moteurs vrombrissant pour ne pas éprouver le silence pesant de leur sensibilité éteinte.
Disparaîtront-ils avant d’avoir tout anéanti ?
L’homme réussira-t-il sa mutation comportementale lui permettant de cesser d’être le grand, le seul, l’absolu nuisible.
Ce nuisible s’avère incapable de protéger une Nature qui appelle non pas une conservation, mais une restauration, car il ne suffit plus de maintenir ce qui reste. Il convient de reconquérir des espaces pour les espèces.
Gérard CONDORCET
Président de la CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE.


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