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Le biocentrisme se manifeste...
Le biocentrisme se manifeste…
La pensée scientifique actuelle oppose le quantitatif au qualitatif en négligeant ostensiblement ce dernier.
Il en est ainsi pour l’arbre et l’animal, par exemple. Le conditionnement est très fort pour ne considérer dans l’arbre que le nombre de m3 de bois à vendre et dans l’animal que le nombre de kilos de viande à consommer.
Ainsi dans les sociétés contemporaines, ce qui se mesure, se pèse, se monnaye est plus important que ce qui ne peut que se ressentir.
L’humanisme est une pensée avant tout « utilitariste ».
La souffrance, la beauté, le bien-être sont marginalisés dans une civilisation qui repose sur le marché, le profit, la concurrence, la discrimination, la violence, la cruauté, la barbarie…
Or la prise de conscience de l’explosion démographique de l’espèce humaine, de la dévastation de la nature, de l’interaction pour ne pas dire de l’interdépendance non seulement entre les êtres humains mais entre les êtres humains et les êtres animaux sensibles a fait émarger une transformation, une mutation de nos habitudes de pensée.
Cette transformation, cette mutation place désormais le vivant et l’être sensible humain et animal au cœur de nos préoccupations essentielles.
Dans sa lettre hebdomadaire du 13 décembre 2009, « Notre pensée écologiste » Gérard Charollois, Président de la CVN, qualifie de « biocentriste » cette nouvelle habitude de pensée et la définit comme un dépassement et un élargissement de la pensée humaniste.
Dans sa lettre du 7 février 2010 : « La synthèse biocentriste » Gérard Charollois explicite cette nouvelle habitude de pensée :
« La CVN, faisant œuvre cohérente, unit deux courants de pensée contemporains qui se sont ignorés dans leurs primes jeunesses.
D’une part, la prise en considération du caractère sensible de l’animal considéré dans son individualité.
D’autre part, la préoccupation écologiste, naturaliste appréhendant la biodiversité et soucieuse de sauvegarder les espèces. »
Jour après jour, cette nouvelle habitude de pensée, cette prise en considération et cette préoccupation écologiste gagnent du « terrain » chez les élus : la prise en compte de l’être sensible dans le traité de Lisbonne, le prochain référendum en Suisse sur les « avocats pour les animaux » témoignent dans les faits, on ne peut plus concrets, des manifestations du biocentrisme.
Jean-Claude Hubert
Vice Président de la CVN
http://www.ecologie-radicale.org
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