CONVENTION VIE ET NATURE
POUR UNE ECOLOGIE RADICALE

 


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Droit de réponse de l'ASPAS concernant la chasse au renard

Droit de réponse

L’Association pour la Protection
des Animaux Sauvages (ASPAS) souhaite apporter quelques remarques à
l’article paru le 31octobre 2009 : « Ils chassent le renard jusque dans les villes ».

(cf.notre info du 02/11/09 "chasse de nuit du renard").

Il est difficile de se faire une idée sur la proportion de renards affectés par une maladie telle que l’échinococcose alvéolaire sans rappeler la réalité des chiffres et des connaissances scientifiques.

Par exemple, après avoir collecté des crottes de renard pendant trois ans, le département du Cher, appuyé par un laboratoire vétérinaire et l’Entente contre la rage et autres zoonoses (Erz), a mis au point sur les deux derniers hivers, le prélèvement d’animaux, avec examen de leurs intestins. Sur les cent renards prélevés sur tout le territoire du Cher (sur une population estimée à 6 000), les intestins d’un seul individu contenaient des vers d’échinococcose alvéolaire. Certes le
nombre de contamination varie selon les régions mais l’Oise est loin d’être la plus atteinte. Certains départements ne sont même pas touchés par cette maladie.

Les problèmes de « prolifération » sont des contrevérités scientifiques. Contrairement à des petits rongeurs qui peuvent pulluler, les populations de carnivores comme le renard s’autorégulent spontanément en fonction des ressources. La nature n’a pas besoin de l’intervention de ces lieutenants de louveterie qui viennent se poser en sauveurs.

L’éradication totale de tous les prédateurs susceptibles d’être porteurs de la maladie (renards ou mustélidés, mais aussi chats et chiens !) n’étant pas envisageable, la destruction en grand nombre des renards n’aura pour seul effet que de disperser la maladie dans les départements non touchés. Le renard étant un animal territorial, la disparition d’un individu va entraîner la colonisation du territoire
libre par un nouvel individu, issu du territoire voisin.

L’ASPAS tient à rappeler que le renard joue un rôle très important dans les équilibres naturels. Il peut éliminer de 5 à 10 000 petits rongeurs par an, c’est une aide précieuse pour les agriculteurs qui souhaitent régler naturellement les dégâts des rongeurs sur leurs cultures. Il joue également un rôle de régulateur sanitaire puisqu’il prélève des animaux blessés, malades ou morts.
En 2007, les autorités iséroises ont décidé de déclasser le renard de la liste des « nuisibles » pour apporter une solution concrète et écologique au problème d’invasion de campagnols dans ce département, montrant ainsi la voie de l’avenir.

Certes, l’échinococcose existe, mais cette maladie rare n’est qu’un alibi pour chercher à discréditer le renard. Ce bouc émissaire a été persécuté depuis tout temps par l’homme et par tous les moyens, y compris les plus violents (piégeage, empoisonnement, gazage des terriers). Aucun argument scientifique et écologique n’a jamais justifié ce comportement irrationnel de l’homme à l’égard du canidé.
L’ASPAS se bat et continuera de se battre pour la connaissance et pour le respect de la biodiversité.

La directrice de l’ASPAS, Madline Reynaud.


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